Prix Sakharov 2007: les cinq nominés
Droits de l'homme
Les cinq nominés pour le Prix Sakharov 2007 pour la Liberté de Pensée ont été dévoilés ce 11 septembre lors d'une réunion conjointe de la commission des affaires étrangères, de la commission du développement et de la sous-commission des droits de l'homme. De cinq noms, cette liste passera à trois suite au vote des commissions des affaires étrangères et du développement le 24 septembre. La Conférence des Présidents de groupes politiques élira ensuite le lauréat le 25 octobre.
Le Prix Sakharov du Parlement européen - qui doit son nom au dissident russe Andrei Sakharov - est décerné chaque année depuis 1988 à des personnalités ou organisations qui se sont distinguées pour leur engagement en faveur des droits de l'homme ou de la démocratie. Le prix sera remis lors de la session plénière de décembre à Strasbourg et est assorti d'une somme de 50000 euros.
Selon les termes du règlement du Prix Sakharov, les nominés doivent être soutenus par au moins 40 députés européens ou par un groupe politique, chacune des nominations devant être motivée.
Les nominés de cette année sont:
- Bartholomée, patriarche œcuménique. Candidature proposée en hommage à son travail de défenseur de la liberté religieuse en Turquie et de promoteur du dialogue entre les différentes communautés religieuses.
- Zeng Jinyan et Hu Jia, défenseurs des droits de l'homme en Chine. Mme Zeng Jinyan est une "cyber-dissidente" qui dénonce des abus des droits de l'homme sur son blog. M. Hu Jia est activiste dans le domaine de l'environnement.
- Malalai Joya, députée afghane et défenseur des droits de la femme en Afghanistan. Suspendue en mai 2007 de sa fonction de membre de l'Assemblée nationale d'Afghanistan après avoir dénoncé les seigneurs de guerre qui siègent au Parlement.
- Salih Mahmoud Osman, avocat soudanais des droits de l'homme. M. Osman travaille pour l'Organisation Soudanaise contre la Torture, qui fournit une assistance juridique gratuite aux nombreuses victimes de la guerre civile qui fait rage au Soudan, ainsi qu'à ceux qui ont vu leurs droits de l'homme bafoués.
- Anita Politkovskaya (à titre posthume), journaliste russe et activiste des droits de l'homme. Mme Politkovskaya, réputée pour son opposition au conflit tchétchène, a été assassinée le 7 octobre 2006.
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C'est bien...on va leur donner un bon point et une image.
Je ne suis pas sûre toutefois que ce soit leur but à ces braves gens...
Nous vivons une époque admirable où l'on donne des bonbons aux gens qui ont faim.
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Pourrais-tu stpl être plus explicite Lycsul ?
Quel est selon toi le "but" de ces "braves gens" ???
Et le rapport avec les êtres humains qui meurent de faim ?
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Non, non, pour une fois..essayes de trouver.
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Non, Lycsul je ne vais pas "essayer de trouver", de jouer des jeux ni de faire des devinettes.
Pour moi, la communication doit être claire. On n'est pas dans le non-dit et dans la tentative de lire ce qui se passe dans la pensée des autres. C'est le plantage ... assuré et garanti. Je n'ai pas le temps "d'essayer de trouver" quand il est question de droits de l'homme et que le sang coule en Birmanie. Désolée. C'est trop grave pour jouer.
Quand on affirme et que l'on écrit quelque chose sur la place publique, on doit, à mes yeux, être capable de s'en expliquer et donc de l'assumer. On n'écrit pas de certaines personnes que ce sont de "braves gens" sans pouvoir expliquer ce que l'on avance et ce que l'on veut dire et sous-entend par là. Etre contre pour être contre, c'est bien .... Avoir des arguments pour étayer son propos, c'est encore mieux. Désolée.
La culture ça va de pair avec la liberté d'expression et les droits de l'homme.
On ne peut pas parler culture et ne pas défendre la liberté des écrivains, y compris bien sûr sur le net et dans la presse.
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Parmi ces "braves gens" ...., figurait en 1990 Aung San Suu Kyi qui a reçu en 1990 le Prix Sakharov pour la Liberté de Pensée. A cet instant même, elle ne se trouve plus en "liberté surveillée" mais aux mains de la junte birmane. Aujourd'hui même le sang coule en Birmanie où une junte militaire dirige le pays depuis 45 ans.
