Le Catch 22 de la guerre d'Irak ?
A la suite d'un fait d'armes filmé en Irak par une équipe de télévision, Billy Lynn, un jeune soldat américain de 19 ans, se retrouve le héros du jour. Lui et les sept autres survivants de l'escouade Bravo sont conviés par l'administration Bush à faire une tournée victorieuse aux Etats-Unis afin de soutenir l'effort de guerre.
Le problème, c'est que Billy Lynn ne s'est engagé que pour éviter la prison et qu'il ne sent pas vraiment l'étoffe d'un héros.
Mais, partout, les hommes de l'escouade Bravo sont accueillis en sauveurs, invités sur les plateaux de télévision, font la couverture des magazines. Ils sont même reçus à la Maison Blanche par le président Bush.
L'apothéose de cette tournée est censée se dérouler à Dallas, lors du grand match de football de Thanksgiving.
Mais rien ne va vraiment se dérouler comme prévu. Face au monde de la politique, de la finance, du sport et du show-biz qui souhaite les récupérer, les hommes de l'escouade Bravo ne pensent qu'au sexe, à l'alcool et à la drogue, et à ce qu'ils ont laissé derrière eux en Irak : la dureté de la guerre et leurs camarades tombés au combat.
« Un livre hilarant et qui pourtant vous brise le cœur. »
Pat Conroy
Ben Fountain s'est fait connaître avec son premier livre, Brèves rencontres avec Che Guevara (Albin Michel, 2008), un recueil de nouvelles couronné par le Prix PEN/Hemingway et salué par la presse aux Etats-Unis comme en France.
Publié aux Etats-Unis en mai 2012, Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn a reçu un accueil enthousiaste de la critique et figure en bonne place dans les listes de prix. Les droits cinéma du roman ont été cédés.
La veille du 1er mai 2013, deux hommes et une femme circulent dans les rues de Paris et de sa proche banlieue : un syndicaliste au bord du suicide, un sapeur congolais chauffeur de camion-poubelle et une jeune Chinoise vendeuse de briquets. Trois personnages qui se croisent à peine et vont bientôt glisser dans la nuit.
Quel feu les consume ? Mélo.
Avec sa langue incarnée, généreuse et imagée, Frédéric Ciriez s'impose ici comme un témoin de l'infra-ordinaire, des invisibles qui hantent notre réalité.
Le deuxième volet de la trilogie Fifty Shades…
Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d'éditrice. Mais son désir pour Grey occupe toujours toutes ses pensées et lorsqu'il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister.
Peu à peu, elle en apprend davantage sur le douloureux passé de son ténébreux M. Cinquante Nuances, toujours aussi passionné. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie.
Jules et Jim, années 80 Université de Brown, années 80. Madeleine Hanna est l'intellectuelle par excellence, la jeune femme douée qui fait une thèse sur « Jane Austen, George Eliot et la question du mariage dans le roman anglais ». Comme dans ces fictions qu'elle dissèque, elle se retrouve au cœur d'un dilemme. Une femme, deux hommes : quelles possibilités ? Charismatique, séduisant, Leonard Bankhead n'en est pas moins dévoré par des accès maniaco-dépressifs. Mitchell Grammaticus, lui, est un étudiant presque trop sérieux, un ami fidèle. Bien sûr, Madeleine tombe sous le charme de Leonard. Bien sûr, Mitchell tombe sous le charme de Madeleine. Ils découvrent avec exaltation la littérature, Roland Barthes, les Talking Heads, la sémiologie et l'amour. Au fil des lectures, des discussions, des analyses, ils pensent apprendre à déchiffrer le monde. Mais la réalité ne fait pas de cadeaux, surtout à ceux qui pensent que les romans leur ont tout appris. Pour les trois jeunes gens, elle se révèle brutale : Madeleine et Leonard se marient, mais le jeune homme est rattrapé par ses pulsions autodestructrices. Mitchell fuit à Paris puis en Inde, sans parvenir tout à fait à oublier Madeleine. Acclamé dans le monde entier, ce nouveau livre de l'auteur de Middlesex réinvente l'idée même d'intrigue conjugale. Que deviennent les histoires d'amour dans une époque qui dynamite tous les schémas ? D'un classique triangle amoureux, Jeffrey Eugenides tire un texte magistral, d'une ampleur comparable à Freedom de Jonathan Franzen.
