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Le sublime lasse, le beau trompe, le pathétique seul est infaillible dans l'art. Celui qui sait attendrir sait tout.
Alphonse de Lamartine [1790-1869 ]
Graziella (1852)
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L-affranchi a écrit :
Je ne vois pas comment le beau pourrait tromper puisqu'il est, par ontologie, l'image du vrai. Pourquoi se dire qu'il peut tromper ?
N'est-ce pas ce que pouvait nous faire entendre Gustave Thibon quand il disait : "Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard, c'est notre regard qui manque à la lumière" ?
Oscard Wilde, quant à lui, n'a-t-il pas exprimé joliment la chose en ces termes : "La beauté est dans les yeux de celui qui regarde" ?
Et faut-il excuser Lamartine en ne voulant réduire sa réflexion qu'au sujet de l'art, car que vaut l'art pour l'art ?
N'est-ce pas ce que pouvait nous faire entendre Gustave Thibon quand il disait : "Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard, c'est notre regard qui manque à la lumière" ?
Oscard Wilde, quant à lui, n'a-t-il pas exprimé joliment la chose en ces termes : "La beauté est dans les yeux de celui qui regarde" ?
Et faut-il excuser Lamartine en ne voulant réduire sa réflexion qu'au sujet de l'art, car que vaut l'art pour l'art ?
01/04 à 00:06:01
liberté a écrit :
Merci Fred pour la source ...
On y trouve aussi à 'pathétique' :
"Est pathétique ce qui, par le spectacle ou l'expression du malheur ou de la souffrance, excite les passions et les émotions vives telles que tristesse, indignation, horreur, pitié, terreur. C'est dans ce sens que Beethoven intitule Sonate pathétique une œuvre où il tente à bon escient d'ingérer les valeurs dramatiques dans le langage instrumental du piano : l'annexion par le piano d'une certaine mise en œuvre, réservée jusque-là à la diction théâtrale, compte autant pour le titre que l'expression de la souffrance.(...)"
La souffrance ne m'attendrit pas .... ? Glissement de sens ?
On y trouve aussi à 'pathétique' :
"Est pathétique ce qui, par le spectacle ou l'expression du malheur ou de la souffrance, excite les passions et les émotions vives telles que tristesse, indignation, horreur, pitié, terreur. C'est dans ce sens que Beethoven intitule Sonate pathétique une œuvre où il tente à bon escient d'ingérer les valeurs dramatiques dans le langage instrumental du piano : l'annexion par le piano d'une certaine mise en œuvre, réservée jusque-là à la diction théâtrale, compte autant pour le titre que l'expression de la souffrance.(...)"
La souffrance ne m'attendrit pas .... ? Glissement de sens ?
31/03 à 17:59:22
liberté a écrit :
Dès lors, comment le pathétique peut-il être "infaillible" et surtout "attendrissant" ???
31/03 à 17:51:34
dicocitations a écrit :
Pour pathétique
http://www.universalis.fr/e...
Pathos
Évocation de l'expérience humaine dans une représentation propre à faire naître la pitié, la sympathie, chez le lecteur ou le spectateur. Distinct des passions plus élevées de la tragédie, le pathos (du grec pathos : « souffrance, passion ») naît, particulièrement dans l'art oratoire, à l'évocation de ceux qui sont abandonnés sans aide ou qui souffrent injustement. En art, représenté sans succès et de manière affectée, le pathos provoque le rire devant le ridicule de l'excès d'émotion.
http://www.universalis.fr/e...
Pathos
Évocation de l'expérience humaine dans une représentation propre à faire naître la pitié, la sympathie, chez le lecteur ou le spectateur. Distinct des passions plus élevées de la tragédie, le pathos (du grec pathos : « souffrance, passion ») naît, particulièrement dans l'art oratoire, à l'évocation de ceux qui sont abandonnés sans aide ou qui souffrent injustement. En art, représenté sans succès et de manière affectée, le pathos provoque le rire devant le ridicule de l'excès d'émotion.
31/03 à 17:36:44
liberté a écrit :
Je croise rarement le "sublime" (!). Cela ne m'est pas donné.
Le beau ne me trompe pas ou j'espère ne pas me tromper sur le beau dans tous les sens du terme.
Le pathétique me désespère, me désole et m'écoeure.
Il n'a pour moi rien d'attendrissant mais est fortement connoté négativement.
Je lis dans le Robert à 'pathétique' : "qui suscite une émotion souvent pénible, empreinte de pitié".
A moins que je ne sois influencée par l'anglais où le terme signifie carrément "lamentable". A moins que, depuis Lamartine, les mots aient changé de connotation et d'usage, ce que je n'exclus en rien.
Le beau ne me trompe pas ou j'espère ne pas me tromper sur le beau dans tous les sens du terme.
Le pathétique me désespère, me désole et m'écoeure.
Il n'a pour moi rien d'attendrissant mais est fortement connoté négativement.
Je lis dans le Robert à 'pathétique' : "qui suscite une émotion souvent pénible, empreinte de pitié".
A moins que je ne sois influencée par l'anglais où le terme signifie carrément "lamentable". A moins que, depuis Lamartine, les mots aient changé de connotation et d'usage, ce que je n'exclus en rien.
31/03 à 17:12:13
liberté a écrit :
Zardoz il est trop drôle. Il commente jamais le contenu mais donne son blanc-seing quand c'est un "grand classique" quoi que ce dernier dise. Sans aucun intérêt pour le sens
Comme si y avait pas eu des idiots parmi les "grands classiques"
Comme si y avait pas eu des idiots parmi les "grands classiques"
31/03 à 13:07:19
Bobland a écrit :
Oui Zardoz,
Vous avez bien raison, ces jolies paroles écrites par ce très très grand homme en 1852, sont encore bien réelles aujourd'hui .
Même si notre vie trépidante du XXIeme siècle s'efforce d'aller plus vite et nous laisse si peu de temps pour nous attendrir.
RL
Vous avez bien raison, ces jolies paroles écrites par ce très très grand homme en 1852, sont encore bien réelles aujourd'hui .
Même si notre vie trépidante du XXIeme siècle s'efforce d'aller plus vite et nous laisse si peu de temps pour nous attendrir.
RL
31/03 à 10:47:51
zardoz a écrit :
bravo Fred... enfin on renoue avec les grands classiques. En plus j'ai un gros faible pour Lamartine , tant dans son oeuvre qe pour le personnage lui-même.
31/03 à 07:16:17

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