Alors, je trouve que le Prix Sakharov, elle l'a drôlement bien mérité ce petit bout de femme qui n'a pas quitté son pays pour accompagner son mari mourant car elle savait qu'elle ne pourrait plus réintégrer son pays pour y défendre le droit à la liberté et à la démocratie de son pays et de ses concitoyens.
A l'heure où j'écris ces lignes, c'est la vie même de cette femme qui est en jeu. Rien que ça.
Anita Politkovskaya est déjà morte pour la Tchétchénie...
Ci-dessous infos de Wikipedia. Les infos sur cette brave dame ne manquent pas dans la presse ces jours-ci.Je la trouve fort brave effectivement ! Elle ne risque ... que sa vie.
Aung San Suu Kyi (en birman ), née le 19 juin 1945 à Rangoun en Birmanie (appelée aussi Myanmar), est la figure emblématique de l'opposition birmane à la dictature militaire. Elle s’est fait connaître du grand public en recevant le prix Nobel de la paix en 1991 pour ses actions non violentes. Elle est secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), opposée à la dictature en place. Elle ne peut exercer son activité politique car elle est actuellement emprisonnée par la junte militaire au pouvoir.
Aung San Suu Kyi est la fille du leader de la libération birmane, le général Aung San. C’est lui qui a négocié l’indépendance de la Birmanie en 1947. Il est assassiné par des rivaux la même année. Sa fille Aung San Suu Kyi a seulement deux ans lors de la mort de son père. Elle vit avec sa mère et ses deux frères à Rangoun (appelée parfois Rangoon ou Yangon), la capitale du pays. Aung San Lin, l’un des frères de Suu Kyi, est mort accidentellement alors qu’elle avait huit ans.
Sa mère, Daw Khin Kyi, commence à s'engager dans les milieux sociaux et publics, gagne peu à peu une certaine importance dans le paysage politique du gouvernement des années 50 et 60 puis est nommée ambassadrice de la Birmanie en 1960 à Delhi, en Inde. Suu Kyi étudie à l’École anglaise catholique de Birmanie puis rejoint sa mère en Inde afin de terminer ses études secondaires au College Lady Shri Ram à New Delhi en 1964.[1]
Suu Kyi déménage ensuite en Grande-Bretagne, où elle suit un cursus de philosophie, politique et économie au St. Hugh’s College d'Oxford de 1964 à 1967.
En 1972, elle se marie à Michael Aris, un homme rencontré à Oxford alors qu’il étudiait les civilisations tibétaines. En 1973, Suu Kyi donne naissance à son premier enfant, Alexander, à Londres. En 1977, elle a un second enfant, Kim, né à Oxford. Suu Kyi vit alors entre le Royaume-Uni et le Bhoutan, pays où habite son mari, car il fait à cette époque une étude sur l’Himalaya et le Tibet
Âgée de 24 ans, la jeune étudiante déménage pour New York en 1969, entame un second cycle d'études supérieures et devient secrétaire-assistante du Comité des questions administratives et budgétaires des Nations unies.
Plus tard, en 1988, Aung San Suu Kyi retourne vivre en Birmanie afin de s’occuper de sa mère vieillissante. Cette année-là, le général Ne Win, leader du parti socialiste au pouvoir perd peu à peu le contrôle du pays. Des manifestations éclatent dans tout le pays afin d’obtenir plus de démocratie, elles sont violemment réprimées par l’armée. Une nouvelle junte militaire prend le pouvoir. Fortement influencée par la philosophie non violente du Mahatma Gandhi, Suu Kyi entre petit à petit en politique afin de travailler pour la démocratisation du pays. Elle participe à la création de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) le 27 septembre 1988, qui promeut des réformes politiques en Birmanie. Suu Kyi est ensuite présidente de la LND et devient un symbole du désir populaire pour la liberté politique.
Elle est arrêtée le 20 juillet 1989, le gouvernement militaire lui propose la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle refuse. Elle est mise plus tard en liberté « surveillée ».
Détention en Birmanie
En 1990, la junte militaire, sous la pression populaire, met en place des élections générales, qui sont gagnées très largement par le parti de Suu Kyi, la LND. Alors qu’elle doit ensuite prendre le poste de premier ministre, la junte militaire refuse le scrutin et annule le résultat des élections. Cela provoque un scandale au niveau international. Suu Kyi reçoit cette année-là le prix Sakharov et le prix Rafto puis le prix Nobel de la paix l’année suivante. Elle reçoit la somme de 1,3 million de dollars qu’elle utilise pour établir un système de santé et d’éducation pour le peuple de Birmanie.
