Définition du Littré : Brocher

Brocher
Nature : v. a.
Prononciation : bro-ché
Etymologie : Broche ; provenç. brocar, brochar ; ital. broccare. On remarquera dans l'historique que le ch est souvent remplacé par ss ; probablement par une confusion avec brosse, brossailles (voy. ces mots). On y verra aussi que tous les sens de brocher se rapportent sans peine à piquer avec une pointe ou broche.

Voir les citations du mot Brocher

Passer, en tissant, des fils sur le fond uni d'une étoffe, pour y former des dessins. Brocher une étoffe d'or et d'argent.

Coudre ensemble les feuilles d'un livre préalablement pliées, puis y mettre une couverture de papier.

Familièrement, faire sans soin, ou, simplement, faire à la hâte. Cet écolier broche ses devoirs.

Terme de maréchal. Enfoncer à coups de brochoir les clous à travers les trous du fer et la corne, pour fixer le fer du cheval et du boeuf.

Donner un léger binage à la vigne.

V. n. Pousser, en parlant d'un arbre nouvellement planté. Cet arbre commence à brocher. Peu usité.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française