Définition du Littré : Briller
Briller
Nature : v. n.
Prononciation : bri-llé, ll mouillées, et non bri-yé
Etymologie : Provenç. et espagn. brillar ; portug. brilhar ; ital. brillare. L'italien ne disant pas brigliare, le radical doit avoir ll ; par conséquent l'étymologie, donnée depuis longtemps, de berillus, sorte de pierre brillante, est bonne (voy. ). L'historique ne va pas plus haut que le XVIe siècle. Ce mot, si ancien dans les autres langues romanes, serait-il venu par emprunt dans le français ? ou plutôt ne faut-il pas penser qu'il gît dans quelque texte ignoré ou qu'il était vivant dans la langue populaire ? Et en effet on trouve, dans un texte du XIVe siècle : Deux brilleus mengenz à court, DU CANGE, brilleus. Brilleus, de briller, homme de service qui éclaire.
Bril, éclat, est aussi dans Oudin.
Être lumineux ou poli. La lune brille d'une lumière empruntée. Briller de l'éclat de l'or.
Attirer les regards par l'éclat des couleurs, la beauté, la pompe. On admire ce qui brille.
Exceller, avoir la prééminence.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