Elle est libérée de sa détention surveillée en juillet 1995, cependant il est très clair que si elle quittait le pays afin de rendre visite à sa famille au Royaume-Uni, elle se verrait refuser le droit de revenir en Birmanie. En 1997, son mari Michael Aris est atteint du cancer de la prostate, cependant le gouvernement birman lui refuse le droit d’entrer pour visiter sa femme. La junte militaire essaie clairement de faire partir Suu Kyi afin de s’en « débarrasser ». Suu Kyi ne reverra jamais son mari qui meurt en 1999. De plus elle reste séparée de ses enfants, qui vivent toujours au Royaume-Uni.
Elle se voit refuser le droit de rencontrer les membres de son parti plusieurs fois. En septembre 2000, elle est mise une fois de plus en maison d’arrêt. Le 6 mai 2002, après une négociation secrète entre les Nations unies et la junte militaire, elle est libérée. Suu Kyi a alors déclaré : « C’est une nouvelle ère pour le pays ».
Manifestation au siège de l'ONU à New York, le 9 mai 2003. Cependant le 30 mai 2003, sa caravane est attaquée dans le village de Depayin par un groupe paramilitaire payé par la junte au pouvoir. Beaucoup de ses supporters sont tués ou blessés durant cette embuscade. Suu Kyi réussit à s’échapper grâce à son chauffeur Ko Kyaw Soe Lin, mais est arrêtée un peu plus tard. Elle est alors à nouveau emprisonnée à la prison de Insein à Yangon. Elle est ensuite transférée en maison d’arrêt en septembre 2003 à cause de ses problèmes de santé et d’une hystérectomie.
En mars 2004, Razali Ismail, un envoyé spécial des Nations unies a pu rencontrer Aung San Suu Kyi, Ismail a démissionné de son poste l’année suivante en partie parce qu’il s’est vu refuser l’entrée en Birmanie par la suite.
Le 28 novembre 2005, sans surprise, la junte militaire birmane a prolongé de six mois l’assignation à résidence de la chef de l’opposition. Une prolongation prise en vertu de la loi de 1975 de la protection de l’État (Article 10b) visant à « protéger l’État d’éléments destructeurs » qui permet à l’État d’emprisonner quelqu’un pendant cinq ans sans jugement. Le 20 mai 2006, Ibrahim Gambari, un autre envoyé spécial des Nations unies a pu rencontrer Suu Kyi, la première visite étrangère depuis 2004.
Le 27 mai 2006, l'assignation à résidence de Aung San Suu Kyi est prolongée d'un an ce qui provoque l’appel de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, à Than Shwe le dirigeant de la junte militaire. Le 9 juin 2006, Suu Kyi est hospitalisée suite à de sévères diarrhées, selon un représentant des Nations unies pour un gouvernement de coalition nationale pour l’union de la Birmanie. La junte militaire dénie ces informations. Le 19 juin 2006, Suu Kyi passe son soixante et unième anniversaire en maison d'arrêt, sa ligne téléphonique est coupée, son courrier filtré et elle n'a pas accès aux soins médicaux qu'elle désire. Des manifestations sont organisées devant les ambassades birmanes. Le 14 mai 2007, un appel est lancé par une cinquantaine d'anciens dirigeants du monde entier pour la libération d'Aung San Suu Kyi. Son assignation à résidence actuelle expirera le dimanche 27 mai. Ce pourrait être une opportunité pour la junte de la libérer mais elle a déjà, par le passé, prolongé sa détention sans autre forme de procès.
Le 25 mai 2007, le régime militaire birman a une nouvelle fois prolongé d'un an l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Le 22 septembre 2007, l'opposante birmane assignée à résidence depuis 2003, est exceptionnelement sortie brièvement en pleurs de sa maison à Rangoun pour saluer des moines bouddhistes qui manifestent contre la junte militaire, pour la cinquième journée consécutive. Le 24 septembre 2007, Aung San Suu Kyi a été enfermée à la prison d'Insein.
Soutien international
Manifestation pour la mise en liberté d'Aung San Suu KyiAung San Suu Kyi dispose d’un soutien assez important au Royaume-Uni et aux États-Unis, via la campagne pour une Birmanie libre (Free Burma Campaign).
