Yachine raconte comment il a grandi à Sidi Moumen, une cité en lisière de Casablanca, parmi ses dix frères, une mère qui se bat contre la misère, et un père ancien ouvrier, toujours accroché à son chapelet. Cete ville est un enfer terrestre avec ses décharges publiques, le haschich et la colle sniffée. Alors quand on leur dit que le paradis est à la porte d'en face, qu'ont-ils à perdre ?
« Quelques missions ponctuelles pour des travaux routiniers d'entretien, mais surtout, une fois par an, à l'arrêt de tranche, les grandes manoeuvres, le raz-de-marée humain. De partout, de toutes les frontières de l'hexagone, et même des pays limitrophes, de Belgique, de Suisse ou d'Espagne, les ouvriers affluent. Comme à rebours de la propagation d'une onde, ils avancent. Par cercles concentriques de diamètre décroissant. Le premier cercle, le deuxième cercle... Le dernier cercle. Derrière les grilles et l'enceinte en béton du bâtiment réacteur, le point P à atteindre, rendu inaccessible pour des raisons de sécurité, dans la pratique un contrat de travail suffit. Ce contrat, Loïc l'a décroché par l'ANPE de Lorient, et je n'ai pas tardé à suivre. »
Le nucléaire en France, ce sont 58 réacteurs répartis sur 19 centrales. Le secteur emploie 40 000 personnes. La moitié a le statut d'agent EDF, les autres sont salariés d'entreprises sous-traitantes. Ils vivent en caravane ou à l'hôtel, se déplacent d'un site à l'autre au gré des chantiers de maintenance, unis par des lien forts de solidarité, mais usés au fil des mois par la précarité et le stress au travail dans un environnement complexe où la menace est impalpable. L'un des enjeux de la fiction est de rendre perceptible, sensible cette menace. Pour saisir la fascination des hommes devant la centrale, et aussi leur angoisse, il faut entrer en zone contrôlée, franchir le sas du bâtiment réacteur, soulever le couvercle de la cuve et descendre au cœur des assemblages d'uranium, jusqu'aux lois intimes de la matière. Il faut suivre un personnage dont le destin va se nouer au cours d'une mission apparemment « comme les autres », aussi dangereuse que les autres, en fait, et qui va mal tourner.
La science et la technologie sont une source d'inspiration pour le roman quel que soit son genre – pas seulement en science-fiction –, un matériau riche à travailler sur le plan littéraire, qui offre un poste d'observation privilégié sur nos sociétés. De même que l'immersion de la littérature dans le monde du travail est un moyen parmi d'autres à la disposition des écrivains pour rendre compte de la perception qu'ils ont du monde contemporain.
Entre le bleu profond des eaux du Pacifique et les montagnes au loin, une baie inondée de lumière que domine un phare. Au cœur du paysage enchanteur de Port Orchard, la petite ville fleurie de la baie de Cedar Cove, où le cri des mouettes et les senteurs marines accompagnent la vie des habitants. A Cedar Cove, tout le monde connaît et apprécie Grace Sherman, qui a grandi ici et dirige à présent la bibliothèque de la petite ville. Et personne ne comprend, pas plus que Grace elle-même, pourquoi son mari a disparu du jour au lendemain sans donner d'explications. Malgré sa douleur et son incompréhension face à cet abandon, Grace a décidé de se battre pour retrouver sa joie de vivre. Et elle sait pouvoir compter sur le soutien d'Olivia, sa meilleure amie. Olivia qui est elle-même en train de reconsidérer sa vie : divorcée en effet depuis de longues années, elle vient de s'engager dans une relation sentimentale avec Jack, un homme audacieux et sensible qui lui redonne l'espoir d'un amour heureux. Et puis il y a Charlotte, la mère d'Olivia, une femme pleine de charme et appréciée de tous, qui va devoir elle-même faire face à une véritable épreuve. Quant à Maryellen, l'une des filles de Grace, elle n'en fait qu'à sa tête, comme toujours ! Bref, c'est tout un univers chaleureux qui aide Grace à traverser cette période de doute et de remise en question. Un univers où les gens finissent toujours par se retrouver car, à Cedar Cove, on n'est jamais très loin les uns des autres…A Cedar Cove, l'avenir est plein de promesses…
A propos de l'auteur
Avec plus de 100 millions de livres vendus, traduits en 23 langues, Debbie Macomber s'est imposée comme l'une des nouvelles stars du roman féminin. Ce roman, le deuxième de la série Cedar Cove, paraît pour la première fois en France. Il a été classé dans les listes de meilleures ventes du New York Times, de USA Today et de Publishers Weekly.
