Définition du Littré : Dépouiller
Dépouiller
Nature : v. a.
Prononciation : dé-pou-llé, ll mouillées, et non dé-pou-
Etymologie : Voy. ; wallon, dispouii ; provenç. despuelhar, despolhar ; catal. despullar ; espagn. despojar ; ital. spogliare ; du latin despoliare, de de, et spoliare.
Ôter la peau d'un animal. Dépouiller un lièvre, une anguille.
Ôter à quelqu'un ses vêtements. On l'a dépouillé de tous ses habits.
Enlever aux arbres leurs fruits, leurs feuilles, à la terre ses moissons. L'hiver dépouille les arbres de leurs feuilles.
Quitter en parlant d'un vêtement, et, en général, de ce qui nous enveloppait ; en ce sens, il ne s'emploie que dans le style soutenu. Dépouiller ses vêtements. Le ver à soie dépouille alors sa première forme, et devient papillon.
Enlever à quelqu'un ce qu'il a. Les voleurs l'ont entièrement dépouillé.
Peler, dénuder. L'eau bouillante lui a dépouillé toute la jambe. La gangrène a dépouillé l'os.
Terme de mouleur. Dépouiller une figure moulée, ôter toutes les pièces du moule et tout ce qui a servi au travail.
Terme de marine. Dépouiller une côte, tomber sous le vent de cette côte. Peu usité.
Faire le relevé, l'examen sommaire ; établir le compte de. Dépouiller un inventaire. Dépouiller le scrutin.
Se dépouiller, v. réfl. S'ôter ce qui enveloppe. Il s'est dépouillé de ses habits pour se jeter à la nage. Les serpents se dépouillent tous les ans.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