En 2001, le groupe rock irlandais U2 a créé la chanson « Walk On », qui a été écrite et dédiée à Aung San Suu Kyi. « Walk On » est interdite en Birmanie. D’autres artistes comme Coldplay, R.E.M., Jane Birkin, Jim Carrey ou Damien Rice ont publiquement supporté Suu Kyi.
Elle a reçu le prix « Free your mind » (Libère ton esprit) par les MTV Europe Music Awards en 2003.
Le 17 juin 2005, plusieurs protestations ont eu lieu devant les ambassades birmanes partout dans le monde à l’occasion du soixantième anniversaire de Suu Kyi.
Plusieurs tentatives de pressions diplomatiques ont eu lieu de la part des États-Unis [6], des Nations unies et de plusieurs pays afin de libérer Suu Kyi.
Un film a été tourné par John Boorman sur la vie de Suu Kyi en 1995 : Beyond Rangoon (Au-delà de Rangoun).
Suu Kyi reçoit une assistance de l’association International IDEA depuis qu’elle est emprisonnée.
Le magazine américain New Statesman a élu en 2006 Suu Kyi « Hero of our time »
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Parmi ces "braves gens" qui ont reçu ou sont nominés pour le Prix Sakharov figurait aussi Ibrahim Rugova le "Gandhi des Balkans", grand pacifiste qui a tout fait - dans les Balkans !!!- pour "calmer" les 90% d'Albanais du Kosovo dirigés à l'époque par moins de 10% de Serbes dans un régime d'apartheid. Ibrahim Rugova, écrivain, président du Pen Club qui m'a reçue dans une cahute à Pristina en me disant qu'il y avait des micros partout et qu'il ne pouvait en aucun cas garantir ma sécurité en 1992 quand il y a avait des policiers serbes deux par deux armés jusqu'aux dents et que moi aussi, comme les Albanais, j'avais peur ...
En 1992, lors d’élections semi-clandestines, (écoles clandestines en albanais, tv fermée, élections interdites), il avait été élu président d’un État kosovar autoproclamé, et devient le représentant de la lutte pour les droits des Albanais du Kosovo.
Alors, qu'il ait reçu le Prix Sakharov pour la Liberté de Pensée en 1998, aujourd 'hui qu'il est mort ce brave Ibrahim Rugova, et c'était à mes yeux vraiment un brave homme, et bien j'en suis bien contente pour lui et pour sa femme, ses trois enfants et tous les gens qui ont misé tant d'espoir en lui. Aussi pour toutes les vies humaines qu'il a épargnées. Il était du reste un grand francophile et parlait le français comme nous...
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Ibrahim Rugova
Article publié le 24 Janvier 2006
Par Christophe Châtelot
Source : LE MONDE
Taille de l'article : 1667 mots
Extrait : Le président du Kosovo avait consacré sa vie entière à la lutte pour l'indépendance de son pays. "Le cheval porte son maître jusqu'à la mort". Ibrahim Rugova, philosophe de formation et écrivain, connaissait ce proverbe albanais, lui qui a porté, toute sa vie durant, le même idéal : l'indépendance du Kosovo. Le « frêle colosse » du Kosovo, intellectuel obstiné d'apparence fragile, est mort, samedi 21 janvier, à Pristina, des suites d'un cancer du poumon décelé au mois d'août 2005. Ibrahim Rugova, 61 ans, n'est plus, mais son rêve - dont la concrétisation n'a jamais semblé aussi proche - lui survivra.
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Quant à Adem Demaçi Albanais originaire du Kosovo, né en 1936 à Prishtina que je connais aussi, je suis ravie pour lui qu'il ait reçu le Prix Sakharaov pour la Liberté de Pensée en 1991. .
Il a passé la plus grande partie de sa vie en prison (28 ans) pour avoir défendu par la parole et par l'écrit les droits élémentaires des Albanais du Kosovo.
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Quant à la journaliste d'investigation Anita Politkovskaya, assassinée à l'âge de 48 ans le 7 octobre 2006 le journal The Guardian fait état dans sa nécrologie de "bravoure". Elle aurait pu, écrit The Guardian, choisir une autre vie. Elle était née fille de diplomate. Elle aurait pu aussi être une privilégiée de la "perestroika". Mais elle s'est alignée sur une poétesse dissidente Marina Tsvetayeva et s'est opposée au Kremlin, du moins à sa politique en Tchétchénie.
