• Au cours de deux journées et deux nuits, dans des lieux identiques, Rey et Pancho vivent les variations d'une même histoire, entre deux femmes qu'ils ne se décident pas à quitter, avec leurs amis, Tomatis, Leto et Barco, qu'ils retrouvent au café pour refaire le monde et la littérature. Rey, écrivain approchant de la maturité et ayant publié quelques livres, a perdu toute illusion dans la transcendance de l'oeuvre littéraire et Pancho, professeur de lettres, est un jeune homme torturé par l'insomnie et son incapacité d'aimer. Les journées de Rey et celles de Pancho s'achèvent en une scène finale, une fête d'anniversaire où sont conviés tous les personnages du roman et où Rey et Pancho devront prendre des décisions.Toute l'œuvre romanesque de Juan José Saer est déjà en place dans ce magistral roman de jeunesse. Il est le livre premier, la source d'où jaillissent tous les lieux saeriens – territoire, ville, fleuve, café – et la constellation de personnages qui vieilliront en même temps que l'auteur, jusqu'au dernier roman, Grande fugue.
• Auteur d'une des œuvres majeures de la littérature latino-américaine contemporaine, Juan José Saer a publié plusieurs recueils de poésie et de nouvelles, des essais et des romans parmi lesquels Cicatrices (1976), Nadie Nada Nunca (1982), L'Ancêtre (1987), L'Occasion (prix Nadal, 1987), L'Enquête (1996) et Lieu (Prix France Culture 2003). Né à Santa Fé, Argentine, en 1937, il est mort à Paris en 2005.Traduit de l'espagnol (Argentine) par Philippe Bataillon
Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la « dame rose » qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d’Oscar, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende.
Eric-Emmanuel Schmitt réalise l’adaptation de son roman au cinéma et confie le rôle de la dame Rose à Michèle Laroque.
Marie-Antoinette fut-elle jamais plus heureuse que pendant les "années Trianon" ? Autour d’elle gravite le "Cercle enchanté" de ses amis les plus proches, spirituels, charmeurs, prodigues, avides surtout d’honneurs et d’argent, dans le bouillonnement des idées qui agite alors la France. Du comte d’Artois, frère du roi, à Yolande de Polignac, l’amie intime, l’âme soeur, du duc de Lauzun au beau Fersen, tous virevoltent autour d’une jeune reine de plus en plus sûre d’elle, exigeante, capricieuse, frivole... Mais derrière cette vie de plaisirs, gronde le vent de l’Histoire. Tous seront emportés. Catherine Hermary-Vieille restitue avec une grâce, une élégance et une précision saisissantes l’atmosphère et la vie à la Cour de Versailles entre 1774 et 1792. Chronique cruelle et passionnante d’un règne, Les Années Trianon dressent un portrait intime et complexe de Marie-Antoinette, de ses premiers pas de souveraine à sa chute.
Lou a une vie parfaite, aussi bien personnelle que professionnelle. En se rendant au travail un matin d'hiver, il fait la connaissance de Gabe, un sans-abri qu'il croise tous les jours. Lou décide de l'embaucher ; en échange, Gabe devra servir d'espion au sein de l'entreprise. Or Gabe n'est pas un homme comme les autres et va changer la vie de Lou...
On a de la chance de vivre aujourd'hui est le second recueil de nouvelles de Kate Atkinson. D'un mini-thriller à l'humour grinçant et plein de fantaisie (Affaires de coeur) à Dieu qui décide de revoir sa copie après ce que l'homme a réussi à faire de sa création (Genèse) en passant par une vision glaçante de ce que donnerait l'application de la charia en Écosse (La Guerre contre les femmes), nous retrouvons la plume ironique et poétique de Kate Atkinson. Jetant sur notre monde un regard tantôt impitoyable (analyse à l'humour ravageur des fantasmes féminins dans Je ne suis pas une Joan), tantôt émerveillé (Le Jour de Lucy), elle nous plonge dans un univers où les choses ne sont jamais tout à fait ce que l'on croit (On a de la chance de vivre aujourd'hui et La Lumière du Monde) avant de conclure sur une version très contemporaine d'un célèbre opéra.
SUR L'OEUVRE ROMANESQUE DE KATE ATKINSON :
«Un écrivain est-il né ?
Que de réussites dans ce prodigieux album de famille ! Que de "romans" en puissance que leur auteur feuillette avec une prodigalité sans égale. Son " musée " promet bien des bonheurs de lecture...» Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur, 1996
«Ses romans ont le pouvoir des charmeurs de serpents : son univers singulier hypnotise dès les premières lignes.» Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche, 1998
«Entre thriller, comédie de moeurs, satire sociale, Kate Atkinson joue sa partition sans aucune faute.» Christine Rousseau, Le Monde, 2006
Présenté sous forme de «mémoires» écrits par Adrian Suydam, associé depuis quelque soixante ans à Ernest Saunders, la fin de la vieille garde raconte l'histoire du cabinet d'avocats que les deux jeunes gens ont fondé en sortant de Harvard. Cela nous vaut, au fil d'épisodes tour à tour touchants et finement ciselés, une brillante évocation de l'aristocratie américaine de la fin du XIXe au milieu du XXe siècle. Les péripéties des affaires qui font le quotidien d'un grand cabinet d'avocats décrites avec une maîtrise balzacienne n'empêchent pas les héros d'avoir aussi des affaires de coeur comme lorsque la belle jeune femme qu'aime Adrian s'enfuit avec un musicien noir pour vivre à Paris. Ce roman est aussi l'histoire d'une longue amitié entre deux personnages que tant de choses séparent en même temps qu'elles les rapprochent. Une découverte pour ceux qui ne connaissent pas Auchincloss, un régal pour les lecteurs déjà familiers de son oeuvre.
Avocat déformation, Louis Auchincloss est l'auteur de plus de soixante livres et a publié son premier roman, Les Enfants indifférents, en 1947.
«Louis Auchincloss est le seul à raconter comment les princes qui nous gouvernent se comportent dans leurs banques et dans leurs salles du conseil, dans leurs cabinets d'avocats et dans leurs clubs...»
À Istanbul, l'ouverture au monde d'une enfant à travers les langues. Le judéo-espagnol et l'allemand de la mère. Le français de son père, sa langue mère… Et la langue du dehors, le turc. En exergue : « Ma langue maternelle est une langue étrangère. » (Edmond Jabès). Selon Le Monde, « un texte singulier et précieux ». Rosie Pinhas-Delpuech est traductrice de l'hébreu et du turc.
AVERTISSEMENT AU LECTEUR : Le présent ouvrage est une œuvre de fiction. Si l'auteur s'est inspiré d'un fait divers qui, lui, a malheureusement été réel, le déroulement de l'histoire, les pensées et les propos des personnages de ce roman dont l'identité a certes été changée, mais qui peuvent être confondus avec des personnes existantes ou ayant existé dont le sentiment d'affliction ou l'intimité de la vie privée ont pu être atteintes, ont été imaginés par l'auteur et n'engagent que celui-ci.
Jean-Marc Pitte est grand reporter à la rédaction nationale de France 3. Il a été envoyé spécial à New York après le 11 septembre 2001, ainsi qu'en Bosnie, Irak, Afghanistan, Liban, Israël... Il est le co-auteur de deux essais : L'Ascenseur social est en panne, j'ai pris l'escalier (Editions de l'Archipel) et 11 septembre : La Grande Guerre des Américains (Armand Colin). Gueule d'ange est son premier roman.