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On ne regrette pas les personnes qu'on a aimées. Ce qu'on regrette, c'est la partie de nous-même qui s'en va avec elles.
[ Lucía Etxebarria de Asteinza ]
Marie-Christine a écrit :
Liberté, je lis ton message et tu es dans le vrai !
Tu m'as donné la chair de poule...
Pourtant c'est ainsi, on dit toujours qu'il faut un mal pour un bien, mais quand on est dans la phase du mal, on ne sait pas encore qu'on va aller vers du meilleurs et il faut beaucoup de temps parfois à faire son deuil.
Je te souhaite, un bon rétablissement et plein de courage, nous sommes ici avec toi, malgré nos prises de bec, tout le monde t'aime bien ici
liberté a écrit :
Je droppe (!) trois lignes. J'étais entrée dans une explication psy mais je tiens plus debout.
Merci beaucoup Catherine. Same Same.
A Roudoudou : qui a parlé de mort ???
Comme écrit MC on est amené à faire son deuil de plein de choses : d'une personne ou d'un animal qui décède, d'un amoureux qui s'en va pour l'une ou l'autre raison qui ne touche pas nécessairement à soi-même loin s'en faut, d'une perte d'emploi et de tas de choses dans lesquelles on avait fondé l'un ou l'autre espoir.
J'ai remarqué une chose : quand je pense à mes amours perdues, l'un étant rappelé dans son pays, l'autre ayant vécu un drame familial, l'autre étant parti vivre à l'autre bout du monde sans que je souhaite suivre, je me dis X années après que la vie range et recycle d'une façon assez extraordinaire. Je pense que nous sommes tous appelés à devenir NOUS MEME.
Un de mes ex a retrouvé sa première petite amie, une Anglaise qui a divorcé et est venue vivre en France. Un autre est allé vivre sa vie en Amérique latine où il est tout simplement DEVENU LUI MËME et je suis heureuse pour lui. Quand on vit un deuil, on souffre plus ou moins et parfois dramatiquement durant dix ou quinze ans car on n'a pas encore compris que la vie a prévu autre chose pour nous !!!
Ce n'est qu'après un parcours très douloureux par le quel nous devions passer que ce qui nous attendait apparaît !
C'est juste qu'on ne le savait pas.
A Roudoudou : bien sûr que l'on connaît la fin de l'histoire. Une histoire qui n'était plus destinée à exister, qui avait donné pour l'un ou l'autre ou les deux ce qu'elle avait à donner, ne peut pas, dans la réalité produire une fin qui n'existe que dans l'imaginaire et dans nos FANTASMES. Peut-être ne veut on pas renoncer au rêve que l'on avait SEUL inventé entre soi et soi-même.
On peut peut-être se protéger de la souffrance insupportable en continuant à ... se raconter des histoires.
Quant à Catherine les vissiscitudes la vie étant parfois ce qu'elles sont, j'éprouve une joie à exister qui est une joie de survie.
Marie-Christine a écrit :
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Lamartine - Méditations poétiques
Que l’absence du cher disparu retentisse sur les endroits qu’il fréquentait, on veut bien l’admettre. Mais c’est toute la réalité, le monde entier qui est pour ainsi dire pétrifié, stérilisé par cette absence. Et là on ne comprend plus.
On ne comprend plus …
Ou bien on demande à Freud : on dirait qu’il l’a écrit pour commenter ce vers de Lamartine.
Cette réaction est caractérisée par un état d’âme douloureux, la perte de l’intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité de choisir quelque nouvel objet d’amour.
Le deuil est la réaction à la perte d’un être aimé : Un seul être vous manque !
Ce qui est dépeuplé, c’est le monde de la réalité, celui qui continue d’exister après la disparition de l’être aimé. Autrement dit, le deuil est caractérisé par un abandon de la réalité : c’est ce qui nous explique que dans cette affliction, ce ne sont pas les souvenirs qui sont touchés.
Et ça, c’est ce qu’on appelle le travail de deuil.
Dans la vie, nous n’avons pas que des travaux de deuil sur des etres aimés et disparus.
Le travail de deuil existe sur des échecs vécus, etc…
En langage freudien, il faut que la libido se retire de l’objet disparu pour se réinvestir dans un nouvel objet .
roudoudou a écrit :
moi aussi j'ai quelques accrocs informatiques mais bonne année quand même
catherinemichel a écrit :
j'avais déjà oublié ! bonne année à tous et particulièrement à toi Liberté ; que votre joie demeure malgré les vissicitudes de la vie quotidienne
liberté a écrit :
J'avais écrit tout une tartine en disséaunt cette chose mais comme souvent la machine ne pas pas demandé de saisir quoi que de soit et mon message a disparu. Je ne recommence pas.