Elle a fait des études de journaliste et a travaillé pour des petits journaux indépendants. Elle ne s'est jamais considérée comme une correspondante de guerre. Pourtant, elle a couvert la guerre en Tchétéchénie sur le terrain nuit et jour de 94 à 98 décrivant les tirs d'artillerie la nuit sur les populations et les villages. Elle a pris le risque de s'exprimer sur une télévision indépendante et The Guardian compare son travail à celui des correspondants de guerre au Vietnam. Le Kremlin l'a poursuivie en justice pour atteinte à la paix.
Elle écrivait sur les orphelinats d'état et sur le sort des personnes âgées en Russie et se disait "intéressée par les problèmes sociaux". Elle a écrit sur les 7 millions de réfugiés tchètchènes et autres en Russie.
Et l'histoire de son travail continue avec la deuxième guerre en Tchétchénie en '99, la guerre contre les populations civiles dans tout le Nord-Caucase, une somme d'articles impressionnante, deux livres consacrés aux atrocités commises au nom de la Russie, sur les opérations d'"épuration ethnique", sur les assassinats de villageois innocents, sur son combat pour la démocratie pour dénoncer le mensonge.
Politkovskaya a été enfermée par les troupes russes, menacée de viol, kidnappée, empoisonnée (école de Beslan 2004). En 2002, elle a servi de médiateur lors du siège du théâtre de Dubrovka à Moscou lors duquel 129 personnes on trouvé la mort asphyxiées par des gaz utilisés par les forces de l'ordre. En 2001, elle avait dû fuir à Vienne. Son mari l'a quittée, ses voisins ne lui parlaient plus par peur de répressions.
On lui avait fait savoir que ses jours étaient comptés et que sa tête était mise à prix.
Dans sa dernière interview donnée à une radio indépendante, Anita a déclaré qu'elle s'appêtait à publier les résultats d'une vaste enquête qu'elle avait menée sur la torture en Tchétchénie. Elle n'a pas eu le temps de l'envoyer. Une balle de 9 millimètres l'a ... coiffée au poteau.
Source : nécrologie du journal The Guardian.
Alors, dans ces conditions, cela ne me dérange pas qu'une "brave" journaliste qui a risqué sa vie quand elle n'y était pas obligée reçoive un prix là où elle est et que son fils et sa fille héritent de la somme de 50.000 euros.
Et si, comme l'année dernière, on organise à Bruxelles une soirée de lecture de textes et de poèmes, j'y serai à nouveau.
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Bien sûr, tous ces gens sont formidables de se battre pour la liberté de penser.
Ce n'est d'ailleurs pas eux que je critique, mais les personnes qui leur offrent des récompenses dérisoires, des médailles en chocolat...
des honneurs posthumes...
Je dirais..."autant mettre une emplâtre sur une jambe de bois!"
50 000 euros, c'est le prix d'une vie ?
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Je ne vois pas pourquoi je "traite" ces personnes de "braves gens" ...
C'était dans le bons sens, le véritable sens.Je ne te demande pas de lire entre les lignes, mais de lire tout simplement ce qui est écrit, chère France.
Qui te parle de jeu?
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Moi non plus je ne vois pas pourquoi tu traites ces gens de "braves gens" mais n'essaie plus de comprendre.
Ce n'est pas très compliqué.
La vaste majorité des gens qui ont été récompensés sont toujours EN VIE !!!!
Et si à Rangoon aujourd'hui une femme se bat, c'est peut-être aussi parce qu'elle sait qu'elle bénéficie du soutien de la communauté internationale et de l'UE. Vital bien entendu. Continuons. Pas le temps de faire des ronds de jambe. La notion qui consiste à encourager et soutenir une personne à mener un combat individuel ou collectif te semble étrange. Pas à moi. Bien à toi. France.
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"braves gens" n'est pas une insulte!!!
Je le maintiens.
brave signifie aussi courageux, le savais-tu ?
Dernière modification par lycsul (26-09-2007 19:44:56)
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'Le bon point, l'image, la médaille en ... "chocolat"', ... je ne sais pas si ces personnes qui se battent pour la Démocratie apprécieraient ces appellations. Ils sont sans doute au dessus de cela. Ils n'ont pas tous reçus le Prix Sakharov ou Nobel de la Paix ou autre une fois ... morts. Loin s'en faut.
