Définition du Littré : Suer
Suer
Nature :
Prononciation : su-é
Etymologie : Wallon, souwé ; provenç. suzar, suar ; espagn. sudar ; portug. suar ; ital. sudare ; du lat. sudare (voy. ).
Signification du mot Suer
Rendre par les pores (ou orifices des glandes sudoripares) une humeur aqueuse.
Fig. Éprouver de la peine, du malaise.
Fig. Se donner beaucoup de peine pour venir à bout de quelque chose.
Par extension, il se dit de l'humidité qui s'attache à la superficie de certaines choses. Les murailles suent pendant le dégel. Les foins suent, jusqu'à ce que toute l'humidité en soit évaporée.
Terme de cuisine. Faire exhaler une certaine humidité. Couvrir des marrons bouillis pour les faire suer.
V. a. Suer du sang, rendre du sang par les pores.
Terme de métallurgie. Suer le fer, lui donner une chaude complète.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.