Définition du Littré : Poser
Poser
Nature : v. a.
Prononciation : pô-zé
Etymologie : Provenç. pausar, pauzar ; espagn. posar ; port. pousar ; ital. posare ; du bas-lat. pausare (Lex Alam. tit. 45, § 2 : et pausant arma sua josum), qui est le lat. pausare, cesser (voy. ). L'intermédiaire se trouve dans l'emploi qu'on en faisait dans les épitaphes chrétiennes : Hic pausat in pace ingenua, Inscr. chrét. par LE BLANT, 3e liv. p. 373, fin du IVe siècle. Mais il ne faut pas méconnaître qu'il y a eu confusion entre poser, de pausare, et le verbe ponere, positus.
Placer, mettre sur.
Mettre dans le lieu, dans la disposition convenable. Poser des rideaux, des draperies, une glace.
Fixer une pierre, une poutre, une colonne, une statue, etc. à la place qu'elle doit occuper. Poser la première pierre d'un édifice.
En arithmétique, poser des chiffres, les mettre en colonne aux rangs d'unités, de dizaines, de centaines, etc. dans l'opération de l'addition ou de la soustraction.
Jouer un dé ou un domino.
Terme de typographie. Poser une forme, la dresser.
Quitter, déposer, en parlant de quelque vêtement, de quelque chose que l'on porte sur soi.
Fig. Établir quelque chose, comme on fait un fondement.
Fig. Supposer.
Terme de musique. Attaquer un son avec fermeté et sûreté, et surtout le maintenir pendant toute la durée de la note. Il pose mal sa voix.
Fig. Poser quelqu'un, lui donner du crédit (emploi néologique). Cette action, ce livre l'ont posé. Poser un jeune homme dans le monde.
V. n. Être posé, appuyé sur quelque chose. Poser à faux.
Prendre une attitude pour se faire dessiner ou peindre. Cet homme pose dans les ateliers de peinture.
Se poser, v. réfl. Se mettre, se placer.
Se créer un rôle original. Se poser en réformateur des abus.
S. m. L'instant où, dans la marche, le pied du cheval arrive sur le sol. Le poser, dit aussi appui ou foulée.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
