Le temps présent, ainsi, reste malgré les apparences le véritable temps de l’amour : il autorise, par le chagrin, le souvenir, le remords, le deuil et le regret, une amplification du passé ; il permet, par le leurre, l’illusion, l’optimisme, l’espoir l’espérance, une exagération de l’avenir. Le travail fait son travail d’aberration, sans lequel nous n’aurions jamais le loisir de nous sentir inscrits au nombre des vivants.
Le temps présent, ainsi, reste malgré les apparences le véritable temps de l’amour : il autorise, par le chagrin, le souvenir, le remords, le deuil et le regret, une amplification du passé ; il permet, par le leurre, l’illusion, l’optimisme, l’espoir l’espérance, une exagération de l’avenir. Le travail fait son travail d’aberration, sans lequel nous n’aurions jamais le loisir de nous sentir inscrits au nombre des vivants. Yann Moix