C'est dommage. Je m'étais vraiment décarcassée. Bon année roudoudou. Et de nouveau le site ne ne demande pas de saisir quoi que ce soit.
roudoudou a écrit :
je ne connais pas cette auteure mais je trouve dommage qu'elle pense que l'amour est essentiellement égoiste ; et que cette révélation se fasse devant la mort ; que reste t il de nos amours?
je pense que plus qu'une partie de nous , on regrette une histoire qu'on avait commencé à écrire à deux et dont on ne connaitra pas la fin
c'est une frustration , c'est l'absence qui nous déconcerte et c'est aussi les yeux de l'autre qui nous manquent ...et puis , arrive un autre et tout recommence et c'est alors peutêtre que , si l'amour
était rééllement fort, on va pouvoir repenser au précédent en tant qu'être et non plus en tant que complément
je m'aperçois qu'en fait, je suis assez d'accord avec elle alors qu'au départ je me suis trouvée assez choquée, comme quoi...
souvenirs_231 a écrit :
tout d abord , je presente mes meilleurs voeux et bonne année 2008 , santé , bonheur ,prospérité et Amour à toute l'équipe
je dirais que j adore cet auteur qui pense aux amoureux et qui donne l espoir aux autres d aimer d avantage
et moi depuis tres longtemps mon amour m a quitté ds des circonstantes tragiques , je me vois seule et sans amour déprimée, epuisée par la solitude
et voila depuis peu de temps je me trouve amoureuse d un homme , gentil sensible ,humain , je remercie dieu pour cette rencontre et je remercie egalement le net qui m a donné l occasion de nous rencontrer, je t aime THAMI je te souhaite tt la santé santé,,,,,,,,etetsantéssantésasanté
liberté a écrit :
J'adore cette auteure. Au risque de choquer de nombreuses personnes, d'une façon générale, et dans l'inconscient on “aime” et choisit toujours quelqu'un parce qu'elle nous apporte ce dont NOUS avons besoin. C'est donc une façon de satisfaire NOS besoins primaires et secondaires. Le choix est inconscient bien entendu.
Il n'en va pas de même pour un enfant. C'est la seule forme d'amour inconditionnelle (normalement..). C'est du moins ce que l'on apprend en thérapie.
Bien sûr qu'à des degrés divers, et selon les individus, on aime la personne pour ce qu'elle est. Quoi que chez certains, il est évident qu'il ne s'agit jamais que d'une utilisation de l'autre.
C'est tellement vrai ce qu'écrit L. Extébarria dans son livre le plus connu, que pas mal de gens en veulent à la personne partie d'une manière ou d'une autre parce que ELLE les a “laissé tomber”. C'est ainsi que, paradoxalement, pas mal de gens en veulent ... à mort à leurs proches qui décèdent ou, même aux gens qui se suicident car, il/lle LEUR a “fait un coup de cochon”.
liberté a écrit :
Ah ma pauvre Samia ! Je ne peux pas porter de jugement sur les choix des uns et des autres ! Ce que je sais c'est que TOI tu n'as pas le “droit” de te démolir. En réalité, tu as tout les droits Samia.
Mais c'est fort attristant de te voir te faire du mal pour un phénomène naturel. Et puis, je vais quand même, te donner mon avis, à 34 ans, il est plus que normal de quitter le nid et de vivre de ses propres ailes. Quand je pense que moi, qui ai quitté la maison à 18 ans pour aller étudier, mon père me traite aujourd'hui de “Tanguy”, càd un jeune qui, selon la nouvelle mode, reste chez ses parents parce que, matériellement c'est si facile...
Et puis maintenant on peut ramener ses amoureux(ses) dans sa chambre.
doukali samia a écrit :
BONJOUR? et Bonne année à toute l'équipe de dicocitations.
Tout a fait c'est ce que je ressents aujourd'hui même après que mon fils ainée soit parti après 34 ans de cocon familial , en emportant une partie de moi . a t il le droit ou suis je égoiste tout ce que je sais est que je me sens si seule , démolie peut être n'ai je pas le droit .
une maman épuisée
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