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Toutes les choses que nous voyons et que nous touchons, Platon ne les range pas parmi les êtres qu’il regarde comme doués d’une existence propre. Elles ont un cours en effet, et sont dans un accroissement et dans un déchet continuel. Nul n’est dans la vieillesse ce qu’il a été dans sa jeunesse ; nul n’est le matin ce qu’il était la veille. Nos corps sont emportés à la manière des fleuves ; tout ce que l’on voit passe avec le temps, et rien de ce que nous voyons n’est stationnaire. Moi- même, tandis que je dis que tout change, je suis déjà changé. C’est en ce sens qu’Héraclite a dit : « On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve ! » Le nom du fleuve lui reste ; mais l’eau s’est écoulée. Ce changement est plus sensible dans une rivière que dans l’homme ; mais le courant qui nous entraîne n’est pas moins rapide, et je ne puis concevoir notre folie, de tant aimer une chose aussi fugitive que notre corps, et de craindre le moment du trépas, lorsque chaque instant est la mort de notre état précédent.

Toutes les choses que nous voyons et que nous touchons, Platon ne les range pas parmi les êtres qu’il regarde comme doués d’une existence propre. Elles ont un cours en effet, et sont dans un accroissement et dans un déchet continuel. Nul n’est dans la vieillesse ce qu’il a été dans sa jeunesse ; nul n’est le matin ce qu’il était la veille. Nos corps sont emportés à la manière des fleuves ; tout ce que l’on voit passe avec le temps, et rien de ce que nous voyons n’est stationnaire. Moi- même, tandis que je dis que tout change, je suis déjà changé. C’est en ce sens qu’Héraclite a dit : « On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve ! » Le nom du fleuve lui reste ; mais l’eau s’est écoulée. Ce changement est plus sensible dans une rivière que dans l’homme ; mais le courant qui nous entraîne n’est pas moins rapide, et je ne puis concevoir notre folie, de tant aimer une chose aussi fugitive que notre corps, et de craindre le moment du trépas, lorsque chaque instant est la mort de notre état précédent. Sénèque

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