Comédie de m?urs, tableau social de l'Angleterre des vingt dernières années, mais surtout sublime histoire d'amour, "Un jour" est le livre qui a fait chavirer l'Europe tout entière. Superbement construit, un roman drôle et lucide sur l'amitié, le passage à l'âge adulte, les occasions manquées, les illusions perdues.
Lui, Dexter, issu d'un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d'origine modeste, charmante qui s'ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions.
Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre.
D'année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s'aimer, se détester, se séparer, et finir par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble.
Nous sommes le 15 juillet 2004. Tony Blair est Premier ministre, Robbie Williams cartonne et la vie, la vie qui va, réserve encore bien des surprises...
Dans la nuit, sur les côtes du midi de la France, cent navires à bout de souffle se sont échoués, chargés d'un million d'immigrants. Ils sont l'avantgarde du tiers-monde qui se réfugie en Occident pour y trouver l'espérance. À tous les niveaux, conscience universelle, gouvernements, équilibre des civilisations, et surtout chacun en soi-même, on se pose la question trop tard : que faire ? Paru pour la première fois en 1973, "Le Camp des Saints" est le livre qui a véritablement fait connaître Jean Raspail. Il révélait la fascination de l'auteur pour les causes perdues et les peuples disparus. « Y a-til un avenir pour l'Occident ? » demandait-il à l'époque. Certains ont été choqués par la façon dont la question était posée, d'autres, en France comme à l'étranger, ont parlé d'oeuvre prophétique. Aujourd'hui, ce débat n'a rien perdu de son actualité. À l'occasion de cette nouvelle édition, dans une préface intitulée "Big Other", Jean Raspail revient sur le destin du "Camp des Saints" et s'interroge sur l'actualité des questions politiques qui sont au coeur de ce roman.
Il semble qu'aujourd'hui le développement durable soit la seule idéologie qu'il nous reste. De facture relativement récente, on la retrouve cependant partout, tout le temps. Elle accommode l'école, bien sûr, mais aussi le travail, le supermarché, la politique... Le Pape même s'y est mis. Sujet incontournable, consensuel ou presque...
Iégor Gran a voulu comprendre. Était-il le seul à sentir le grotesque des discours moralisateurs, l'insupportable opportunisme marchand des uns et des autres, le culte du déchet, et cette curieuse manière d'idolâtrer la science – quand elle prédit l'avenir – tout en la rejetant quand elle est moteur de progrès ?... Comment font les français, ce peuple frondeur (au moins en paroles, sinon dans les actes), pour...
« Olivier Roller a arraché votre visage à ses réflexes. Ça donne une tête. Et vous savez très bien ce qui agite cet instant de tête. Car sans qu'il s'agisse à vos yeux d'une révélation, ce que montre le portrait, c'est un instant qui existe au cœur de ce labyrinthe qui n'appartient qu'à vous, par-delà les parades de la reconnaissance et les postures du corps qui désire être aimé. Ce labyrinthe où ont lieu vos expériences, la sorcellerie blanche qui court entre les yeux, la bouche, et la main qui écrit. Dans ce labyrinthe, on est à la fois le héros et la bête ; les deux corps se superposent. Ce spectre écarquillé qui lève les yeux, avec la pupille encore dilatée du médium, c'est vous — vous dans ce labyrinthe composé des 13 lettres de votre nom : Y.A.N.N.I.C.K.H.A.E.N.E.L. La clarté entre par les yeux, elle ouvre un trou dans la bouche qui déclenche par son souffle la main qui écrit. »
Pour bâtir son autoportrait, Yannick Haenel a choisi de nous offrir treize moments de sa vie. Comme une collection de treize moments d'extase qui ont été fondateurs et ont fait de lui ce qu'il est devenu, un des écrivains les plus originaux d'aujourd'hui. Journées de fête, nuits blanches, maladies, ravissements, ivresses, ou encore solitude illuminée. Dans tous ces moments, on retrouvera la même quête de la littérature ou plutôt la même quête « des phrases » qui sont ici vécues comme une invitation à entrer dans une dimension très personnelle du sacré. En cela, ce livre est un voyage initiatique qui nous conduit tantôt en bordure d'une forêt près de Laon, tantôt dans une chambre d'enfance au Niger ou dans un collège en Alsace, mais aussi dans un pensionnat militaire, dans un hôtel destroy à Londres, dans un train de nuit pour l'Italie, ou encore dans les rues de Turin, à La Villa Medicis ou à Paris, dans le jardin du Luxembourg. Un livre ponctué de tableaux, de dessins, de photos.
