Auguste mit longtemps à comprendre qu'il n'était pas un troisième bras ou une troisième jambe de sa mère mais un être à part qui n'était greffé à personne mais au contraire séparé à tout jamais de toutes les autres créatures. Il comprit plus vite qu'il n'était pas un appendice du père puisque celui-ci était parti à la guerre étudier les couleurs et qu'à la maison on le voyait très peu. Les premières années de sa vie, Auguste ignore que sa venue au monde inopportune fait de sa mère célibataire une putain et presque une délinquante. Il ignore que la haute position de son père lui évite d'encourir le même mépris. Aussi improbable que cela puisse paraître, il ignore même qui est Goethe. " Anne Weber, Auguste, 2010.
Lara, vingt-sept ans, est dans une mauvaise passe : son fiancé est parti tomber amoureux d'une autre, son associée fait la fête sur une plage à Bali pendant que leur business de recrutement frôle dangereusement la faillite, et la voilà forcée d'assister à la crémation d'une très vieille grand-tante qu'elle a dû voir cinq fois tout au plus.
Heureusement, Lara n'est pas seule. Car voici que surgit Sadie : une fille épatante, tout droit sortie des années vingt, fan de charleston et de soirées cocktail, de belles toilettes et de beaux garçons ; une vraie diablesse qui a aussi le chic pour apparaître aux moments les plus inopportuns et qui cultive une curieuse obsession pour un mystérieux collier.
Au contact de cette nouvelle amie, Lara va comprendre qu'ajouter un peu de vintage, un brin de fantaisie et une touche de magie peut résoudre bien des soucis.
2010 : 3ème édition du PRIX FEMME ACTUELLE : 600 manuscrits reçus : UN SEUL GAGNANT GENRE CLASSIQUE
PRIX 2010 : une forte adhésion des lecteurs/lectrices : Plus de 1000 fiches de lecture , issus d’un comité grand public, indépendant, permettant de révéler les auteurs de talent
Dès son plus jeune âge, David Abiker n'a eu de cesse d'explorer le merveilleux et mystérieux monde féminin. Lui qui a eu la chance d'avoir une maman couturière passait ses jeudis après-midi sous la table de la cuisine à espionner les clientes qui se déshabillaient en parlant d'Yves Saint Laurent, de divorces et de gaines de 18 heures. Entre autres activités, le petit David a exploré la pile de "Playboy" d'oncle Léon, a exigé de sa mère qu'elle achète des frites Végétaline pour enfin savoir si elles avaient un sexe, a réinventé les bombes à eau Durex et admiré son cousin Philippe qui avait deux sujets de prédilection : la taille de son sexe et les superhéros... Après avoir brossé avec succès un portrait de lui en jeune homme dans "Le Musée de l'homme: le fabuleux déclin de l'empire masculin", David Abiker revient sur l'enfant qu'il fut dans un récit drôle et cinglant aux accents felliniens.
Eté 1869 en Alsace, au presbytère de Frœschwiller, village protestant. Elles sont trois, Frédérique, l'aînée, Lisbeth, la secrète, et Dorothée, la benjamine un peu frondeuse, sœurs unies et filles aimantes, bercées par un quotidien tranquille. Mais la mort soudaine d'Emilie, la mère, pilier de la famille, va compromettre leurs rêves de jeunes filles. Une autre tragédie se profile : en 1870, les Prussiens envahissent l'Alsace, puis la France. Pour Frédérique, Lisbeth et Dorothée, ces combats à leur porte sont un détonateur. Au fil de terribles épreuves, elles se révéleront sous un jour nouveau, prendront en main leur destin sans jamais trahir leurs valeurs, en dignes héritières du pasteur Christian Muller… A partir de faits réels, Marie Kuhlmann a tissé la trame des destins forts et inoubliables des trois sœurs Muller, jeunes héroïnes à l'aube d'une conscience nouvelle.
« Ça y est, j'ai raconté toute la route » écrit Jack Kerouac, en mai 1951, à son ami Neal Cassady. « Suis allé vite, parce que la route va vite ». Il explique qu'entre le 2 et le 22 avril, il a écrit un roman complet, de 125 000 mots. « L'histoire, c'est toi, moi, et la route ». Il l'a écrite sur des bandes de papier de 40 mètres de long, « le rouleau s'est imprimé dans la machine, sans paragraphes, en fait. »
La légende veut que Kerouac se soit dopé à la benzédrine pour écrire Sur la route, qu'il l'ait composé en trois semaines, sur un long rouleau de papier télétype, sans ponctuation. Il s'était mis au clavier, avec du bop à la radio, et il avait craché son texte, plein d'anecdotes prises sur le vif, au mot près. Le sujet : la route avec Dean, son cinglé de pote, le jazz, l'alcool, les filles, la drogue, la liberté… Évidemment, les éditeurs refusent ce rouleau qui ressemble si peu à un manuscrit. Kerouac récupère son travail et reprend la route vers la Californie et le Mexique ; il découvre l'écriture automatique et le bouddhisme, il écrit d'autres romans « à toute blinde », les consignant dans de petits carnets que personne n'a le courage de publier. Des années passent avant que Viking n'achète Sur la route. Le roman publié n'a en fait rien à voir avec « le livre échevelé que Kerouac a tapé en 1951 » déclare Allen Ginsberg ; un jour « quand tout le monde sera mort ajoute-t-il, l'original sera publié en l'état, dans toute sa folie. »
C'est cet original, « dans toute sa folie », qui est aujourd'hui publié en français. Pour mieux comprendre la genèse de Sur la route, quatre universitaires américains exposent leurs points de vue en complément du roman. Howard Cunnell explique comment s'est élaboré le premier manuscrit. Penny Vlagopoulos s'intéresse au contexte et à l'Amérique de l'époque. Georges Mouratadis étudie la personnalité de Neal Cassady, compagnon d'aventures de Kerouac. Enfin, Joshua Kupetz envisage les rapports entre le rouleau et la théorie littéraire contemporaine afin d'en souligner la nouveauté.