Définition du Littré : Appartenir
Appartenir
Nature :
Prononciation : a-par-te-nir
Etymologie : Provenç. apertener ; ital. appartenere ; de ad, à (voy. à), et pertinere, appartenir (voy. ).
Être la propriété de. L'Algérie appartient à la France. Tout cela m'appartient. Rendre à chacun ce qui lui appartient.
Être le droit ou le privilége de, être le propre, le caractère particulier. Le droit de grâce appartient au souverain. Chez les Gaulois, le jugement appartenait aux druides. Cette qualité n'appartient qu'à vous. L'inconstance appartient à la fortune. La parole n'appartient qu'à l'homme.
Être au service de quelqu'un ; être attaché ou dévoué à quelqu'un. Cet homme vous appartient. Je ne savais pas que ce laquais vous appartînt. Tu m'écris que tu lui appartiens corps et âme.
Faire partie de. Il n'appartient d'aucun côté à la famille de.... Il appartenait à d'honnêtes bourgeois. Ce qui suivit appartient à l'année où.... Cet animal appartient à tel genre.
Avoir rapport à, concerner. Comme si cela n'appartenait en rien à la religion. Choses qui appartiennent à la philosophie.
Impersonnellement. Il appartient, il est de convenance, de devoir. Il m'appartient de.... Il appartient à un bon juge de.... C'est à la cour qu'il appartient de statuer. Je ne sais trop ce qu'il m'appartient de faire.
Terme de palais. Ainsi qu'il appartiendra, c'est-à-dire selon qu'il sera convenable.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
