Définition du Littré : Blaser
Blaser
Nature : v. a.
Prononciation : blâ-zé
Etymologie : Origine douteuse. On trouve, dans Du Cange, blas, sot, dépourvu de sagesse ; mais le sens ne se prête pas à la dérivation ; il n'en est pas de même de l'anglo-saxon blase ou blaese, brandon, anglais, to blaze, brûler, bas-latin blaserius, incendiaire. Le sens propre de blaser paraît être brûler ; c'est celui que lui donne St-Simon dans l'exemple ci-dessus rapporté ; et dans plusieurs provinces blaser est un terme pour signifier brûler, dessécher, lorsque cet effet est produit par l'usage excessif des liqueurs fortes.
Émousser les sens par des excès de jouissances.
Fig. Au moral, rendre à la longue le coeur insensible à ce qui devrait le toucher. Celui-ci est blasé par l'excès des plaisirs, celui-là par l'habitude de la honte.
Se blaser, v. réfl.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
