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Citation du 26.02.2008
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/ Mots clefs : riche / pauvre / oisif / puissant / faible / fripon

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Notation Nombre d'évaluation : 11 - Note : 3.18

évaluation . ( 5 étant la meilleure note )

Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon.

[ Jean-Jacques Rousseau ]

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Mettre toute sa vie au service de ce qui devrait au contraire la servir , au risque, selon la formule bien connue, de perdre sa vie à la gagner. A quoi bon tant travailler, si c’est pour voir si peu ses enfants ou ses amis, si c’est pour n’avoir plus le temps de lire, de sortir, de méditer, d’aimer ?

On m’objectera le chômage de longue durée, et certes je ne conteste pas qu’il y ait là une tragédie.

Mais point du tout, comme on le dit parfois, parce que le chômeur y perdrait sa dignité. Où avez-vous vu que la dignité d’un homme dépende de son travail ? Et pourquoi, si tel était le cas, ne pas plaindre également le milliardaire, qui n’a besoin de rien ! Le pauvre, qui a besoin de travailler!

En vérité ce n’est pas l’absence de travail qui est un malheur, c’est l’absence d’argent, bien sûr, c’est la misère, c’est l’exclusion… Mieux vaut être rentier que smicard, et cela en dit long sur le travail.

Le travail tend au repos, et non pas le repos au travail. » Il n’est pas vrai qu’on se repose le week-end pour pouvoir travailler toute la semaine, ni qu’on prenne des vacances, comme le voudraient les patrons, pour mieux travailler toute l’année.
C’est l’inverse. On travaille pour gagner sa vie et son repos, pour pouvoir profiter de ses soirées, de ses week-ends, de ses vacances, bref on travaille pour vivre, alors qu’il serait fou de vivre pour travailler !

Dans la Bible, le travail est un châtiment. C’était sans doute aller trop loin. Mais ce serait tordre exagérément le bâton dans l’autre sens que d’en faire une récompense ou une valeur.

C’est la vie qui vaut, c’est le plaisir, c’est l’amour, c’est la liberté, c’est la culture, et pour tout cela il faut du temps, des loisirs, de la disponibilité, des vacances.

"L'oisiveté est mère de tous les vices, disait Alain, et de toutes les vertus aussi."»
Les temps ont changé depuis l'époque de Jean-Jacques Rousseau !
On ne peut plus raisonner comme lui.
  26/02 à 23:27:01 
La seule oisiveté authentique est celle du coeur : cette paresse là est mère de tous les vices. Aucune doctrine contre ça...
  26/02 à 17:31:00 
J'ai, pour ma part, une vision "économique" de la phrase de Rousseau : "Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon."
A mon avis, il faut plutôt entendre cette phrase comme l'apologie du travail à une époque où l'on pensait que l'oisivité était la mère de tous les vices. A cette époque, on considérait le "chômeur", donc l'oisif, comme une bouche inutile et certains (Malthus) sont même allés jusqu'à en souhaiter l'élimination pure et simple pour la raison que les ressources naturelles étant limitées, on ne pouvait alimenter tous les habitants de la terre et qu'il valait mieux en limiter la naissance. C'est l'origine du contrôle des naissances pour raison politique et du mot "malthusianisme".
L'oisif, le non travailleur, était donc considéré comme un être dangereux, si dangereux que d'ailleurs Rousseau pensait que l'idée devait même s'appliquer aux riches. Quoi de plus dangereux qu'un riche oisif, gangné par le vice, et qui laisse dormir sa fortune ?
Travail et capital doivent être exploités ! Voici l'idée de Rousseau.
  26/02 à 13:55:06 
Est ce tout oisif est fripon?L'oisivet? peut se comparer ausse a une personne infirme qui cherche a justifier sa presence, dans ce vaste monde. Pourtant, de nos jours on peut, aisement eviter d'etre oisif, a condition qu on peut separer " travail et rente materielle". Par la suite, on essaiera de donner un nouveau sens au mot travailleur et on va dire que toute personne pratiquant une activite quelconque servant ainsi l'intetret d'autrui ou de soi-meme, est travailleur. Donc, dame au foyer, homme de lettre, penseur malchanceux..., soyez tranquille, vous n'etes pas oisif et vous etes loin de l'etre.
  26/02 à 07:08:48 
En ne confondant pas l'oisiveté, une sorte de politique de la gestion de ses ressources humaines, et le chômage qui est plutôt une politique de gouvernement des ressources humaines. La première politique fait effectivement des parasites sociaux, la seconde fait plus de malheureux chômeurs que de fripons condamnables. En tout état de cause, il y a plus de grande friponnerie dans les activités de commerce des produits et de l'argent que dans l'oisiveté ou le chômage.
  26/02 à 05:27:12 


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