Définition du Littré : Écouter
Écouter
Nature : v. a.
Prononciation : é-kou-té
Etymologie : Bourguign. acoutai ; Berry et picard, acouter ; wall. hoûter ; namur. choûter ; rouchi, ascouter ; provenç. escotar, escoutar ; catal. escoltar ; espagn. escuchar ; portug. escutar ; ital. ascoltare ; du latin auscultare. Caper, grammairien latin, remarque qu'il ne faut point prononcer ascultare, ce qui prouve que cette prononciation était populaire. C'est celle que les langues romanes ont retenue ; quelques-unes ont changé l'as initial en es, par une méprise très naturelle, tant de mots commençant par es. Les étymologistes croient que aus-cultare est composé de aus, ancienne forme, oreille, et cultare ou clutare, fréquentatif de cluere, entendre : percevoir par l'oreille.
Prêter l'oreille pour entendre, prêter son attention à ce qu'on vous dit. Écoutez-moi attentivement. Écouter la leçon du maître.
Absolument. Je suis venu ici pour écouter.
Par extension. Écouter, donner audience, entendre une réclamation, une demande, une observation.
Se laisser aller à un sentiment ou à une passion.
Terme de manége. Écouter son cheval, être attentif à ne point le déranger de ses airs quand il manie bien.
S'écouter, v. réfl. Prêter attention aux pensées qui surgissent dans l'esprit.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.