Définition du Littré : Éblouir
Éblouir
Nature : v. a.
Prononciation : é-blou-ir
Etymologie : Es- préfixe, et un radical qui est aussi dans le provençal, em-blauzir, étonner, d'origine incertaine. On a proposé bleu : faire bleu devant les yeux ; il est certain qu'au quatorzième siècle on a dit esbleuir. Mais Diez objecte que bleu, de l'allemand blau, n'aurait pas pris un z en provençal pour éviter un hiatus (et, en effet, blavenc, blaveza, etc. dérivés de blau, et non pas blauzenc, blauzeza, etc.). Il se range donc de l'avis de Grandgagnage, qui indique l'ancien haut allemand blôdi, interdit, incertain. Il faut noter esbloer, qui indique plutôt bleu que l'allemand blôdi. Y aurait-il deux thèmes qui se seraient confondus dans le français esbloir, l'un français, l'autre provençal ; l'un esbleuir, esbloer, l'autre emblauzir ?
Frapper les yeux par un éclat qu'ils ne peuvent soutenir. Le soleil m'éblouissait.
Fig. Produire sur les yeux de l'esprit le même effet qu'une lumière trop vive sur les yeux du corps.
S'éblouir, v. réfl. Se laisser fasciner, étourdir, enorgueillir.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
