Définition du Littré : Provoquer

Provoquer
Nature : v. a.
Prononciation : pro-vo-ké
Etymologie : Provenç. et esp. provocar ; ital. provocare ; du lat. provocare, de pro, en avant, et vocare, appeler (voy. ).

Voir les citations du mot Provoquer

Appeler à, exciter, inciter. Provoquer à boire.

Faire éprouver ce qui excite, irrite. Il a frappé ; mais il avait été provoqué.

Causer, avec un nom de chose pour sujet.

Se provoquer, provoquer à soi, s'attirer.

Terme de jurisprudence. Provoquer une action, une procédure, prendre l'initiative devant le juge, se porter demandeur pour quelque chose. Tout parent est recevable à provoquer l'interdiction de son parent, Cod. Nap. art. 490. Le mari peut, sans le concours de sa femme, provoquer le partage des objets meubles ou immeubles à elle échus qui tombent dans la communauté, ib. art. 818.

Se provoquer, v. réfl. S'adresser l'un à l'autre des provocations.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française