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Un des problèmes qui ont le plus remué les consciences du XXe siècle, et tout le roman moderne: celui de la cohérence du réel.
[ Alain Robbe-Grillet ]
MARIE F. a écrit :
PAS MAL LES CITATIONS MAIS ELLES SERAIENT PLUS APPRECIEES SANS ERREUR ORTHOGRAPHIQUE. MERCI
20/02 à 08:05:51
Aqaciwali a écrit :
Je croyais qu'il était grillé çui là ? En tout cas, ce qui est sûr c'est que les consciences sont moins remuées par la cohérence que par cette incohérence du réel et de la réalité triste qui ne cesse pas de sévir avec les guerres, les dictatures et la misère. Ils vont finir par faire un monde tout à fait irréel et cohérent en soi qu'il n'en serait plus question du tout.
19/02 à 14:36:09
Diogène a écrit :
Oui, Blaise, qui A. Mais bon, quand on a été sélectionné pour courrir le tiercé à l'Académie et que l'on refuse de se faire relire son discours d'intronisation par la commission ad hoc, y a sans doute une raison plus prosaïque que celle de la simple vanité, non ?
19/02 à 13:22:33
Diogène a écrit :
La cohérence du réeel ! C'est bien vu de la part d'A.R.G. La cohérence du réel n'ayant jamais existé qu'au travers des prismes de la religion et des idéaux, il faut bien convenir que ceux-ci étant décédés, on est entré en courant dans l'ère du chacun pour soi, pour sa conso, pour son confort (avec une aumone par ci, un coup de gueule par là)
Quelle cohérence accorder au réel dans ces conditions ? La cohérence ne vient pas des fourmis, mais de la fourmilière ! Combien sont les individus disposant des maturités psycho-affective et psycho-sociale pour s'assumer librement tout en restant connectés aux autres ? Peu.
Nous sommes désormais dans un troupeau auquel nous refusons d'appartenir et nous errons dans la steppe en ordre dispersé avec comme seul espoir : bouffer un peu plus que le voisin. Pas étonnant qu'A.R.G. se soit autant préoccupé de ses diverses manières de coppuler. Le sexe et la douleur sont les dernières sensations permettant d'éprouver la vie, parce que pour le reste, il n'y a plus rien.
Il y a du boulot pour nettoyer tout ça ! Le nouveau roman n'est que la mise en orchestre des partitions de l'existentialisme. Il est temps de se réveiller ! Il y a mieux à faire en retrouvant un peu de fraicheur et de confiance en l'homme : c'est ce qui manque le plus !
Quelle cohérence accorder au réel dans ces conditions ? La cohérence ne vient pas des fourmis, mais de la fourmilière ! Combien sont les individus disposant des maturités psycho-affective et psycho-sociale pour s'assumer librement tout en restant connectés aux autres ? Peu.
Nous sommes désormais dans un troupeau auquel nous refusons d'appartenir et nous errons dans la steppe en ordre dispersé avec comme seul espoir : bouffer un peu plus que le voisin. Pas étonnant qu'A.R.G. se soit autant préoccupé de ses diverses manières de coppuler. Le sexe et la douleur sont les dernières sensations permettant d'éprouver la vie, parce que pour le reste, il n'y a plus rien.
Il y a du boulot pour nettoyer tout ça ! Le nouveau roman n'est que la mise en orchestre des partitions de l'existentialisme. Il est temps de se réveiller ! Il y a mieux à faire en retrouvant un peu de fraicheur et de confiance en l'homme : c'est ce qui manque le plus !
19/02 à 05:34:05
dicocitations a écrit :
Lu ici : sur le site de l' Express
http://www.lexpress.fr/info...
Alain Robbe-Grillet pape du nouveau roman et du scandale.
Alain Robbe-Grillet est mort ce lundi, à l'âge de 85 ans. Il s'est éteint comme un vieillard indigne, à l'image de sa vie, privée et littéraire: quelques mois après avoir publié son livre le plus contesté, et contestable, Un Roman sentimental, ode sulfureux au sexe, à la violence et à la pédophilie la plus décomplexée.
