A Venticano, petit village des montagnes de Naples, Giulia approche l’âge où l’on marie les filles, et rêve d’amour. Mais elle vit sous le joug d’une mère ambitieuse et intransigeante qui nourrit pour sa fille de plus brillants projets que de simples noces, noces qui enterreraient Giulia dans l’ombre d’une maison et d’un époux. Alors, pour arracher Giulia à son destin tout tracé, sa mère préfère encore l’exiler. Quitte à lui briser le cœur, elle l’envoie loin, très loin de son Italie natale, sous la protection de son frère, sur cette terre où tous les miracles semblent encore permis : l’Amérique.
C’est ainsi qu’un bateau enlève un jour Giulia, en larmes et déchirée, à sa famille et à sa chère baie de Naples, pour l’emporter vers son destin de femme. Un destin bien différent, cependant, de celui que sa mère prévoyait pour elle. Car là-bas, à New-York, Giulia va connaître, comme dans un tourbillon, tous les drames de la vie — et aussi, surtout, ce qu’elle attendait depuis toujours et qui va illuminer ses jours : l’amour fou…
A propos de l'auteur
Dès qu’elle a su lire et écrire, Linda Cardillo n’a plus tenu son stylo que pour raconter des histoires. Ses origines italiennes ainsi que des impressions d’enfance passée en Italie du Sud lui ont inspiré Le tourbillon d’une vie. Aujourd’hui, Linda Cardillo vit dans le New Jersey.
Angleterre, Moyen Âge
En ce jour de noces, le ciel faisait grise mine. Une triste journée qui s’accordait bien aux sentiments d’Eleanor de Bonvile tandis qu’elle pénétrait dans la cathédrale. Perdre sa sœur aînée était déjà en soi une dure épreuve, et voilà qu’elle devait à présent prendre la place de celle-ci devant l’autel. Mon Dieu, pourquoi le sort s’acharnait-il contre elle ? A ses côtés, son futur époux, lord Roger de Roche, comte du Wiltshire, semblait en proie à une insoutenable tension. De toute évidence, il n’était pas plus heureux qu’elle de cette union forcée… Qui aurait pu l’en blâmer ? Dans quelques instants, elle allait prononcer le « oui » fatidique qui scellerait son destin. Hier encore soumise au joug de son père, elle se retrouvait désormais sous celui d’un inconnu. Un homme dont, voilà peu, elle ignorait jusqu’à l’existence et qui serait dorénavant son seigneur et maître…
À propos de l’auteur
Auteure d’une quarantaine de romans tant historiques que contemporains, Joan Wolf a le privilège de voir ses titres figurer régulièrement en tête de liste des best-sellers du USA Today. Porté par un souffle romanesque intense, Le blason et le lys conjugue tous les atouts propres à l’univers de cette écrivaine talentueuse : sensibilité, érudition et finesse de l’analyse psychologique.
Sans équivalent dans la littérature contemporaine, la Vierge des tueurs est sans doute l'un des romans les plus singuliers publiés ces dernières années. Une œuvre scandaleuse, dévastatrice, qui a consacré son auteur comme le principal représentant d'une nouvelle littérature, aux antipodes du réalisme magique.
L'histoire d'un amour halluciné dans Medellin, la capitale de la haine, qui entraîne le lecteur au fil d'une vertigineuse descente aux enfers, dans la turbulence d'une prose extraordinairement évocatrice, marquée du sceau de l'urgence et de la nécessité.
Écrit comme une parodie d’un reportage grand public, Kanapé Bovary Bondage est une fiction racontant la création, l’évolution et la réussite d’un magazine féminin (tel qu’on peut l’imaginer dans un futur proche) qui pose les pratiques SM comme une composante inévitable de notre quotidien. Ainsi les pratiques SM changent les habitudes de vie des femmes, les codes relationnels des couples et relance la consommation grâce à la création d’une gamme de nouveaux produits. Kanapé Bovary Bondage est un pastiche jubilatoire et une critique pertinente et sans concession d’une presse qui impose des normes où l’intégrité du corps se plie aux différents dictats des marchés et des modes. Ce livre met en exergue tous les leviers qu’actionne le magazine, pour faire du voyeurisme et de l’obsession pornographique des éléments que, désormais, chacun devra inscrire à ses habitudes, comme preuve d’acceptation aux évolutions sociétales. Grâce à ce roman graphique (des dessins « logotypés » de pratiques SM illustrent cette histoire), Buraud tend un miroir sans complaisance à nos habitudes (sexualité, relation de couple, libertés individuelles, consommation…). L’auteur s’applique à nous faire réfléchir à la catégorisation de nos différents fantasmes en nous transposant dans un discours et des énoncés où le sado-masochisme est devenu une pratique courante et banalisée.
Tristan L’Hermite, que ses tragédies ont rendu célèbre au XVIIe siècle, est l’un des premiers dramaturges à restaurer le genre, avec le succès de La Mariane en 1636. Ses cinq tragédies, sur des sujets historiques, puisent aux trois grandes sources d’inspiration de la tragédie française. L’inspiration romaine est représentée par La Mort de Sénèque, évocation d’une conspiration avortée contre Néron, où se détache la figure émouvante du philosophe stoïcien ; et par La Mort de Chrispe, drame de l’épouse de Constantin, éprise de son beau-fils et provoquant sa mort, nouvelle Phèdre plus jalouse qu’incestueuse. À l’inspiration biblique se rattache La Mariane, où l’intérêt se porte moins sur la pathétique jeune femme que sur son époux, Hérode, tyran cruel et jaloux, mais épris de celle dont la mort le plongera dans la folie. L’inspiration orientale nous vaudra Panthée, pièce méconnue, où l’intérêt se partage entre le destin tragique de l’héroïne, qui cause la perte d’un époux aimé en le ralliant à Cyrus, et l’amour sans espoir d’Araspe, qui se suicide en apprenant sa mort ; et Osman, sujet moderne, qui représente la fin héroïque du sultan, victime des janissaires révoltés, animés par la fille du muphti, qui se venge ainsi de ses dédains, mais ne lui survit pas.