Définition du Littré : Cuire
Cuire
Nature :
Prononciation : kui-r'
Etymologie : Wallon, cûre, cuire, cût, cuit ; saintong. cheure ; bourguig. coeu, cuit ; provenç. cozer, coire ; espagn. cocer ; ital. cuocere ; du latin coquere, de même radical que le grec, le sanscrit pacha (le p sanscrit devenant souvent c en latin, comme dans pancha, quinque, cinq, et la syllabe cha étant ici représentée en grec par un double sigma et en latin par qu). Dans l'ancien français, cuire, outre son sens ordinaire, avait celui de faire périr par le supplice du feu.
Signification du mot Cuire
Préparer les aliments par l'action de la chaleur. Cuire du boeuf dans une marmite. Cuire du pain, des pommes au four.
Opérer la cuisson, en parlant du feu, de la chaleur. Un feu doux et modéré cuit un rôti à point.
Absolument. Ce boulanger cuit deux fois par jour, il met deux fois une fournée de pain à cuire.
Amener à maturité, en parlant du soleil et de la chaleur. Le soleil n'est pas assez chaud pour cuire les melons.
Terme de médecine. Digérer, élaborer. Il y a des aliments que l'estomac a peine à cuire. Cuire un rhume.
V. n. Devenir cuit. Il faut que cette viande cuise dans son jus. Être plus ou moins facile à cuire. Ces légumes, ces pois ne cuisent pas bien.
Causer une douleur brûlante. Je me suis brûlé, la main me cuit. Les yeux me cuisent comme du feu.
Se cuire, v. réfl. Devenir cuit. Le gigot à la casserole se cuit à petit feu.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.