Proverbe d'amour : L'amour naît à la première vue.- L'amour le plus parfait est le plus malheureux - L'amour fait perdre le repos et le repas.Le mouvement des yeux est le langage des amants - autant de proverbes d'amour connus. Mais connaissez vous l'origine et la signification de ces proverbes sur l'amour ?




Je t'aime - Proverbes amour je t'aime





Proverbes sur l'amour : Les proverbes qui expriment des sentiments universels comme l'amour se retrouvent toujours et partout. Ils sont les mêmes chez tous les peuples quant au fond : ils ne varient que dans la forme : d'où l'on peut conclure qu'en général ils n'ont pas été empruntés par un peuple à un autre peuple, mais qu'ils sont nés spontanément chez toutes les nations et dans tous les pays par le seul fait du sens commun.



Je t'aime - Proverbes amour je t'aime

L'amour se paye par l'amour. Ce proverbe se retrouve textuellement dans celui des Basques, Maitaseac, maîtaze du harze. Il peut avoir inspiré à Ninon de Lenclos le mot suivant, qui en esl le commentaire : « L'amour est la seule passion qui se paye d'une monnaie qu'elle fabrique elle-même, et l'amour seul peut acquitter l'amour. »
L'amour se paye par l'amour
2010-10-02 18:27:44

Filer le parfait amour. C'est nourrir longtemps un amour tendre et romanesque. — Cette façon de parler fait allusion à la conduite d'Hercule filant aux pieds de la reine Omphale. Elle fut probablement introduite dans notre langue à l'époque où les confrères de la Passion représentaient le mystère d'Hercule sur leur théâtre. On sait que ce titre de mystère, consacré à certains ouvrages dramatiques, s'appliquait à un sujet profane comme à un sujet religieux.
Filer le parfait amour
2010-10-02 18:26:19

Heureux au jeu, malheureux en amour. La passion du jeu captive celui qui s'y livre en proportion du gain qu'il y trouve, et lui fait oublier tout le reste. Dans cette situation, il néglige sa maîtresse, et celle-ci se dédommage par des infidélités; telle est probablement la raison de ce proverbe, qui doit être fort ancien, puisque le troubadour Bérenger de Puivert l'a rappelé dans les vers suivants : Pois de datz no sui aventures
Ben degra aver calque domna conquisa. « Puisque je n'ai point de chance aux dés, je devrais bien avoir quelque dame conquise. » Nous avons encore cet autre proverbe corrélatif : Malheureux au jeu, heureux en amour, lequel est fondé sur la supposition que le joueur maltraité de la fortune revient à sa belle, dont la reconnaissance et la fidélité font son bonheur. Supposition fréquemment démentie. Quoi qu'il en soit, tous les joueurs ressemblent à celui de Regnard, qui oublie sa belle Angélique lorsqu'il gagne, et lui adresse des invocations quand il a perdu.
Heureux au jeu, malheureux en amour
2010-10-02 18:23:14

