Définition du Littré : Brouiller
Brouiller
Nature : v. a.
Prononciation : brou-llé, ll mouillées, et non brouyé
Etymologie : Provenç. bruelhar, brolhar, bruillar, bourgeonner, surgir ; catal. brollar, même sens ; ital. brogliare, brouiller, remuer ; d'après Diez, du même radical que breuil (voy. ) ; la série des sens étant bourgeonner, surgir, pousser, remuer, troubler. On ne peut le rattacher à brouillard, qui, en raison de la forme brouas, ne concorde pas par les lettres, et qui n'a pas le sens de brouiller. Scheler, écartant le prov. brolhar, voit dans brouiller l'all. brudeln, bouillonner.
Signification du mot Brouiller
Mettre pêle-mêle, mêler. On a brouillé mes papiers.
Fig. Brouiller les affaires. Brouiller la vue. Brouiller l'esprit, les idées. L'amour lui a brouillé la cervelle.
Brouiller quelqu'un, lui ôter la netteté de ses idées, l'embarrasser.
Confondre les choses en parlant.
Brouiller du papier, barbouiller du papier, écrire des choses inutiles.
Désunir des amis. Ils s'efforçaient de me brouiller avec vous.
V. n. Semer l'intrigue et le trouble.
Se brouiller, v. réfl. Se troubler. devenir confus. Ma mémoire se brouille.
Cesser d'être ami. Il se brouilla avec tous ses parents.
Terme de manége. On dit qu'un cheval se brouille quand, trop ardent, il confond ses mouvements, ou quand il ne peut bien se manier par la faute de celui qui le monte.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.