« Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »
Lazare Vilain, philosophe de formation et dialecticien de vocation, s'en vient, suite à une proposition officielle, à enseigner son noble art devant un public de taulards. Porté par un style goûteux et argotique, voici la métaphysique à coups de mandales.
Après certaine Philosophie dans le boudoir rêvée par Sade à la Bastille puis à Charenton, le Dilettante vous offre, en programme exclusif, offert par Alain Guyard, la philosophie dans le parloir, une version hautement pénitentiaire et fort peu dialectique de la méditation métaphysique et de l'investigation morale. Mais encore?? J'y viens. Attendez-vous à savoir que Lazare Vilain, philosophe de formation et dialecticien de vocation, s'en vient, suite à une proposition officielle, à enseigner son noble art devant un public de taulards, histoire de pondérer leurs ardeurs et d'ouvrir dans leur mental irascible une fenêtre vers le ciel des transcendantaux. Il monte donc en chaire en tout lieu de détention qu'on lui signale. La chose se passe au mieux : troublé, inquiet, séduit, le public répond présent. Mais peu à peu Vilain se familiarise, copine, couche et devient passeur de courrier, puis partie prenante du milieu, pas de celui qu'il importe de garder en toute chose, mais de l'autre qu'il importe de ne fréquenter qu'armé de méfiance et d'un Glock fait à sa main. Dans son sillage, on fréquente salle de boxe, clubs, claques, arrière-salles et bas-fonds?; on s'invite à la table de M.Riccioli, on croise Rocky-les-baffes, Leïla la veuve d'un braqueur anar et les Barbarovitch les bien nommés, les Peachum du PACA, régnant sur toute une famille de mendiants et d'ouvriers bidon. On assistera même à une corrida carcérale et croisera un « pizzaiolo pornologue ». Final en forme de déclaration d'amour et de règlement de comptes politique. Nietzsche a rêvé d'une « philosophie à coups de marteau », Guyard vous offre, porté par un style goûteux et argotique, la métaphysique à coups de mandales. Affaire de style. Tendez la joue gauche, premier service?!
Alain Guyard est né en 1966. Il reste un mystère pour lui-même, qu'il n'arrive pas à résoudre en quatre lignes. Occasionnellement, il fait de la philosophie à la ville, dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques, et à la campagne, dans les bergeries et les grottes.
Merci de votre participation et félicitations aux gagnantes ! Ces 3 gagnantes remportent 5 livres au choix dans notre catalogue-été. Les gagnants seront contactés directement par e-mail*.
Sans réponse de leur part avant le 7 septembre, les lots seront attribués à des gagnants subsidiaires.
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*Nous contacter à contact-ldp@livredepoche.com si vous n’avez pas reçu d’e-mail avant le 28 août.
Participez tout l'été à notre jeu-concours et tentez vous aussi de gagner un lot de 5 livres ! Il vous reste encore deux semaines pour tenter de gagner les livres de votre rentrée !!
Intimes ou polémiques, plusieurs ouvrages retracent la vie et les créations de la couturière, 40 ans après sa mort.
Une nouvelle vague d’ouvrages consacrés à Coco Chanel paraissent à l’occasion du 40e anniversaire de la mort, en 1971 à l’âge de 87 ans, de la célèbre couturière symbole de l’élégance française.
L'occasion pour nous de se replonger dans l'ouvrage d'Edmonde Charles-Roux, L'Irrégulière, qui retrace un destin unique : celui d’une femme qui exerça son pouvoir à la tête d’une immense entreprise, fut le pôle d’attraction de toute une époque, et qui aura été, néanmoins, tout au long de son existence, une marginale, une « irrégulière ».
« J'ai toujours su qu'un jour, ce livre, je l'écrirais. Il m'a fallu du temps. Il m'a fallu écrire d'abord d'autres livres, plus doux, plus feutrés, inventer des histoires, sans doute tentatives d'approche de celui-ci. Un jour d'août 2009, parce qu'il ne
Elle était pauvre, irrévérencieuse, sensuelle, très belle et rebelle à toute autorité, sauf à celle du génie et de l'amour. Elle s'appelait Molly Allgood, elle fut une comédienne célèbre et elle eut pour amant l'un des plus fameux dramaturges irlandais, John Millington Synge. C'était en 1907. Elle avait dix-neuf ans, il en avait trente-sept. Il fut son Pygmalion, elle sa muse. Ils vécurent une passion sans borne. Mais leur différence sociale et religieuse, les conventions et l'austérité de la famille Synge, leurs amis même, tout et tous s'y opposèrent. Jamais ils ne purent se marier et Molly Allgood rompit avec l'homme de sa vie qui mourut peu après, en 1909, rongé par le bacille de Koch. Quarante-cinq ans plus tard, on retrouve l'ancienne actrice, réduite à la misère et hantant les rues de Londres par un matin brumeux. Peu à peu, les souvenirs resurgissent, comme l'amour et le désir pour ce Vagabond qui ne l'aura jamais quittée…
De tous les romans de Joseph O'Connor, Muse est sûrement le plus grand, en tout cas le plus intense. À chaque page, le lecteur est ébloui, bouleversé. Voilà un livre forgé de lumière et d'airain.