A battre faut l'amour. Faut est ici la troisième personne de l'indicatif du verbe faillir, et ce proverbe, tiré du latin, injuria solvit amorem, signifie que les mauvais traitements font cesser l'amour. — Cependant le cas n'est point sans exception. On sait que les femmes moscovites mesuraient l'amour qu'elles inspiraient à leur mari sur la violence avec laquelle elles étaient battues, et qu'il n'y avait ni paix ni contentement pour elles avant d'avoir éprouvé la pesanteur du bras marital. Exper'untia testalnr feminas moscoviticas verberibns placari. (Drex., de Jejutno, lib. I, cap. u.)
Une chanson d'un troubadour anonyme attribue le même goût aux filles de Montpellier. Las castanhas al brasier Peton quan no son mordudas ; Las fillas de Mounpelier Ploron quan no son battudas. Ce qu'un ancien traducteur a rendu vers pour vers de cette manière : Les châtaignes au brasier Pètent quand ne sont mordues ; Les filles de Montpellier Pleurent quand ne sont battues. On voit dans le Voyage en Grèce de Pouqueville que les femmes albanaises considèrent comme des marques d'amour les coups qu'elles reçoivent de leur mari. Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, si connu dans l'histoire sous le nom de Guillaume le Conquérant, fit longtemps une cour assidue à Mathilde de Flandre, qui le traitait avec une froideur dédaigneuse. L'ayant rencontrée, en 1047, dans une rue de Bruges, lorsqu'elle revenait de la messe, il la saisit, la renversa, la roula dans la boue et la battit outrageusement. La jolie Mathilde, soit que cette déclaration d'amour un peu brutale la convainquît de la violente passion de son amant, soit que la peur de le voir réitérer la même scène la disposât mieux pour lui, le traita désormais avec moins de rigueur et consentit enfin à l'épouser en 10à2. Les deux époux devinrent des modèles de tendresse conjugale. Cette anecdote est rapportée dans la Vie de la reine Mathilde, etc., par Strickland, t. I, ch. i.
Au reste, la violence dont usa Guillaume envers Mathilde était une conséquence logique de la passion qu'il avait' pour elle, et on a vu maintes fois, avant lui et après lui, plus d'un amoureux dédaigné outrager publiquement sa belle inhumaine, dans l'espérance qu'un tel outrage l'empêchant de trouver un autre époux, elle consentirait enfin à s'unir avec lui. Il y a encore une exception très-remarquable au proverbe, et ce sont les deux amants les plus célèbres qui l'ont fournie. Abeilard fustigeait quelquefois son Héloïse, qui ne l'en aimait pas moins. Lui-même, parlant à elle-même, rappelle la chose dans une de ses lettres, où il confesse d'un cœur contrit les scandaleux excès de sa passion immodérée : In ipsis diebus dominical Passionis, te nolentem ac dissuadentem sxpius minis ac flagellis ad consensum trahebam. — « Les jours mêmes de la Passion du Seigneur, lorsque tu me refusais ce que je demandais ou que tu m'exhortais à m'en priver, ne t'ai-je pas souvent forcée par des menaces et des coups de fouet à  céder à mes désirs? » Ausone avait deviné le cœur d'Héloi'se, lorsqu'il disait en peignant les qualités d'une maîtresse accomplie (épigr. Lxvh) : « Je veux qu'elle sache recevoir des coups, et qu'après les avoir reçus elle prodigue ses caresses à son amant. »
L'auteur des Mémoires de l'Académie de Troges, facétie spirituelle attribuée au comte de Caylus, mais que l'on croit plus généralement être de Groslcy, a examiné d'une manière plaisante jusqu'à quel point est fondée l'opinion que battre est une preuve d'amour. Voyez dans cet ouvrage (pag. 205 et suivantes) la Dissertation sur l'usage de battre sa maîtresse. Après tant de faits généraux et particuliers, qui contredisent le proverbe, ne serait-on pas tenté de croire qu'il est l'expression d'une opinion erronée, et que Sganarelle a raison de dire à sa femme, à laquelle il vient de donner des coups : « Ce sont petites choses qui sont de temps en temps nécessaires dans l'amitié, et cinq ou six coups de bâton entre gens qui s'aiment ne font que ragaillardir l'affection. » (Médecin malgré lui, act. I, se. m.) •

A battre faut l'amour
2010-10-02 18:21:12

L'amour est le frère de la haine. L'amour et la haine pour le même objet naissent assez souvent dans le même cœur et s'y font sentir par des emportements, des malédictions, des violences, et d'autres effets communs à l'une et à l'autre passion. De là vient sans doute qu'on a regardé l'amour et la haine comme frère et sœur. Mais l'amant livré à leur double influence ne hait pas précisément. Il hait et aime tout ensemble, comme dit ce proverbe des anciens cité par Gilbert Cousin : Non or/i, ofli et amo. C'est ce qu'exprime très-bien la charmante épigramme de Catulle à Lesbie,
Odi et amo. Quare id faciam for fasse requiris? Nescio : sed fieri sentio et excrucior. « J'aime et je hais. — Comment est-ce possible? diras-tu. — Je ne sais, mais je le sens et je souffre. » L'amour est le frère de la haine, peut s'expliquer aussi par cette pensée de la Bruyère : « On veut faire tout le bonheur ou, si cela ne se peut, tout le malheur de ce qu'on aime. »

L'amour est le frère de la haine
2010-10-02 15:22:32

L'amour est le frère de la guerre. C'est-à-dire que l'amour et la guerre se ressemblent sous beaucoup de rapports : l'un et l'autre ont leurs combats qui se renouvellent chaque jour, avec une tactique à peu près pareille, pour obtenir une victoire suivie d'une trêve plus ou moins longue, après laquelle une autre lutte recommence. Écoutez l'éternelle chanson des poètes érotiques ; vous croirez par moments entendre un chant guerrier : la plupart des termes caractéristiques en sont militaires. Blessé, blessure, vaincu, vainqueur, victoire, triomphe, chaîne, conquête, etc. Ovide a dit, dans le second livre de L'Art d'aimer : « L'amour est une sorte de guerre, » Militix species amor est; et dans la neuvième élégie du premier livre des Amours : • Militat omnis amans, et habet sua castra Cupido. « Tout amant est soldat, et l'Amour a ses camps. »
L'amour est le frère de la guerre
2010-10-02 15:21:21

L'amour divulgué est rarement de durée. On dit aussi : Le secret est la garde la plus assurée de l'amour. — II en est de l'amour comme d'un parfum qui se conserve quand on le tient renfermé, et qui se gâte quand on l'évente. Ce proverbe est une traduction littérale de l'article treizième du Code d'amour. — Amor raro consuevit durare vulgatus. Nous avons encore ce proverbe : Le secret, le vin et l'amour ne valent rien quand ils sont éventés.

