Recueil de proverbes français.


La liste complète des proverbes français

Il faut plutôt regarder à ses mains qu'à ses pieds.

Il faut pour triompher la force du lion et la ruse du renard.

Il faut prendre la balle au bond.

Il faut prendre le bénéfice et les charges.

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée.

Il faut quarante-sept muscles pour froncer les sourcils et seulement treize pour sourire.

Il faut que jeunesse se passe.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

Il faut se défier d'un ennemi réconcilié.

Il faut se défier de son premier mouvement.

Il faut se dire beaucoup d'amis et s'en croire peu.

Il faut tondre les brebis et non pas les écorcher.

Il faut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler.

Il n'est de chasse que de vieux chiens.

Il n'est de si petit buisson qui ne porte son ombre.

Il n'est miracle que de vieux Saints.

Il n'est pas nécessaire de montrer le méchant au chien.

Il n'est pas si diable qu'il est noir.

Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Il n'est pire eau que l'eau qui dort.

Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Il n'est point de sot métier.

Il n'est qu'une mauvaise heure au jour.

Il n'est que d'être crotté pour affronter le bourbier.

Il n'est si bon cheval qui ne bronche.

Il n'est si petit Saint qui ne veuille avoir son offrande.

Il n'oublie pas ses mains.

Il n'y a de si long jour qui ne vienne à la nuit.

Il n'y a pas de petites économies.

Il n'y a pas de plus bel acquêt que le don.

Il n'y a pas de plus sage abbé que celui qui a été moine.

Il n'y a point d'amour sans jalousie.

Il n'y a point d'huis qui ne lui doive denier.

Il n'y a point de fête sans lendemain.

Il n'y a point de fumée sans feu, il n'y a pas d'effet sans cause, il ne court point de bruit sans quelque fondement.

Il n'y a point de petit ennemi.

Il n'y a point de règle sans exceptions.

Il n'y a qu'heur et malheur en ce monde.

Il n'y a que cela de drap.

Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais.

Il n'y a que la foi qui sauve.

Il n'y a que la première fois qui coûte.

Il n'y a que la vérité qui blesse.

Il n'y a que les honteux qui perdent.

Il n'y a si petit métier qui ne nourrisse son maître.

Il ne faut attendre son bien que de soi-même.

Il ne faut être ni trop loin, ni trop près des grands.

Il ne faut jamais jeter le manche après la cognée.

Il ne faut jamais remettre à demain ce qu'on peut faire le jour même.

Il ne faut jurer de rien.

Il ne faut mesurer les autres à son aune.

Il ne faut pas aller au bois qui craint les feuilles.

Il ne faut pas attiser le feu avec l'épée.

Il ne faut pas compter avec ses amis.

Il ne faut pas condamner sans entendre.

Il ne faut pas couper le chardon le jour de l'Ascension, il en viendrait dix sur le même tronc.

Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois.

Il ne faut pas délibérer pour faire le bien.

Il ne faut pas dire: Fontaine, je ne boirai pas de ton eau.

Il ne faut pas discuter des goûts.

Il ne faut pas émouvoir les frelons.

Il ne faut pas juger l'arbre sur son écorce.

Il ne faut pas laisser croître l'herbe sur le chemin de l'amitié.

Il ne faut pas laisser perdre les bonnes coutumes.

Il ne faut pas louer un homme avant sa mort.

Il ne faut pas manger de cerises avec les grands seigneurs, ils vous jettent les noyaux à la figure.

Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans un même panier.

Il ne faut pas péter plus haut que son cul.

Il ne faut pas prendre la médecine en plusieurs verres.

Il ne faut pas remettre la partie au lendemain.

Il ne faut pas se dépouiller avant de se coucher.

Il ne faut pas se fier aux apparences.

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Il ne faut point mettre le feu où il n'y a point d'eau.

Il ne faut point puiser aux ruisseaux, quand on peut puiser à la source.

Il ne faut qu'une brebis galeuse pour infecter tout un troupeau.

Il ne faut qu'une petite étincelle pour allumer un grand incendie.

Il ne faut se fier sur l'avenir.

Il ne peut non plus s'en passer que de sa chemise.

Il parle latin devant les cordeliers.

Il regarde le diable sur le poirier, il est louche.

Il sait son pain manger.

Il se faut fournir d'encre et de papier.

Il se faut garder des gens qui n'ont rien à perdre.

Il va à la messe des morts, il y porte pain et vin.

Il vaut mieux aller au moulin qu'au médecin.

Il vaut mieux avoir affaire à Dieu qu'à ses saints.

Il vaut mieux être fou avec tous que sage tout seul.

Il vaut mieux être l'aiguillon que le boeuf.

Il vaut mieux être le premier de sa race que le dernier.

Il vaut mieux faire envie que pitié.

Il vaut mieux glisser du pied que de la langue.

Il vaut mieux laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez.

Il vaut mieux perdre un bon mot qu'un ami.

Il vaut mieux s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints.

Il vaut mieux se mordre la langue avant de parler qu'après avoir parlé.