AUTEUR :
Né en 1963 à Dublin, Joseph O'Connor est considéré comme l'un des écrivains irlandais les plus importants de sa génération. Son œuvre est traduite en trente-cinq langues. Découvert en France en 1996 avec son recueil de nouvelles Les Bons Chrétiens (Libretto, 2010, préface de Hugo Hamilton), il est encensé par la critique des deux côtés de l'Atlantique lorsque paraît Desperados (Phébus, 1994), puis Inishowen (Phébus, 2001). À l'irlandaise (Robert Laffont, 1999), L'Étoile des mers (Phébus, 2003), Redemption Falls (Phébus, 2007) et Muse (Phébus, 2011) confirment l'immensité de son talent.
Tout le monde est d'accord pour dire qu'Hercule est beau, jeune, grand, fort, courageux. Comme fermier, il déborde de vie et d'énergie. Comme amant aussi: quand il rencontre Angélique, tout de suite la chaleur monte. Elle va même finir par brûler grâce à l'aimable contribution de Patricia, une star du X qui débarque de Californie. Les sens se dérèglent, le délire s'accélère. Mais la course au bonheur justifie de nouveaux plaisirs toujours plus fous.
Aujourd'hui, en Inde, on ne dit plus « intouchable » mais dalit. Un mot, toutefois, suffit-il à changer la donne? Ce n'est pas l'avis d'Ayyan.
D'un côté, du sien, une pièce minuscule partagée avec sa jeune épouse et son fils dans une exécrable cité de la banlieue de Bombay, tandis qu'il exerce un emploi de secrétaire dans un institut de recherche de haut vol. De l'autre extrémité du spectre social, à l'Institut, les savants, les « brahmanes » et, avec eux, tous les nantis et leurs femmes inaccessibles, le regardent de haut. Alors, à l'époque où le petit peuple indien, conscient de sa supériorité numérique, acquiert un pouvoir politique de plus en plus important, Ayyan a une idée… Son fils, Adi, est brillant.
Pourquoi ne pas donner discrètement un coup de pouce au destin, ne pas compenser les injustices de la naissance et du système des castes ? Fort de ce qu'il apprend à l'Institut en écoutant aux portes, Ayyan entretient le mythe d'un petit génie dalit… Qui, dans ces chassés-croisés, ces jeux de pouvoir, ces mensonges plus ou moins assumés, remportera la partie ? A coup sûr, le lecteur, emporté par la prose simple et efficace, à l'humour acerbe, d'un romancier indien qui appelle un chat un chat et se moque des faux-semblants de ses compatriotes.
Trois femmes, trois personnages historiques — Margaret Thatcher, Janis Joplin et Rosa Luxemburg — reviennent sur la scène de l'actualité, à l'occasion d'un spectacle sur l'Europe, dans lequel elles sont invitées à jouer leur propre rôle.
Margaret Thatcher atterrit à Paris, bien décidée à démontrer que la révolution libérale a encore un avenir. Sur le pont d'un transatlantique, Janis Joplin émerge de la révolution psychédélique des sixties, quelque peu embrumée. Dans un train en provenance de la lointaine Pologne, Rosa Luxemburg, étonnée et heureuse de visiter le monde contemporain, reprend la révolution marxiste là où elle l'avait laissée en 1919, au moment de son assassinat.
Comme dans les rêves, il y a toujours — sous le cours apparent de l'Histoire — une vérité latente à découvrir et à interpréter. C'est sur cette scène du « présent des choses passées, du présent des choses présentes, du présent des choses futures » que se déploie l'étonnant roman d'imagination politique de Corinne Aguzou.
Révolté, audacieux et drôle, mais aussi méditatif, ce livre apporte une explication neuve au sentiment de tristresse qui flotte aujourd'hui sur l'Europe.
Historienne de formation, Corinne Aguzou a déjà publié deux romans chez Tristram.