Jeffrey Eugenides est né à Detroit en 1960. Son premier roman, Virgin Suicides a connu un succès international avant d'être adapté au cinéma par Sofia Coppola. Véritable phénomène, Middlesex (L'Olivier, 2003) a été traduit dans une trentaine de pays et a obtenu le prix Pulitzer.
Cécile Duffaut vient de passer le week-end chez ses parents à Troyes. Son mari et sa fille n'ont pas voulu l'accompagner. Trop ennuyeux ses vieux. Après deux jours de silence et d'incompréhension, elle est pourtant restée la nuit du dimanche ! Furieuse contre elle-même, elle attend donc, ce lundi matin, le train de 6h41 pour Paris. À quelques mètres, Philippe Leduc fait les cent pas. Il attend le 6h41. Pour lui, une journée particulière commence. Il préviendra le boulot plus tard. Il se dit qu'il pourrait disparaître. Personne ne l'attend. Divorcé. Ses enfants indifférents. Ses amis perdus. Enfin, pas vraiment, puisqu'il fait ce voyage pour rendre visite à Matthieu, l'ami d'enfance.
Pour une fois, le train est à l'heure. C'est l'assaut et le départ. Philippe Leduc erre dans les wagons et trouve enfin une place libre. Juste à côté de Cécile Duffaut. Aussitôt, ils se reconnaissent mais font comme si de rien n'était…
Professeur, Jean-Philippe Blondel publie des romans pour adultes et pour adolescents chez Actes Sud. Chez Buchet Chastel, Le Baby-sitter, G229 (prix Virgin - Version femina) et Et rester vivant ont rencontré un réel succès. 1
« Dévastateur, mélancolique, scandaleux. Un brûlot choquant et revigorant. », Elle. Un quartier populaire d'une petite ville ouvrière de l'État de New York, dans les années 1950. Cinq lycéennes, pour survivre et se venger de toutes les humiliations qu'elles ont subies, concluent un pacte à la vie, à la mort : elles seront le gang Foxfire. « Foxfire » désigne en effet les jolies filles, mais également le feu follet. La haine, et surtout celle des hommes, va les entraîner dans une impitoyable équipée sauvage. Après un séjour en maison de correction, Legs, leur chef adulée, revient avec un rêve : pouvoir habiter, toutes ensemble, dans une ferme, et vivre selon leurs propres lois. Mais leur sulfureuse réputation leur créera plus d'un ennemi. Vols de voitures, menaces à main armée, entôlage et, pour finir, kidnapping… Tout cela finira très mal. Joyce Carol Oates élabore une narration puissante : l'une de nos héroïnes, « Maddy-Monkey », semble feuilleter ses carnets afin de livrer un témoignage sincère sur l'histoire de leur « association » mais, à différentes reprises, sa voix est comme assourdie par le point de vue de la société. La passion de ce personnage révolté s'efface alors pour laisser place à une tonalité plus froide. Dans une langue crue, précise et concrète, sans misérabilisme, Joyce Carol Oates dépeint la rage de vivre de cette bande de filles mises au ban de la société dès leur plus jeune âge. Elle restitue cette ambiance « fureur de vivre » sans oublier les moments de tendresse entre nos cinq inséparables et leurs accès de générosité envers d'autres déshérités. Comme toujours chez Joyce Carol Oates, le Mal est d'autant plus vraisemblable qu'il nous ressemble… .
