Définition du Littré : Broder

Broder
Nature : v. a.
Prononciation : bro-dé
Etymologie : Wallon, brosder ; provenç. broydar ; catal. brodar ; espagn. bordar ; bas-latin, brusdus, brustus, brosdus, brodé, dans de très anciens textes. On a rapporté broder à bord, parce que la broderie est une bordure. Mais il y a dans le celtique : bas-breton, broud, aiguillon, brouda, aiguillonner, piquer, broder ; kymri, brodio ; anglais, broider ; ce qui donne une étymologie suffisante pour la forme et pour le sens. Le wallon brosder, le bas-latin brustus, brosdus, ont un autre radical, mal déterminé, qui est peut-être, d'après Diez, le gothique bruzdôn, piquer.

Voir les citations du mot Broder

Faire avec l'aiguille, sur une étoffe, des dessins, des ouvrages en relief. Broder un chiffre, une fleur. Broder de soie, d'or. Broder au crochet, au tambour.

Écrire d'une écriture perlée et parfaitement formée, de manière à flatter l'oeil.

Fig. et familièrement, amplifier, embellir un récit. Broder une histoire, un conte.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française