Mots d'amour - l'amour en mots

Les mots d'amour: l'amour en mots.

Le plus bel amour ne va pas loin si on le regarde courir. Mais plutôt il faut le porter à bras comme un enfant chéri.
Citations d'Alain

Lorsque l'amour peut entrer dans l'oreille, il est bientôt au fond du cœur.
Citations d'Anonyme

Deux choses ne se peuvent cacher : l'ivresse et l'amour.
Citations d'Antiphane

L’amour est libre, il n’est jamais soumis au sort Lou, le mien est plus fort encore que la mort.
Citations d'Apollinaire

Aimer, c'est jouir, tandis que ce n'est pas jouir que d'être aimé.
Citations d' Aristote

Qui chérit à l'excès sait haïr à l'excès.
Citations d' Aristote

La mesure de l'amour c'est d'aimer sans mesure.
Citations de Saint Augustin,

J'aime, donc je suis.

J'aime, donc je suis
[ Vincent Cespedes ]

L'interdit de penser et l'interdit d'aimer fondent peut-être le corps social, obscurément, parce que la liberté qu'ils suscitent enhardit contre l'oppression, contre la dictature de la bêtise, contre les lâchetés, les faux-semblants, les évidences.

Blind Date
[ Anne Dufourmantelle ]

Quand on aime, ou bien l'on n'a point de peine, ou bien l'on aime jusqu'à sa peine.
Citations de Saint Augustin,

La femme mariée est un esclave qu'il faut savoir mettre sur un trône.
Citations d'Honoré de Balzac

J’aime tes belles mains longues et paresseuses,
Qui, pareilles au lis, n’ont jamais travaillé,
Mais savent le secret des musiques berceuses
Qui parlent à voix lente au cœur émerveillé. —
J’aime tes belles mains longues et paresseuses.

J’aime tes petits pieds vifs et spirituels, Petits pieds éloquents de la cheville aux pointes,
Que les saints, oubliant leurs graves rituels,
Pliés sur deux genoux, baiseraient à mains jointes. —
J’aime tes petits pieds vifs et spirituels.

J’aime ta chevelure abondante et houleuse,
Flots noirs en harmonie avec ton cou bistré.
Je crois bien que jamais une main de fileuse
Ne tria d’écheveau si fin et si lustré. —
J’aime ta chevelure abondante et houleuse.

J’aime tes yeux vert d’eau, j’aime tes yeux songeurs.
Quand je regarde en eux, je pense aux mers profondes
Dont le mystère échappe aux plus hardis plongeurs ;
Je rêve d’un abîme où s’égarent les sondes. —
J’aime tes yeux vert d’eau, j’aime tes yeux songeurs.

J’aime ta bouche en fleur dont la corolle s’ouvre,
Pur carmin sur un fond de neige éblouissant.
C’est à prendre en pitié tous les trésors du Louvre.
J’aime ta bouche en fleur, fleur de chair, fleur de sang. —
J’aime ta bouche en fleur dont la corolle s’ouvre.

Vous, la belle de nuit et la belle de jour,
Me pardonnerez-vous cette ingrate analyse ?
Si j’ai mal égrené le rosaire d’amour,
C’est qu’un cher souvenir trop capiteux me grise. —
Grâce, belle de nuit ; grâce, belle de jour.


André Lemoyne — Les Charmeuses


Tes yeux ont la couleur de la source où tu bois.
Les baisers que je prends sur tes lèvres pressées,
Font le doux bruit de l’eau qui glisse dans les bois,
Sur un lit de verdure et de feuilles froissées.

Ta voix, vive et légère, est comme l’eau qui fuit.
Elle chante comme elle, et comme elle soupire.
Des sanglots de la source elle a gardé le bruit ;
Le murmure de l’eau résonne dans ton rire.

Et dans ton âme aussi coule un flot bien caché,
Flot pur d’illusions si doucement versées ;
On croirait que la source où ta lèvre a touché
Laisse en toi sa fraîcheur mêlée à tes pensées.



Antony Valabrègue — Le Parnasse contemporain, III - La Source



Par tes yeux si beaux sous les voiles
De leurs franges de longs cils noirs,
Soleils jumeaux, doubles étoiles,
D’un cœur ardent ardents miroirs ;

Par ton front aux pâleurs d’albâtre,
Que couronnent des cheveux bruns,
Où l’haleine du vent folâtre
Parmi la soie et les parfums ;

Par tes lèvres, fraîche églantine,
Grenade en fleur, riant corail
D’où sort une voix argentine
À travers la nacre et l’émail ;

Par ton sein rétif qui s’agite
Et bat sa prison de satin,
Par ta main étroite et petite,
Par l’éclat vermeil de ton teint ;

Par ton doux accent d’Espagnole,
Par l’aube de tes dix-sept ans,
Je t’aimerai, ma jeune folle,
Un peu plus que toujours, — longtemps !


Théophile Gautier — Premières Poésies - Serment