Définition du Littré : Enfler
Enfler
Nature : v. a.
Prononciation : an-flé
Etymologie : Provenç. enflar, eflar, uflar ; espagn. inflar ; ital. infiare ; du latin inflare, de in, en, et flare, souffler.
Remplir de souffle, d'air.
Fig. Faire paraître plus grand par une sorte d'enflure.
Enfler la voix, un son, les renforcer.
Augmenter par l'afflux d'un liquide. Les pluies ont enflé la rivière.
Exagérer, surfaire. Enfler la dépense.
Donner plus de force à certains sentiments.
Enfler son style, écrire d'une manière ampoulée.
Terme d'orfévrerie. Agrandir au marteau, sur la bigorne, les parties inférieures des pièces d'argenterie qui doivent former le ventre, comme aux pots à l'eau, aux cafetières.
V. n. Devenir plus gros. Avec de l'eau bouillante on fait enfler l'orge d'un tiers. Le bras piqué enflait à vue d'oeil.
S'enfler, v. réfl. Devenir enflé. Le ballon s'enfla lentement.
S'enorgueillir.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.