De la même manière qu’un amour achevé nous enferme dans le passé, jusqu’à nous abrutir de mélancolie, un amour qui s’ébauche nous projette dans l’avenir, jusqu’à nous abrutir d’espoir. Nous quittons ce qui n’existe plus, et n’a peut-être finalement jamais existé, pour embrasser ce qui n’existe pas encore, et n’existera peut-être jamais.
De la même manière qu’un amour achevé nous enferme dans le passé, jusqu’à nous abrutir de mélancolie, un amour qui s’ébauche nous projette dans l’avenir, jusqu’à nous abrutir d’espoir. Nous quittons ce qui n’existe plus, et n’a peut-être finalement jamais existé, pour embrasser ce qui n’existe pas encore, et n’existera peut-être jamais. Yann Moix