Il vaut mieux tenir que querir.

Il y a cent personnes sans compter le premier.

Il y a deux choses qui gagnent à vieillir, les bons vins et les amis.

Il y a loin de la coupe aux lèvres.

Il y a plus de fols acheteurs que de fols vendeurs.

Il y a plus de trompés que de trompettes.

Il y a remède à tout, hors à la mort.

Il y a un temps de parler et un temps de se taire.

Il y en a qui, étant montés, voudraient bien tirer l'échelle après eux.

Ils sont pris, s'ils ne s'envolent.

Jamais bon chien n'aboie à faux.

Jamais coup de pied de jument ne fit mal à un cheval.

Jamais danseur ne fut bon clerc.

Jamais honteux n'eut belle amie.

Jamais ne fut ni sera-Qu'une souris fasse son nid-En l'oreille d'un chat.

Jamais un don ne vaut autant qu'au moment où l'on veut l'obtenir.

Je ne lui ai jamais dit pis que son nom.

Jeu de main jeu de vilain.

Jeunesse est forte à passer.

Jeunesse qui veille et vieillesse qui dort, c'est signe de mort.

Jeux de main, jeux de vilain.

Juge hâtif est périlleux.

Juge l'oiseau à la plume et au chant,-Et au parler l'homme bon ou méchant.

L'abbaye est bien pauvre quand les moines vont aux glands.

L'abondance engendre la nausée.

L'abondance engendre la naussée.

L'absence est l'ennemie de l'amour.

L'accoutumance est une autre nature.

L'âge présent ne vaut pas celui des aïeux.

L'aigle n'engendre point la colombe.

L'air ne fait pas la chanson.

L'amitié rompue n'est jamais bien soudée.

L'amour d'une mère est toujours dans son printemps.

L'amour des parents descend et ne remonte pas.

L'amour et la pauvreté font ensemble mauvais ménage.

L'amour ne loge point sous le toit de l'avarice.

L'argent comptant porte médecine.

L'argent est rond pour rouler, l'argent est plat pour s'entasser.

L'argent est un bon serviteur et un mauvais maître.

L'argent est un remède à tout mal, hormis à l'avarice.

L'argent n'a point de maître.

L'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue.

L'attente tourmente.

L'avare et le cochon ne sont bons qu'à leur mort.

L'avare manque aussi bien de ce qu'il a de ce qu'il n'a pas.

L'avare n'est jamais charitable.

L'avarice est comme le feu, plus on y met du bois, plus il brûle.

L'eau fait pleurer, le vin chanter.

L'eau fait pourrir la barque.

L'eau va à la rivière.

L'école de la vie n'a point de vacances.

L'écoutant fait le médisant.

L'encens entête et tout le monde en veut.

L'épargne est un grand revenu.

L'épine en naissant va la pointe devant.

L'espérance est le pain des malheureux.

L'espérance est le songe d'un homme éveillé.

L'esprit court les rues, rien n'est plus commun que l'esprit, tout le monde se pique d'en avoir.

L'estomac devient le gouffre de la vie.

L'exception confirme la règle.

L'excès en tout est un défaut.

L'expérience corrige.

L'hiver nous fait plus de mal que l'été nous fait de bien.

L'homme pauvre n'a point d'amis.

L'homme propose et Dieu dispose.

L'homme qui beaucoup boit tard paye ce qu'il doit.

L'homme riche ne sait qui est son ami.

L'homme vivant n'a pas d'héritier.

L'honneur est le loyer de la vertu.

L'honneur fleurit sur la fosse.

L'hôte et la pluie après trois jours ennuient.

L'ignorance fait beaucoup de mal.

L'instruction ne porte de fruit qu'autant que la nature la seconde.

L'intention est réputée pour le fait.

L'occasion fait le larron.

L'on ne doit pas pleurer quand son ami est mort.

L'union fait la force.

La barbe ne fait pas l'homme.

La beauté sans bonté est comme un vin éventé.

La belle cage ne nourrit pas l'oiseau.

La belle plume fait le bel oiseau.

La borne sied très bien entre les champs de deux frères.

La bouche est la prison de la langue.

La bouche fait jaillir le feu en soufflant sur l'étincelle et l'éteint en crachant dessus.

La calomnie s'arme du vraisemblable.

La caque sent toujours le hareng.

La croix est l'échelle des cieux.

La faim chasse le loup hors du bois.

La fatigue du corps est la santé de l'âme.

La femme qui a le soleil au visage n'est jamais nuit pour son mari.

La fête passée, adieu le saint.

La fin couronne l'oeuvre.

La fin fait tout.

La fin justifie les moyens.

La foire sera bonne, voici les marchands.

La fortune vient en dormant.

La foudre épargne ceux qui dorment.

La fumée chasse souvent le maître de la maison.

La fumée cherche les beaux.

La fumée nuit aux yeux.

La fumée s'attache au blanc.

La goutte est comme les enfants des princes; on la baptise tard.