• Evoquant son œuvre romanesque, son correspondant se dit très touché par son évocation de certaines choses ; il partage avec elle une certaine forme de sensibilité et vit dans un univers qui n'est pas sans parenté avec le sien. L'inconnu révèle par ailleurs qu'il est voyant…Bien que très cartésienne, tout ce qu'il y a de plus rationnelle, l'écrivain et philosophe de formation accepte de correspondre avec lui, puis plus tard de le rencontrer. Stupéfaite par la justesse de ses analyses, elle commence alors à concevoir la possibilité d'une réalité nouvelle et fascinante… Intriguée, Eliette Abécassis noue peu à peu une relation amicale, de grande confiance, avec cet homme qui, loin des clichés habituels, s'avère discret, pondéré et réfléchiDepuis longtemps désireuse de relater l'histoire de cette rencontre, Eliette Abécassis esquisse d'abord un premier récit dans une nouvelle, Le Voyant, qui paraît en feuilleton dans l'hebdomadaire Elle pendant l'été 2004.L'abondant et volumineux courrier qu'elle reçoit alors confirme ce qu'elle soupçonnait déjà, à quel point la voyance fascine un public assoiffé de mystère mais aussi à la recherche de réponses, désespérément désireux de savoir de quoi l'avenir sera fait, cherchant des solutions aux challenges et épreuves de la vie.Une deuxième rencontre A la faveur de sa traduction de deux pastiches de l'édition française des recueils de pastiches de Mark Crick, La Soupe de Kafka et La Baignoire de Goethe, elle rencontre le talentueux écrivain anglais autour d'un risotto aux champignons (tiré tout droit d'un de ses livres) et se passionne pour son univers original et son imaginaire foisonnant.Une idée est née : celle d'un ouvrage à quatre mains, sous la forme de ce roman pictural rythmé par la plume d'Eliette Abécassis et le pinceau de Mark Crick.Roman d'initiation, conte poétique et philosophique, ce récit qui mêle réalité et merveilleux échappe aux étiquettes littéraires et nous rappelle, par son côté allégorique et la fantaisie de ses dessins, Le Petit Prince de Saint-Exupéry.
• Eliette ABECASSIS - Philosophe et écrivain, Eliette Abécassis rencontre le succès dès son premier roman, Qumran, traduit en dix-huit langues. Auteur pour le cinéma, elle écrit le scénario du film Kadosh d'Amos Gitaï qui inspira son roman La Répudiée. Elle est également l'auteur d'Un heureux événement, Mère et fille, un roman, et, dernièrement de XXX chez Albin Michel. Elle a également publié cette année deux premiers albums pour enfants, aux Editions Thomas Jeunesse, et s'apprête à faire paraître un troisième.Mark CRICK - Photographe de métier et dessinateur de grand talent, Mark Crick est l'auteur de deux recueils de pastiches de grands écrivains, La Soupe de Kafka et La Baignoire de Goethe, déjà publiés dans plus d'une vingtaine de pays. Il publiera bientôt un roman historique, et travaille à une pièce de théâtre, ainsi qu' à un troisième tome de pastiches.
Après dix années de - relative - tranquillité, durant lesquelles l'abbaye s'est dûment enrichie, la Relique semble bel et bien saisie d'une nouvelle et irrépressible envie de “voir du pays” : l'os baladeur va donc trouver, en la personne d'un moine déterminé et intelligent, le moyen de semer dans une abbaye enfin paisible une remarquable pagaille. Puis, selon le principe bien établi que rien ne contrarie plus un voleur
que d'être à son tour volé, les moines Abdon, Jérôme et Bernard, aventuriers bien malgré eux, vont être précipités une fois encore sur les chemins. D'incompréhensions certaines en dérapages variés, de pieux mensonges en énormités diverses, les trois moines vont pourtant faire la surprenante découverte d'un pays merveilleux et légendaire, plus réel toutefois qu'il n'y paraît au premier abord. L'os de frère Jean
nous replonge avec plaisir dans l'univers tendre, drôle et farfelu de Jean-Louis Marteil. Il nous conte un Moyen Âge qui n'est pas fait uniquement de sang et de flammes et où l'humanisme et l'humour font bon ménage.
La Postérité du soleil est née de l'amitié qui lia après la Libération Albert Camus et René Char. La correspondance des deux écrivains fait plusieurs fois allusion à ce projet de « livre sur le Vaucluse » qui serait la trace fidèle de leur fraternité. Ils en escomptaient une « joie durable ». Mais le livre ne put paraître du vivant de Camus, bien que le manuscrit en fût prêt au début des années 1950, après que Char y eut apporté son « luttant et respirant » poème d'ouverture. Les fragments poétiques de Camus y accompagnaient et transfiguraient les photographies d'Henriette Grindat (1923-1986), artiste suisse venue rencontrer Char à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le but de donner un visage à « cette arrière pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui » (Char). La mort tragique de Camus vint redonner vie à ce projet ; et le livre parut dans une version de luxe en 1965.
Cette réédition en grand format permet de découvrir un texte oublié d'Albert Camus, relevant d'une écriture poétique et fragmentaire peu courante sous sa plume.
"« Un mensonge nécessaire… Pour elle. – Pour elle ? Qui m'assure que je n'en subis pas un autre ? Qui me prouve que tu ne serais pas, toi, ma mère ? » " Max a été élevé sans amour par sa tante Evelyne. A seize ans, meurtri par tant d'indifférence et de mépris, il s'émancipe. Pour oublier la haine incompréhensible qu'il suscitait, il se fond dans l'anonymat de Grenoble. A la mort d'Evelyne, Max renoue avec les membres de sa famille et découvre, au cœur des montagnes, la maison familiale. Il veut connaître son histoire. Mais les aveux arrachés un à un révèlent une vérité abominable. Comment vivre avec ? Brigitte Varel dénonce, avec des mots justes, l'enfance sacrifiée. Un roman déchirant sur les ravages des secrets de famille et des non-dits.