Définition du Littré : Enterrer
Enterrer
Nature : v. a.
Prononciation : an-tè-ré
Etymologie : En 1, et terre ; bourguig. antarré ; provenç. et espagn. enterrar ; ital. interrare.
Mettre dans la terre. Enterrer son or, ses bijoux.
Inhumer, mettre un corps mort en terre. On l'a enterré avec beaucoup de pompe. On l'enterra sans cérémonie.
Recouvrir de choses comparées à un tas de terre. La maison tomba et les débris l'enterrèrent. Être enterré sous les décombres d'un édifice.
Obliger à demeurer dans un lieu triste et ennuyeux. Il veut m'enterrer en province.
Faire oublier, effacer la réputation de quelqu'un. Ce poëte avait des rivaux, il les a tous enterrés.
Voir la fin de.
Tenir caché. Enterrer ses secrets.
S'enterrer, v. réfl. Être inhumé. Les morts ne s'enterrent pas dans l'enceinte des villes.
Être recouvert de débris qui s'écroulent. Samson s'enterra sous le temple des Philistins.
Se mettre dans un lieu retiré, dans une retraite profonde. S'enterrer dans une province, vivre hors de Paris, au fond d'une province.
Terme de manége. On dit qu'un cheval s'enterre quand, cherchant un point d'appui sur la main du cavalier, il baisse la tête et s'abandonne sur les épaules.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