"Dans le 95, qui va de la place Clichy à la porte de Vanves, je me suis souvenue de ce qui m'avait enchaînée à Igor Lorrain. Non pas l'amour, ou n'importe lequel des noms qu'on donne au sentiment, mais la sauvagerie. Il s'est penché et il a dit, tu me reconnais ?J'ai dit, oui et non. Il a souri. Je me suis souvenue aussi qu'autrefois je n'arrivais jamais à lui répondre avec netteté. – Tu t'appelles toujours
Hélène Barnèche ? – Oui. – Tu es toujours mariée avec Raoul Barnèche ? – Oui.
J'aurais voulu faire une phrase plus longue, mais je n'étais pas capable de le tutoyer. Il avait des cheveux longs poivre et sel, mis en arrière d'une curieuse façon, et un cou empâté. Dans ses yeux, je retrouvais la graine de folie sombre qui m'avait aspirée. Je me suis passée en revue mentalement. Ma coiffure, ma robe et mon gilet, mes mains. Il s'est penché encore pour dire, tu es heureuse ?J'ai dit,
oui, etj'ai pensé, quel culot. Il a hoché la tête et pris un petit air attendri, tu es heureuse, bravo".
Le train de la croissance est en panne ? Qu'à cela ne tienne, c'est en autocar que les jeunes Alexandre et Otto véhiculent leurs clients, un groupe de retraités indisciplinés, dans un voyage culturel à travers la France. Ultime tentative pour sauver leur agence de la faillite, l'entreprise est capitale, porteuse des plus grands espoirs mais aussi de l'éventualité du péril. Prudence donc sur la route : l'imprévu peut surgir à chaque virage.
« Geneviève Chamaillou s'inquiéta de ne pas apercevoir la demeure de François Mauriac aux abords du parking. Otto lui indiqua un long chemin de terre bordé de peupliers. Malagar se trouvait tout au bout, à deux cents mètres au plus. – C'est bien la peine de louer un bus si c'est pour nous faire marcher, pesta celle qui se distinguait comme la râleuse du groupe – il y en avait toujours un ou une. »
Biographie : « Monsieur Lalumière, vous n'en êtes pas une?! » lui répète son professeur de mathématiques. Sans doute faut-il voir là une des raisons qui poussent le jeune Jean-Claude vers les études de lettres. Il multiplie ensuite les expériences dans des domaines aussi variés que la papeterie industrielle, le sport, le transport de champignons, l'enseignement, le bâtiment, la radio ou encore l'administration. De tout cela, et de bien d'autres choses, il s'inspire pour écrire des romans empreints d'un humour qui n'est jamais gratuit.
Le 6 février 2012, par une grise fin de journée, un policier descend d'une voiture officielle conduite par un vice-colonel de l'armée chinoise ; il entre dans le consulat américain de Shengdu pour y rester près de trente heures. Ce policier est surnommé l'Eliott Ness chinois ; il détient des secrets susceptibles de faire vaciller l'appareil politique de son pays ; et, par là, de créer une onde de choc aux conséquences incalculables. Pendant cette nuit de folie, il va demander l'asile politique aux États-Unis, qui le lui refuseront dans une atmosphère de tension extrême entre les deux superpuissances. Parce que cet événement est considérable, parce que l'équilibre de la planète en sera affecté d'une manière ou d'une autre, parce que personne ne détient la totalité des cartes abattues dans cette partie de poker menteur, il n'était d'autre solution que de jouer du ressort de la fiction. Philippe Dessertine, spécialiste de la finance et de l'économie internationale, relève le défi. Il livre le thriller haletant de cette nuit incroyable où les protagonistes sont un homme et une femme que tout oppose, mais où les ombres qui s'agitent sont celles des maîtres du monde. Tout est vrai dans ce roman qui ne laisse pas le lecteur respirer ; tout est vrai, y compris ce qui est faux. Le but ultime est de fournir les clefs – même si, quand les verrous sautent, certaines portes ouvrent sur des réalités terrifiantes…