Aung San Suu Kyi qui est malheureusement à l'honneur ces jours-ci n'a pu quitter sa résidence surveillée pour la recevoir en mains propres pour les sacrifices consentis. C'est son petit garçon qui est allé à Strasbourg en 1990.
On lira ci-dessus que les sous qu'elle a reçus, elle les a réinvesti dans son combat pour son peuple.... !!!!
Quant on en est là, on est ... loin des préoccupations matérielles ... mais la récompense est un symbole, bien sûr.
Les grands pianistes, violoncellistes, etc reçoivent aussi des prix. Même ... les acteurs d'Hollywood et les joueurs de tennis et de ... football ... et là, c'est ... vraiment des gros sous pour s'acheter des bagnoles et des gourmettes en or.
Nous ne savons toujours pas quel est "le but" prêté "à ces braves gens", si ce n'est celui qui leur est officiellement reconnu, de mener un combat pour la Liberté de Pensée dans des sociétés non démocratiques au péril de leur vie et pour leurs concitoyens. Le reste est insignifiant.
Et, en ce qui me concerne, on ne peut qu'espérer qu'une seule chose : que d'aucuns continueront à s'investir personnellement pour la paix, la démocratie, la liberté de pensée et donc, la culture, pour ... les autres.
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Ce pauvre Brassens a eu beau s'époumoner à chanter des chansons populaires, il y a, à cette heure en Birmanie des gens qui "meurent pour des idées", plus précisément pour une idée qui s'appelle la Démocratie et dont la Liberté constitue un pilier. Ce soir, le pays est pratiquement coupé du monde, internet étant "en panne", la censure règne en maître, des dizaines de personnes sont mortes aux mains des généraux (officieusement) dont un photographe japonais abattu à bout portant d'une balle en plein coeur, des moines bouddhistes et des citoyens.
Des jeunes gens sont, torse nu face à des chars. Il y en a un Place Tienanmen qui est mort comme cela face à un char pour "des idées" et dont l'image restera gravée dans l'Histoire de l'Humanité. Même les pays d'Asie du sud est expriment leur "révulsion". A mes yeux, voilà qui vaut bien un Prix Sakharov pour la liberté de pensée. Et sans la liberté de pensée, il n'y a pas de mots, pas d'idées qui circulent, donc pas de culture, pas d'auteurs, pas d'écrivains mais des cerveaux qui étouffent et qui se meurent.
Même si "l'ami Brassens" eût estimé qu'il n'y a pas ..."péril en la demeure ...!"
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Le Prix Sakharov 2007 décerné à Salih Mahmoud Osman
Droits de l'homme - 25-10-2007
Salih Mahmoud Osman lauréat du Prix Sakharov 2007
Le Prix Sakharov du Parlement européen pour la liberté de pensée a été décerné cette année à l'avocat soudanais spécialisé en droits de l'homme, Salih Mahmoud Osman, a annoncé le Président du PE, Hans-Gert Pöttering, aujourd'hui à Strasbourg.
"Le Parlement souhaite saluer un homme courageux et aider à la mise en place de la démocratie au Soudan", a déclaré le Président du Parlement européen. M. Osman, qui travaille avec l'Organisation soudanaise contre la torture, a fourni pendant plus de deux décennies une assistance juridique gratuite aux victimes de violations des droits humains dans son pays. Il a été choisi unanimement par les chefs des groupes politiques du Parlement parmi trois finalistes.
Les deux autres finalistes de cette année étaient la journaliste russe Anna Politkovskaya (à titre posthume) et les dissidents chinois Zeng Jinyan et Hu Jia.
Les présidents de groupes politiques ont également décidé de rendre hommage à la journaliste russe assassinée l'année dernière. Ils décideront, lors de leur prochaine réunion, d'une initiative dans ce sens.
Le Prix sera officiellement remis le 11 décembre prochain, en session plénière, le lendemain du 59ème Anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme des Nations unies.
L’objectif du Prix
Le Prix Sakharov, du nom du physicien russe Andrei Sakharov (1921-1989), a pour but de récompenser ceux qui luttent pour :
• la défense des droits de l'Homme et les libertés fondamentales, particulièrement le droit à la libre expression ;
• la sauvegarde du droit des minorités; le maintien du respect des lois internationales ;
• la promotion de la démocratie et le rôle de la loi.
La discussion avait été ouverte. Je pense donc qu'il était bon de la clore.
Le sujet n'est peut-être pas le type de sujet à aborder à l'avenir...???
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