Nouveaux livres

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Richard Yates

19 € 20 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

Richard Yates


Tao Lin

Ce roman, même s'il s'intitule Richard Yates, n'a aucun rapport avec l'auteur éponyme… Ce n'est en aucun cas une biographie, le titre fait plutôt appel (même s'il est fait référence à quelques reprises à l'écrivain Richard Yates) à la sensation d'approximation, de « réalité abstraite » qu'on vit lorsqu'on s'aperçoit de la différence entre un contenant et son contenu, ou lorsqu'on compare des éléments aussi paradoxalement éloignés l'un de l'autre que l'Art et la Vie : une situation étrange et pourtant familière, nous laissant dans un doux état de confusion.

Deux jeunes gens que l'auteur affuble de noms d'acteurs américains, Haley Joel Osment, 21 ans, habitant New York, et Dakota Fanning, 16 ans, habitant dans le New Jersey, font connaissance sur internet et s'éprennent l'un de l'autre.
Après une première rencontre réelle au domicile de l'adolescente, ils enchaînent les allers-retours entre New York et le New Jersey. Le couple mange végan, vole dans les magasins et disserte sur la vie et l'ennui, se sent seul, échoue souvent à se comprendre. Lorsqu'ils ne sont pas ensemble, ils discutent en chat, alimentent leur spleen et une relation entre bonheur fulgurant et déprime suicidaire. Lorsque Joel quitte son appartement de New York pour s'installer dans New Jersey, les personnages se dévoilent, laissant apparaître leurs blessures, leurs pulsions, leurs failles. Et Joel découvre alors les mensonges et manipulations de Dakota.

Des jeunes ligotés par leurs liens virtuels, des adultes désarticulés par le réel, un récit entre l'hypnose et l'anesthésie. L'écriture minimale de Tao Lin et son humour à froid nous plongent dans la dépression générationnelle de ceux que l'on nomme les hipsters. Et, au détour d'une conversation en ligne apparemment anodine, les démons surgissent, avec toujours en fond sonore une solitude que l'on embrasse et dont on rit, comme pour l'apprivoiser.

« Souvent hilarante, l'écriture de Tao Lin évoque les débuts de Douglas Coupland ou Bret Easton Ellis, mais avec quelque chose de particulier, presque beckettien. (...) Il y a chez lui une attitude, une ambiance, un abandon comiquement désespéré de l'ego littéraire. » The Guardian



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Richard Yates


2012-01-15 05:00:24

Carnet de notes, 2001-2010

37,05 € 39 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

Carnet de notes, 2001-2010


Pierre Bergounioux

« Pour des raisons qui touchent à mes origines, à ma destinée, j'ai ressenti le besoin d'y voir clair dans cette vie. La littérature m'est apparue comme le mode d'investigation et d'expression le moins inapproprié. Elle est porteuse, comme l'histoire, comme la philosophie, comme les sciences humaines, d'une visée explicative, donc libératrice. Elle peut descendre à des détails que les discours rigoureux ne sauraient prendre en compte parce qu'il n'est de science que du général.
Les notes quotidiennes ne diffèrent pas, dans le principe, de ce que j'ai pu écrire ailleurs. Les autres livres se rapportent aux lieux, aux jours du passé, le Carnet à l'heure qu'il est, au présent. »
P. B.

Ce journal, qui couvre la première décennie du vingt et unième siècle, constitue le troisième volume des Carnets de notes de Pierre Bergounioux.



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Carnet de notes, 2001-2010


2012-01-15 05:00:23

Les séparées

17,10 € 18 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

Les séparées


Kéthévane Davrichewy

LES SÉPARÉES. Quand s'ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l'enfance ne se quittaient pas se sont perdues.
Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d'autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice.
Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé : leurs premiers émois amoureux, leurs familles, leur passion pour la littérature, la bande-son et les grands moments des « années Mitterrand ». Elles ont même rêvé à un avenir professionnel commun.
Si, de cette amitié fusionnelle, Kéthévane Davrichewy excelle à évoquer les élans et la joie, si les portraits de ceux qu'Alice et Cécile ont aimés illuminent son livre, elle écrit aussi très subtilement sur la complexité des sentiments. Croisant les points de vue de ses deux narratrices, et comme à leur insu, elle laisse affleurer au fil des pages les failles, les malentendus et les secrets dont va se nourrir l'inévitable désamour.
Car c'est tout simplement de la perte et de la fin de l'enfance qu'il s'agit dans ce roman à deux voix qui sonne si juste.

