Définition du Littré : Enlever
Enlever
Nature : v. a.
Prononciation : an-le-vé. La syllabe le prend un accent
Etymologie : En 2, et lever ; provenç. enlevar.
Faire aller en haut. Ce plateau de la balance enlève l'autre.
Emporter, entraîner. Il vint un tourbillon qui l'enleva. Cette crue subite a enlevé tous les ponts.
Emporter d'un endroit dans un autre. Enlever des matériaux. Enlevez cela de dessus la table.
Ôter à.
Terme de guerre. Enlever un poste, une place, s'en emparer de vive force. Enlever des drapeaux à l'ennemi.
Ravir, prendre par force. Les voleurs ont tout enlevé.
Causer la mort, en parlant des maladies. Une pleurésie l'a enlevé en peu de jours.
Terme de commerce. Enlever des marchandises, se hâter de les acheter.
Commettre un rapt. Pâris enleva Hélène. Cette jeune fille s'est laissé enlever.
Ôter, arracher. Enlever la croûte d'un pâté, l'écorce d'un arbre.
Faire une arrestation. Il fit enlever cet homme en vertu d'un décret de prise de corps.
Terme de chasse. Enlever la meute, l'entraîner par le plus court chemin là où un chasseur a vu la bête, au lieu de la laisser chasser en suivant la piste.
Ravir, transporter, animer au plus haut point. Cet orateur enlève son auditoire.
Battre le fond d'un chaudron avec le marteau rond.
S'enlever, v. réfl. Être levé en haut. Le ballon s'enleva dans les airs. Le cheval s'enlevait sur ses jambes de derrière.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
