Définition du Littré : Braire
Braire
Nature :
Prononciation : brê-r'
Etymologie : Normand, picard, wallon, braire, crier, pleurer ; provenç. braire, crier. Il y a dans le bas-latin bragire, hennir, d'où braire aurait été fait, comme l'ancien français muire de mugire, bruire du bas-latin brugire ; de bragire on rapproche l'irlandais breas, cri, bragain, crier ; le bas-breton breûgi, braire ; le kymri bragal, crier ; le gaél. bragain, crier. À côté de bragire, Diez propose de considérer plutôt braire comme raire (voy. ) fortifié par un b : b-raire. On remarquera que dans l'ancien français, dans le provençal et dans nos patois, braire a le sens général de crier, sens qui ne s'est limité que tardivement au cri de l'âne.
V. n. Crier, en parlant de l'âne. L'âne se mit à braire.
Substantivement.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.