Kéthévane Davrichewy est née à Paris. Après de nombreux ouvrages pour la jeunesse à L'École des loisirs et un premier roman en 2004 (Tout ira bien, Arléa), elle a publié en 2010 chez Sabine Wespieser éditeur La Mer Noire, qui a remporté plusieurs prix et été traduit en allemand, en italien, en néerlandais et en suédois.



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Les séparées


2012-01-15 05:00:21

La liseuse

14,99 € 15,77 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

La liseuse


Paul Fournel

Depuis 1452 et la parution de la Bible à 32 lignes de Gutenberg, le texte et le livre ont partie liée : publier un texte c'est faire un livre, lire un livre, c'est lire un texte, acheter un texte, c'est acheter un livre.
Ce récit commence le soir où la petite stagiaire discrète apporte à Robert Dubois le vieil éditeur, encore directeur de la maison qui porte son nom, sa première liseuse. Ce bel objet hightech qui le regarde de son écran noir, lui annonce que sa vie est en train de basculer. Que va devenir son métier maintenant que le texte et le papier se séparent ? Quelque chose couve qui pourrait fort bien être une révolution. Il le sait et cette perspective le fait sourire.
La vie continue pourtant à l'identique, Dubois déjeune avec ses auteurs, voyage chez les libraires, rencontre les représentants, mais il porte sa liseuse sous le bras qui lui parle déjà d'un autre monde. Celui qu'il va aider des gamins à bâtir, celui dont il sait qu'il ne participera pas.
De toute la force de son humour et de son regard désabusé et tendre il regarde changer son monde et veille à garder, intact au fond de lui, ce qui jamais ne changera : le goût de lire.



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La liseuse


2012-01-13 05:00:32

Belle famille

16,77 € 17,65 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

Belle famille


Arthur Dreyfus

«Madec se dirigea vers la cuisine pour chercher un couteau à pointe fine. Comme s'il était surveillé, il s'interdit la lumière. L'obscurité ne faisait pas disparaître les formes, mais les couleurs. Est-ce ainsi que voyaient les gens dans les vieux films? L'enfant ouvrit le tiroir à ustensiles.»

Ensuite un peu de bruit, et beaucoup de silence.

L'auteur
Arthur Dreyfus est né en 1986. Il est l'auteur d'un premier roman très remarqué, La synthèse du camphre (collection blanche, 2010). Après avoir présenté cet été « La période bleue », il anime aujourd'hui l'émission hebdomadaire « Chantons sous la nuit » sur France Inter.



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Belle famille


2012-01-13 05:00:29

Supplément à la vie de Barbara Loden

13,11 € 13,80 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

Supplément à la vie de Barbara Loden


Nathalie Léger

Plusieurs destins s'entrelacent dans ce nouveau récit de Nathalie Léger. Ils se nouent autour d'un film, Wanda, réalisé en 1970 par Barbara Loden, un film admiré par Marguerite Duras, une œuvre majeure du cinéma d'avant-garde américain. Il s'agit du seul film de Barbara Loden. Elle écrit, réalise et interprète le rôle de Wanda à partir d'un fait divers : l'errance désastreuse d'une jeune femme embarquée dans un hold up, et qui remercie le juge de sa condamnation. Barbara Loden est Wanda, comme on dit au cinéma. Son souvenir accompagne la narratrice dans une recherche qui interroge tout autant l'énigme d'une déambulation solitaire que le pouvoir (ou l'impuissance) de l'écriture romanesque à conduire cette enquête.
Il y a d'abord l'errance de cette femme, Wanda, apparemment sans attaches et sans désirs ; il y a ensuite la recherche de Barbara Loden, une actrice rare, une cinéaste inspirée, une femme secrètement blessée, et qui cherche la vérité de son existence à travers un fait divers ; il y a enfin l'enquête de la narratrice. Trois destins entremêlés pour une même recherche sans objet, une même façon d'esquiver ou d'affronter la réalité. Wanda/Barbara : qu'est-ce que l'une cherche à travers l'autre, et qu'est-ce que la narratrice cherche à travers elles ?
Barbara Loden est née en 1932, six ans après Marilyn Monroe, la même année qu'Elizabeth Taylor, Delphine Seyrig et Anouk Aimée. Elle a trente-huit ans lorsqu'elle réalise et interprète Wanda en 1970. Elle est la seconde femme d'Elia Kazan. Elle a joué dans Le Fleuve sauvage et dans La Fièvre dans le sang. Elle devait jouer dans The Swimmer avec Burt Lancaster, mais ce fut Janet Landgare qui eut le rôle ; elle devait jouer dans L'Arrangement avec Kirk Douglas, mais ce fut Faye Dunaway qui eut le rôle. Elle est morte jeune, à 48 ans. Wanda est son premier et son dernier film. Quoi d'autre ? Comment la décrire, comment décrire un corps et une présence inconnus ? La narratrice lit des témoignages, regarde des images, décrit le film, tente de s'approprier un visage, de découvrir un corps sous un autre, elle cherche à reconstituer les bribes d'une vie pour la tirer un instant de l'oubli, et revenir sur sa propre amnésie.



