Ils viennent, inévitables comme le jugement dernier Ne me demandez pas qui est celui qui s’appelle Ringissen, ou Leroy, – ils se ressemblent tous. Ils sont châtains, avec la raie sur le côté. Droegmans, plus blond, joue plus blond et plus suave. Moi, si j’étais du jury, je lui donnerais un second prix…Je m’arrête sur la pente fatale où m’entraîne une aveugle indulgence. Mais c’est qu’aussi ils me font de la peine, ces pauvres gosses qui s’échignent toute l’année le tempérament pour arriver à quoi ? À rater leur concours.
Ils viennent, inévitables comme le jugement dernier Ne me demandez pas qui est celui qui s’appelle Ringissen, ou Leroy, – ils se ressemblent tous. Ils sont châtains, avec la raie sur le côté. Droegmans, plus blond, joue plus blond et plus suave. Moi, si j’étais du jury, je lui donnerais un second prix…Je m’arrête sur la pente fatale où m’entraîne une aveugle indulgence. Mais c’est qu’aussi ils me font de la peine, ces pauvres gosses qui s’échignent toute l’année le tempérament pour arriver à quoi ? À rater leur concours. Colette