Définition du Littré : Surprendre

Surprendre
Nature : v. a.
Prononciation : sur-pran-dr'
Etymologie : Sur 1, et prendre ; provenç. sorprendre. sosprendre, sobreprendre ; ital. soprapprendere. Quant au sens de tromper, il est très ancien, et appartient au bas-latin : Si quis consortem suum superpriserit, Lex Rip. p. 117, § 2.

Voir les citations du mot Surprendre

Prendre, saisir une chose à l'improviste.

S'emparer par une attaque inattendue.

Arriver auprès de quelqu'un sans être attendu.

Saisir à l'improviste Je l'ai surpris à me dérober de l'argent.

Il se dit des choses qui saisissent tout à coup, attendues ou non.

Déconcerter, prendre par surprise.

Induire en erreur, tromper.

Obtenir frauduleusement, par artifice, d'une manière indue. Il a surpris ma signature, mon consentement.

Il se dit des actions, des gestes qui échappent à quelqu'un, et qui font découvrir malgré lui ce qu'il pense, ce qu'il éprouve.

Faire éprouver le sentiment de l'inattendu, étonner.

Faire une surprise.

Saisir trop vivement, en parlant du feu. Le feu a surpris cette viande, cette pâtisserie.

Se surprendre à, v. réfl. Manifester tout à coup, par un mouvement dont on n'est pas le maître, le sentiment sous l'empire duquel on se trouve. Je me suis surpris à pleurer comme un enfant.

Se prendre l'un l'autre sur le fait de quelque chose.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française