La guerre est bien forte quand les loups se mangent l'un l'autre.

La guerre nourrit la guerre.

La jalousie est la soeur de l'amour.

La journée bien commencée-Semble toujours bientôt passée.

La langue des femmes est leur épée, et elles ne la laissent pas rouiller.

La langue est l'ouvrière du coeur.

La langue est le témoin le plus faux du coeur.

La langue va où la dent fait mal.

La main du pauvre est la bourse de Dieu.

La mauvaise herbe pousse mieux que la bonne.

La mémoire du lièvre se perd en courant.

La nuit porte conseil.

La nuit tous les chats sont gris.

La paix engraisse plus que la table.

La pluie du matin réjouit le pèlerin.

La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a.

La plus honnête femme est celle dont on parle le moins.

La soumission désarme la colère.

La vertu croît sur le désespoir.

La voix du peuple est la voix de Dieu.

Laissons venir la fête avant de la chômer.

Langue sensée est toujours modérée.

Le bedeau de la paroisse est toujours de l'avis de Monsieur le curé.

Le bien-faire vaut mieux que le bien-dire, les bonnes actions sont préférables aux belles paroles.

Le bon écuyer fait le bon chevalier.

Le chagrin est comme la maladie: pour les uns, il est bénin; pour les autres il est aigu.

Le chagrin ne paye pas les dettes.

Le chat parti, les souris dansent.

Le chien se défend quand on lui ôte son os.

Le chien se frotte à la charogne.

Le coeur mène où il va.

Le curé ne chante pas mieux que son vicaire.

Le danger dissout tous les liens.

Le diable est aux vaches, est bien aux vaches.

Le diable n'est pas si noir qu'on le fait.

Le diable n'est pas toujours à la porte d'un pauvre homme.

Le diable ne dort jamais.

Le diable pourrait mourir que je n'hériterais pas de ses cornes.

Le diable prend tout ce qu'on lui donne.

Le drapeau déchiré fait la gloire du capitaine.

Le faux ami ressemble à l'ombre d'un cadran.

Le fou se trahit lui-même.

Le fou semble sage quand il se tait.

Le frêne en certaines saisons-Près de la mare est poison.

Le frère est ami de nature,-Mais son amitié n'est pas sûre.

Le gibet n'est fait que pour les malheureux.

Le gibet ne perd jamais ses droits.

Le jasmin donne de l'amour à qui ne l'a et fait reverdir à qui l'a.

Le jeu ne vaut pas la chandelle.

Le lierre meurt où il s'attache. [ Proverbes en françois, Manuscrits de 1456. ] Le lièvre revient toujours à son gîte.

Le loup mourra dans sa peau.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Le malheur ou le diable n'est pas toujours à la porte d'un pauvre homme.

Le meilleur n'en vaut rien.

Le mieux est l'ennemi du bien.

Le moine, la nonne et la béguine, sont fort pires qu'ils n'en ont la mine.

Le mort n'a point d'ami,-Le malade n'en a qu'un demi.

Le mortier sent toujours l'ail.

Le pain d'autrui est amer.

Le papier souffre tout.

Le parchemin est plus fort que le papier.

Le pauvre est toujours pauvre.

Le plus bel âge de l'amitié est la vieillesse.

Le plus mauvais pourceau mange le meilleur gland.

Le premier mouvement est toujours le meilleur.

Le premier venu engrène.

Le sage se repose sur la racine de sa langue, et le fou voltige sur le bout de la sienne.

Le singe est toujours singe, fût-il déguisé en prince.

Le soleil luit pour tout le monde.

Le soleil ne chauffe que ce qu'il voit.

Le temps se change en bien peu d'heure,-Tel rit le matin qui le soir pleure.

Le temps, c'est de l'argent.

Le vent n'entre jamais dans la maison d'un avocat.

Le vin entre et la raison sort.

Le vin est tiré, il faut le boire.

Le vin trouble ne casse pas les dents.

Les amis de nos amis sont nos amis.

Les ans ont beaucoup plus vu-Que les livres n'en ont connu.

Les belles paroles n'écorchent pas la langue.

Les bons comptes font les bons amis.

Les bons livres font les bons clercs.

Les bons maîtres font les bons valets.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Les corbeaux ne crèvent pas les yeux aux corbeaux.

Les cordonniers sont les plus mal chaussés.

Les diables sont déchaînés, il y a de grands mouvements, il arrive de grands malheurs.

Les enfants sont tels qu'on les fait.

Les fautes sont faites pour le jeu.

Les femmes au profit, l'homme à l'honneur.

Les femmes sont trop douces, il faut les saler.

Les fleurs du printemps ne gardent pas toujours leur beauté.

Les fous font les banquets et les sages les mangent.

Les fous sont plus utiles aux sages que les sages aux fous.

Les gens du même avis ne sont jamais d'accord.

Les gourmands creusent leur fosse avec leurs dents.

Les grandes douleurs sont muettes.

Les grands discours font les longs jours.

Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs.

Les grands événements procèdent des petites causes.