Définition du Littré : Bouder
Bouder
Nature : v. n.
Prononciation : bou-dé
Etymologie : Diez rapproche de ce mot l'ancien français boudine, bouton et nombril, le provençal moderne boud-enflá, boud-ouflá, boud-iflá, gonfler, boudougno, bosse ; à cette liste on peut ajouter boudufe, qui se dit dans l'Angoumois pour toupie, chose de forme ronde. Ces formes conduisent à un radical bod, qui est dans le piémontais fê'l bodou, avancer la lèvre inférieure, et dans le rouchi boder, gonfler. Ce radical a déjà été trouvé dans borne (bod-ne). S'il est latin, dit Diez, il existe dans bot-ulus, boudin. Il y a, dans l'anglais, bud, bourgeon ; mais, ce mot manquant à l'anglo-saxon, on ne sait s'il est propre à la langue anglaise ou emprunté.
Témoigner par une certaine expression chagrine du visage, et particulièrement des lèvres, qu'on a du mécontentement. Vous avez contrarié cet enfant ; le voilà qui boude dans un coin.
Avoir de l'humeur, du mécontentement.
Terme du jeu de dominos. N'avoir pas de dé à jouer.
Terme de jardinage, qui se dit d'un arbre ou d'un arbuste qui ne profite pas. Ces jeunes pommiers boudent.
V. a.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
