Ce 6 octobre 2007 est, tristement, le Jour de la dette écologique avancé de trois jours par rapport à 2006. Le Jour de la dette écologique est celui où la terre produit moins que ce qu'elle consomme, consomme plus de "biocapacité".
Un peu comme si la planète bleue était dans le rouge et puisait dans ses réserves en .. payant des intérêts.
Tristement, puisque l'on puise de plus en plus dans des ressources qui s'amenuisent et n'ont pas le temps de se régénérer, cette journée avance de plus en plus dans l'année.
Le rapport " Planète vivante 2006 " du WWF fait l'état des lieux des pressions exercées sur les ressources naturelles et prévoit qu'en 2050, l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire si les individus conservent le même rythme de développement.
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Cela signifie que nous allons laisser à nos enfants une planète "en déficit", asphyxiée et que cette dette écologique est au fond peut-être plus importante que la dette financière. Sujet de discussion ...
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Ce samedi 6 octobre 2007 (9 octobre 2006) c’est le Jour de la dette écologique ou Jour du dépassement ("Overshoot day") c’est à dire le jour où la consommation de ressources par l’humanité dépasse la capacité de notre planète à les régénérer. Passé cette date, on est en situation d'épuisement des réserves et ce, jusqu'à la fin de l'année, l'humanité Le calcul a été effectué par la New Economics Foundation (NEF), une organisation britannique qui cherche à promouvoir la qualité de vie et le développement durable, en partenariat avec Best Foot Forward et le groupe américain Global Footprint Network.
Depuis 20 ans, la NEF calcule le niveau mondial de consommation des ressources naturelles à savoir les terres agricoles, les forêts, la mer, l’air et l’énergie et détermine ainsi chaque année la date à laquelle la consommation des ressources dépasse la capacité de renouvellement. Cette date intervient chaque année de plus en plus tôt, ce qui signifie que les ressources disponibles pour une année sont consommées de plus en plus vite. En 1987, l'humanité était passée dans le rouge un 19 décembre. En 1995, un mois plus tôt, le 21 novembre, l’année dernière le 23 octobre. Si l’on effectue le même calcul pays par pays, c’est encore plus effrayant. La France est passée dans une situation de dépassement des ressources le 27 juillet, les USA le 24 juin, l’Allemagne le 29 mai, la Grande-Bretagne le 16 avril et le Japon le 3 mars !
L'humanité vit bien au-dessus de ses moyens, en consommant chaque année davantage de ressources naturelles que ce que la planète ne peut en régénérer. « En vivant autant au-delà de nos moyens environnementaux et en amassant de la dette écologique, nous faisons deux erreurs » , avance Andrew Simms, directeur de la NEF. « D'abord, nous privons des millions de personnes dans le monde, qui manquent de terre, de nourriture et d'eau potable, de la possibilité de satisfaire leurs besoins. Ensuite, nous mettons en danger les mécanismes de survie de la planète. » C’est pourtant simple à comprendre. Si par exemple on pêche davantage de poissons qu'il n'en naît, il y en aura moins l'année suivante. Cette logique basique échappe visiblement à beaucoup ou plutôt beaucoup évitent de se pencher sur le problème car les premiers touchés par la disparition des ressources naturelles sont les pays les plus pauvres. Du moins pour l’instant.
Mathis Wackernagel, directeur exécutif de Global Footprint Network explique que ce genre de comportement ne peut durer qu’un certain temps. « Le dépassement permanent de la capacité de renouvellement des ressources naturelles conduit inéluctablement à leur diminution voire leur disparition alors que notre économie dépend d’elles. » On en voit déjà les conséquences : changement climatique, déforestation, extinctions d’espèces, pénuries d’eau, problèmes de sécurité des approvisionnements énergétiques. La seule manière de rééquilibrer le budget environnemental est de demander moins à notre planète : réduire la consommation, le gaspillage et utiliser les énergies renouvelables. Andrew Simms rappelle que si le monde avait voulu adopter le style de vie des Britanniques en 1961, la Terre aurait tout juste suffit. Aujourd’hui, il en faudrait 3,1. « Il va falloir changer nos modes de vie. D’autant plus que des recherches récentes (Happy planet index) montrent bien que la hausse continue de la consommation ne rend pas plus heureux. En revanche, trouver du temps pour ses amis et sa famille, pratiquer des activités artistiques, oui. »
Publié dans Environnement, L'Express etc .
