Les êtres que nous revoyons longtemps après que nous les avons aimés ne coïncident jamais avec l’image que leur absence a fini par imprimer dans notre imagination. Le retour vivant de leur fantôme rend ridicule et vain tout ce que, par le prodige de notre mélancolie, nous avions greffé sur eux.
Les êtres que nous revoyons longtemps après que nous les avons aimés ne coïncident jamais avec l’image que leur absence a fini par imprimer dans notre imagination. Le retour vivant de leur fantôme rend ridicule et vain tout ce que, par le prodige de notre mélancolie, nous avions greffé sur eux. Yann Moix