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Supplément à la vie de Barbara Loden


2012-01-13 05:00:28

En vieillissant les hommes pleurent

17,10 € 18 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

En vieillissant les hommes pleurent


Jean-Luc Seigle

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En vieillissant les hommes pleurent


2012-01-13 05:00:27

Une bonne raison de se tuer

18,05 € 19 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

Une bonne raison de se tuer


Philippe Besson

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Une bonne raison de se tuer


2012-01-13 05:00:27

L'éclaircie

16,77 € 17,65 €

Roman (broché). Paru en 01/2012

L'éclaircie


Philippe Sollers

« C'est immédiat : je ne peux pas voir un cèdre, dans un jardin ou débordant d'un mur sur la rue, sans penser qu'une grande bénédiction émane de lui et s'étend sur le monde. La foule est bénie, les autobus, les camions, les voitures, les poubelles, les vélos, les scooters sont bénis. Les plus laids et les plus laides sont bénis, et aussi les vieux, les enfants, les jeunes, les femmes enceintes, les malades, les fatigués, les pressés, les rares heureux, les désespérés. Ils passent tous et toutes sous le cèdre, ils ne le voient pas, sa bénédiction silencieuse, verte et noire, filtre l'espace. On ne sait pas d'où lui vient cette tranquillité, cette ramure de sérénité.
La photo que j'ai sous les yeux a été prise en été par quelqu'un qui s'est assis dans l'herbe pour qu'on voie bien le petit personnage regardant un cèdre. Je dois avoir 2 ans, je suis un bébé bouffi qui lève un visage ravi, à moitié mangé de soleil, vers les branches. Anne, ma soeur de 8 ans, est à peine visible, devant les vérandas, sur la droite. La photo a du être prise par mon père, le seul qui, à l'époque, prenait de temps en temps des photos. J'ai l'impression d'être là, maintenant, dans cette image qui n'est pas pour moi une image, mais une clairière toujours vivante, une éclaircie. » « Dès ma première rencontre avec Lucie, une formule espagnole m'est revenue à l'esprit : “los ojos con muja noche”, les yeux avec beaucoup de nuit. Les “coups de foudre” sont rares, les coups de nuit encore plus. Les tableaux où Lucie apparaîtrait, si j'étais peintre, devraient être envahis par l'intensité de ce noir sans lequel il n'y a pas d'éclaircie. Noir et halo bleuté. Tout le reste, robes, pantalons, bijoux, répondrait à ce noir, nudité comprise. Mais la preuve, ici, est dans ses lèvres, la bouche, la langue, la salive, le souffle. C'est en s'embrassant passionnément, et longtemps, qu'on sait si on est d'accord. Une longue demi-heure, tout en se caressant, sinon c'est du chiqué ou du vent. Pas d'expression plus répugnante que la formule, de plus en plus employée à tout va : “bisou”. Le long et profond baiser, voilà la peinture, voilà l'infilmable. Rue du Bac, de 17h20 à 17h50, tout de suite, dès la porte ouverte. Pas un mot, sauf l'habituel “Désennuyons-nous”. J'arrive toujours avec dix minutes d'avance. J'entends l'ascenseur, le bruit de la clé de Lucie dans la serrure, les rideaux sont déjà fermés, action. »« C'est immédiat : je ne peux pas voir un cèdre, dans un jardin ou débordant d'un mur sur la rue, sans penser qu'une grande bénédiction émane de lui et s'étend sur le monde. La foule est bénie, les autobus, les camions, les voitures, les poubelles, les vélos, les scooters sont bénis. Les plus laids et les plus laides sont bénis, et aussi les vieux, les enfants, les jeunes, les femmes enceintes, les malades, les fatigués, les pressés, les rares heureux, les désespérés. Ils passent tous et toutes sous le cèdre, ils ne le