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Je précise que cette date (6 octobre) est valable pour la Belgique. Elle est peut-être différente en France ... puisqu'elle dépend du calcul de l'empreinte écologique (ce que nous utilisons).
A vérifier mais ... le principe reste ... le même.
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A partir de ce samedi, l'humanité s'endette envers la Planète... : « La carte de crédit écologique s’épuise »
On connaissait la Journée de la femme, de la coccinelle, de la mobilité, de l’eau, de l’ozone ou de l’ostéoporose… À ce florilège très partiel, il convient désormais d’intercaler « le Jour de la dette écologique ». Chacun y a sa part. On retiendra un chiffre clef : trois Terres seraient nécessaires si chaque humain se comportait comme on le fait à Bruxelles. (...)
Source : www.lesoir.be du 6 octobre 2007 La suite de l'article est ... payante.
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Toutes les explications mais, en anglais.
http://www.footprintnetwork.org/gfn_sub … =overshoot
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Les Belges consomment l'équivalent de trois planètes
Mis en ligne le 05/10/2007
Le 6 octobre, c'est l'Ecological Debt Day, le jour où seront épuisées les productions de ressources naturelles de la Terre pour 2007. Leur surconsommation inquiète.
Christophe Bortels
Les Belges auraient besoin de l'équivalent de trois planètes pour assurer leur consommation de ressources naturelles, ce qui est largement supérieur à la moyenne mondiale estimée à 1,3 planète, ont indiqué le WWF, Ecolife et le centre de calcul de l'empreinte écologique dans un communiqué diffusé vendredi.
La surconsommation des ressources naturelles devient inquiétante, le 6 octobre étant l'Ecological Debt Day, le jour où seront épuisées les productions de ressources naturelles de la Terre pour 2007.
La Belgique est le treizième pays au monde ayant la plus grosse empreinte écologique, soit la surface nécessaire pour produire la nourriture que les Belges consomment, pour absorber leurs déchets et pour installer leurs infrastructures. Ainsi, 5,5 hectares de terre par Belge seraient nécessaires pour satisfaire ses besoins.
La plus importante empreinte écologique mondiale est celle des Émirats Arabes Unis, où 11,9 hectares par personne, en moyenne, sont consommés. Les Etats-Unis, qui occupent la deuxième place dans le classement, en sont à 9,6 hectares par personne.
Le meilleur classement revient à l'Afghanistan: avec l'empreinte écologique la plus petite, 0,1 hectare est consommé par personne.
A l'échelle mondiale, l'humanité consomme aujourd'hui les ressources naturelles d'1,3 planète. En d'autres termes, la population mondiale consomme 30 pc de ressources naturelles en plus que ce que la Terre produit en un an.
A la en date du 6 octobre 2007, appelé Ecological debt day 2007, la population mondiale aura épuisé la production de ressources naturelles de la Terre pour 2007 et entamera le capital de la planète.
Phénomène inquiétant, chaque année, l'Ecological debt day tombe un peu plus tôt que l'année précédente. En 1987, par exemple, le capital de la planète était entamé à partir du 19 décembre. "Si chaque année, plus d'arbres sont coupés qu'il n'en pousse, les forêts disparaissent. Si plus de poissons sont pêchés qu'il n'en naît, les océans se vident. Si nous consommons plus de ressources naturelles que ce que la Terre peut produire, nous creusons la dette écologique. La planète peut résister pendant quelque temps, mais les ressources sur lesquelles se fondent l'économie de l'humanité s'épuisent, lentement mais sûrement", explique le Dr. Mathis Wackernagel, fondateur du concept d'empreinte écologique.
Le WWF, Ecolife et le centre de calcul de l'empreinte écologique rappellent que des initiatives peuvent être prises à l'échelle individuelle pour réduire l'empreinte écologique: utiliser moins la voiture, utiliser moins d'énergie pour se chauffer, etc.
Source : www.lalibrebelgique.be
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