L'amour divulgué est rarement de durée
2010-10-02 13:01:22

L'amour et la gale ne se peuvent cacher. L'un et l'autre ont des démangeaisons irrésistibles qui les font bientôt découvrir. Les anciens disaient : Amor tussisque non celatur. L'amour et la toux ne se peuvent celer. Proverbe cité par Gilbert Cousin L'amour et le musc ne peuvent rester ignorés. (Proverbe hindoustani.)

Les Danois disent : La pauvreté et l'amour sont difficiles à cacher. — « L'amour est un de ces maux qu'on ne peut cacher ; un mot, un regard indiscret, le silence même le découvre. » (Abeilard.) « L'amour est si puissant, dit le romancero espagnol, et ses effets sont tels que les yeux le publient, encore que la langue le taise. On connaît ces vers de Racine : On a beau se cacher, l'amour le plus discret Laisse par quelque marque échapper son secret. (Bajaset, act. III, se. vin.) L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme : Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux, Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux. (Androm., act. II, se. n.)

L'amour et la gale ne se peuvent cacher
2010-10-02 12:58:33

Baiser le verrou. S'est dit pour rendre hommage, par allusion à un usage féodal qui voulait que le vassal se prèsenta chez son seigneur pour lui rendre hommage, et, en son absence, baisât la serrure ou le verrou de la porte du manoir seigneurial.Les amoureux transis  ne manquaient jamais de baiser la serrure ou le verrou de la porte devant laquelle ils allaient chaque jour soupirer leur martyre.
1 Le mot serviteur était autrefois synonyme d'amant
Les amants, à Rome, se conduisaient aussi de cette manière, comme nous l'apprend Lucrèce, vers la fin du livre IV de son poëme. « Cependant, l'amant en larmes, à qui l'accès est interdit, orne sa porte de fleurs et de guirlandes, répand des parfums sur les poteaux dédaigneux et imprime sur le seuil de tristes baisers. » Cela se faisait de même en signe d'adieu, lorsqu'on s'éloignait avec regret d'un lieu chéri. Rutilius, exprimant la douleur qu'il ressentait de partir de Rome, a dit : Crebra relinquendis infigimus oscula partis. .Nous imprimons de fréquents baisers aux portes qu'il faut quitter. »

Baiser le verrou
2010-10-02 12:57:21

L'amour est comme un flambeau, plus il est agile,  plus il brûle. Cette comparaison proverbiale est prise du vers suivant de P. Syrus, qui dit l'amant, et non l'amour : Elle est parfaitement juste : « Les âmes propres à l'amour, dit Pascal, demandent une vie d'action qui éclate en événements nouveaux. Comme le dedans est mouvement, il faut aussi que le dehors le soit, et cette manière de vivre est un merveilleux acheminement à la passion. C'est de là que ceux de la cour sont mieux reçus dans l'amour que ceux de  la ville, parce que les uns sont tout de feu, et que les autres mènent une vie dont l'uniformité n'a  rien qui frappe : la vie de tempête surprend, frappe et pénètre. (Discours sur les passions de l'amour.) Les femmes savent très-bien que celui qui aime ne conserverait pas longtemps son ardeur si elle restait inactive, et qu'il a besoin, pour l'entretenir, pour l'enflammer, d'une vie d'agitation, de remuement et de secousses, enfin d'une vie de tempête. Aussi remarquez avec quels soins prévoyants elles s'appliquent à préserver leurs adorateurs des dangers du calme, à les tenir constamment en haleine par la nouveauté des impressions qu'elles leur font éprouver, à les faire passer rapidement et sans relâche d'une situation paisible à une situation émouvante, à leur faire voir du pays, comme on dit. Hommes peu clairvoyants, qui leur reprochez d'agir ainsi par coquetterie, par humeur, par caprice, par bizarrerie, etc., ne nommerez-vous jamais les choses par leur vrai nom, et les jugerez-vous toujours sur les apparences"* Reconnaissez donc que toutes ces manières d'être, qui vous semblent d'étranges inégalités de caractère, ne sont, la plupart du temps, chez ces enchanteresses, que des procédés d'un art merveilleux par lequel elles veulent se rendre plus aimables et plus aimées, en renouvelant sans cesse leur beauté par des changements inattendus, ainsi que vos cœurs, par des désirs variés, et, loin de les accuser de troubler votre repos, rendez-leur grâce de multiplier vos sensations pour vous sauver des ennuis de la monotonie.
L'amour est comme un flambeau, plus il est agile, plus il brûle
2010-10-02 12:54:48

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