voient pas, sa bénédiction silencieuse, verte et noire, filtre l'espace. On ne sait pas d'où lui vient cette tranquillité, cette ramure de sérénité. […] La photo que j'ai sous les yeux a été prise en été par quelqu'un qui s'est assis dans l'herbe pour qu'on voie bien le petit personnage regardant un cèdre. Je dois avoir 2 ans, je suis un bébé bouffi qui lève un visage ravi, à moitié mangé de soleil, vers les branches. Anne, ma soeur de 8 ans, est à peine visible, devant les vérandas, sur la droite. La photo a du être prise par mon père, le seul qui, à l'époque, prenait de temps en temps des photos. J'ai l'impression d'être là, maintenant, dans cette image qui n'est pas pour moi une image, mais une clairière toujours vivante, une éclaircie. »
« Dès ma première rencontre avec Lucie, une formule espagnole m'est revenue à l'esprit : “los ojos con muja noche”, les yeux avec beaucoup de nuit. Les “coups de foudre” sont rares, les coups de nuit encore plus. Les tableaux où Lucie apparaîtrait, si j'étais peintre, devraient être envahis par l'intensité de ce noir sans lequel il n'y a pas d'éclaircie. Noir et halo bleuté. Tout le reste, robes, pantalons, bijoux, répondrait à ce noir, nudité comprise. Mais la preuve, ici, est dans ses lèvres, la bouche, la langue, la salive, le souffle. C'est en s'embrassant passionnément, et longtemps, qu'on sait si on est d'accord. Une longue demi-heure, tout en se caressant, sinon c'est du chiqué ou du vent. Pas d'expression plus répugnante que la formule, de plus en plus employée à tout va : “bisou”. Le long et profond baiser, voilà la peinture, voilà l'infilmable. Rue du Bac, de 17h20 à 17h50, tout de suite, dès la porte ouverte. Pas un mot, sauf l'habituel “Désennuyons-nous”. J'arrive toujours avec dix minutes d'avance. J'entends l'ascenseur, le bruit de la clé de Lucie dans la serrure, les rideaux sont déjà fermés, action. »
« Le temps est venu de réinterpréter le monde, car sa folie financière et sa transformation insensée n'ont que trop duré. La vieille nature, en colère, multiplie les avertissements, mais tient quand même le coup « Le temps est venu de réinterpréter le monde, car sa folie financière et sa transformation insensée n'ont que trop duré. La vieille nature, en colère, multiplie les avertissements, mais tient quand même le coup dans certains endroits de l'ouest de l'Europe. C'est là, à partir de ce cap d'Asie, que le décrochement a eu lieu, et rien ne dit, contrairement aux nouveaux prédicateurs de l'Apocalypse, qu'il ne se reproduira pas un jour. Qui attendait Manet en 1863 ? Personne. Picasso en 1909 ? Personne. Tout à coup, quelqu'un est là qui voit tout différemment, parce qu'il vit différemment. On s'étonne, on s'exclame, on s'indigne ? Trop tard, et pour longtemps. On peut aussi décider, un siècle après, d'éradiquer ces phénomènes. Après avoir été religieux, totalitaires, fonctionnaires, publicitaires, les nouveaux imposteurs sont devenus purement techniques. Achetez, communiquez, consommez, communiquez. Allez-y, allez-y, vous n'empêcherez pas l'éclaircie. »



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L'éclaircie


2012-01-13 05:00:24

Retrouvez sur Arte mercredi 11 janvier à 20h35 le film adapté de la célèbre nouvelle de Flaubert avec Marina Foïs et Sandrine Bonnaire.

"Une servante au grand coeur, esclave volontaire d'une bourgeoise inconsciente, voit disparaître un à un les êtres qui lui sont chers. Deux actrices magnifiques".


)Un coeur simple-Gustave Flaubert




Bande annonce du film Un Coeur simple par FranceCinema


«Un coeur simple» à voir mercredi soir sur Arte, avec Marina Foïs et Sandrine Bonnaire


2012-01-11 05:00:28