Définition du Littré : Suspendre
Suspendre
Nature : v. a.
Prononciation : su-span-dr'
Etymologie : Provenç. suspendre ; espagn. suspender ; ital. sospendere ; du lat. suspendere, de susum, en haut, et pendère, pendre.
Mettre, soutenir un corps en l'air de manière qu'il pende.
Fig. Interrompre, discontinuer, remettre.
Il se dit de la constitution, d'une loi qu'on interrompt pour un temps. à la suite des troubles la constitution fut suspendue.
Arrêter pour quelque temps. Les troupes ont suspendu leur marche.
Fig. Interdire à quelqu'un l'exercice de ses fonctions, sans lui ôter le caractère dont il est revêtu. On a suspendu le maire de cette commune. Suspendre un prêtre de ses fonctions.
Tenir en suspens, attentif.
Terme de musique. Faire une suspension.
Se suspendre, v. réfl. Se tenir suspendu.
Être interrompu.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