De même, il n'aura finalement jamais prononcé le compliment rituel à son prédécesseur auquel son élection - surprenante - à l'Académie française aurait dû le contraindre: il refusait d'encenser Maurice Rheims comme d'endosser l'habit vert, qu'il jugeait ridicule.
Dans les années 50, son manifeste du Nouveau roman, et ses oeuvres correspondantes, Les Gommes, Le Voyeur, La Jalousie ou Dans le labyrinthe, divisaient déjà des irréductibles farouches et des partisans tout aussi déterminés. Les premiers y voyaient un néant fumeux et soporifique - et lui font porter, jusqu'à aujourd'hui, une part de la responsabilité du déclin du roman made in France; les seconds une révolution littéraire, un maelström où disparaissaient toutes les vieilles barbes de cette même "littérature à la française".
Rien d'étonnant à ce qu'un autre histrion, du cinéma celui-là, lui ait confié, en 1961, le scénario d'un de ses films les plus célèbres, et les plus hermétiques, L'Année dernière à Marienbad. Les deux Alain, Resnais et Robbe-Grillet, étaient faits pour se rencontrer.
Par la suite, Alain Robbe-Grillet a moins écrit mais est resté, au fil de quelques ouvrages remarquables, dont son avant-dernier, La reprise, la figure tutélaire de son mouvement, le proclamé "pape du Nouveau roman" - dont les "disciples" s'appelaient Claude Simon, Nathalie Sarraute, voire Marguerite Duras. Avant de partager avec sa femme - Catherine Robbe-Grillet, plus connue sous son pseudonyme, Jeanne de Berg - le titre de prince d'un certain érotisme à scandale, celui d'un adepte revendiqué de l'amour libre, du sado-masochisme et de fantasmes finalement très bourgeois.
http://www.lexpress.fr/info...
Alain Robbe-Grillet pape du nouveau roman et du scandale.
Alain Robbe-Grillet est mort ce lundi, à l'âge de 85 ans. Il s'est éteint comme un vieillard indigne, à l'image de sa vie, privée et littéraire: quelques mois après avoir publié son livre le plus contesté, et contestable, Un Roman sentimental, ode sulfureux au sexe, à la violence et à la pédophilie la plus décomplexée.
De même, il n'aura finalement jamais prononcé le compliment rituel à son prédécesseur auquel son élection - surprenante - à l'Académie française aurait dû le contraindre: il refusait d'encenser Maurice Rheims comme d'endosser l'habit vert, qu'il jugeait ridicule.
Dans les années 50, son manifeste du Nouveau roman, et ses oeuvres correspondantes, Les Gommes, Le Voyeur, La Jalousie ou Dans le labyrinthe, divisaient déjà des irréductibles farouches et des partisans tout aussi déterminés. Les premiers y voyaient un néant fumeux et soporifique - et lui font porter, jusqu'à aujourd'hui, une part de la responsabilité du déclin du roman made in France; les seconds une révolution littéraire, un maelström où disparaissaient toutes les vieilles barbes de cette même "littérature à la française".
Rien d'étonnant à ce qu'un autre histrion, du cinéma celui-là, lui ait confié, en 1961, le scénario d'un de ses films les plus célèbres, et les plus hermétiques, L'Année dernière à Marienbad. Les deux Alain, Resnais et Robbe-Grillet, étaient faits pour se rencontrer.
Par la suite, Alain Robbe-Grillet a moins écrit mais est resté, au fil de quelques ouvrages remarquables, dont son avant-dernier, La reprise, la figure tutélaire de son mouvement, le proclamé "pape du Nouveau roman" - dont les "disciples" s'appelaient Claude Simon, Nathalie Sarraute, voire Marguerite Duras. Avant de partager avec sa femme - Catherine Robbe-Grillet, plus connue sous son pseudonyme, Jeanne de Berg - le titre de prince d'un certain érotisme à scandale, celui d'un adepte revendiqué de l'amour libre, du sado-masochisme et de fantasmes finalement très bourgeois.
19/02 à 05:02:42

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