Il y a la vision, à 10 ans, de Nuit et brouillard, et la découverte d'un Christ dans une poubelle.
Il y a la lecture terrifiée de Barbe-bleue à 12 ans, et la passion continue pour Apocalypse now.
Le récit d'un séjour au Prytanée militaire de la Flèche, et celui d'une vocation pour les nuits blanches.
Il y a un labyrinthe, et l'amour d'une jeune Étrusque.
Il y a des flaques de sang, et des nuits d'ivresse.
Il y a un tableau mystérieux de Twombly.
Il y a le magicien Mandrake, David Bowie, et le St Julien de Flaubert.
Il y a une photo prise par Olivier Roller
Entre le moment où les troupes américaines quittent la Chine en novembre 1941 et celui où l’avion du général MacArthur se pose victorieux au Japon en août 1945, les batailles clés de la guerre seront livrées sur le front asiatique. Se basant sur une histoire vraie, Hugh Ambrose se penche sur la vie de cinq recrues inexpérimentées enrôlées dans une guerre violente et longue. L’auteur nous plonge dans la vie quotidienne des soldats contraints à se déplacer par des températures extrêmes, souffrant de diarrhées permanentes.
• Après sa trilogie, traduite en une dizaine de langues, saluée comme un haut lieu de l'autofiction, Lydia Flem nous offre un roman qui a l'élégance de parler de choses graves avec tendresse et humour.Hommage discret à Lewis Carroll, l'héroïne de ce livre traverse réellement le Miroir lorsqu'elle se découvre un cancer. Dans le laboratoire du Grand Chimiste et le service de Lady Cobalt, elle est entourée d'objets magiques et de personnages extravagants : la Licorne, Cherubino Balbozar, la Fée-praline, le Grincheux, le Docteur H, les Contrôleurs, la Plume, l'Attrape-lumière, etc. Persécutée par les uns, protégée par les autres, la dame aux turbans traverse les épreuves et devient finalement La Reine Alice.D'une puissante intensité littéraire, ce roman, qui invente une langue pour dire le désarroi qui peut mordre tout un chacun à un moment de son existence, se lit d'une traite. Entre rires et larmes.
• Membre de l'Académie Royale de Belgique, Lydia Flem publie ici son dixième livre.
• Alors que sa maladie la prive petit à petit de toute liberté de mouvement et de l'usage de la parole, Z. décide à ses risques et périls de laisser affleurer ses souvenirs et de revivre son passé : la naissance illégitime de «la petite fille la plus aimée du monde», son enfance sous les bombes, Venise splendide et mesquine, son premier échec sentimental, les années 50 et l'installation à Rome, un peu vulgaire mais si vivante, l'expérience de la psychanalyse, l'aventure du féminisme, jusqu'au mariage et à la naissance de sa fille; enfin la découverte et l'évolution implacable de la maladie.Ce qui frappe dans ce parcours, c'est l'insatiable besoin de liberté, le refus du groupe, de la tribu, le refus de se conformer et une insurmontable envie de découvrir le monde.Avec une langue efficace, parfois féroce, jamais redondante, traversée par une veine de sarcasme, ce roman affronte le thème difficile et toujours actuel de la souffrance. La maladie de l'auteur, sur laquelle le livre s'ouvre et se referme, se lit en filigrane à chaque page; et pourtant il y a comme une grande légèreté – qui n'a rien à voir avec l'insouciance –, une fenêtre que l'on peut toujours ouvrir pour observer les bourgeons du platane ou le nid d'un merle, l'affection d'une chatte, fidèle, indulgente et compréhensive, toujours là pour vous réconforter.
• Née à Venise en 1936, Cesarina Vighy s'est installée dans les années 50 à Rome, sa véritable ville d'adoption.. Depuis six ans, elle était atteinte d'une maladie neurologique dégénérative (la SLA) que l'écriture de ce premier roman (et d'un deuxième, posthume, paru le lendemain de sa mort en avril dernier) l'a aidée à affronter.
Dès 1925, Klaus Mann – il n'a que dix-neuf ans, rappelons-le – a rendu hommage à la culture française et à ses écrivains. Dès l'avènement d'Hitler, il n'a pas cessé de clamer son admiration pour cette civilisation et ses chantres, quitte à être montré du doigt et traité en pestiféré. Il alla même plus loin : il fit de cette aspiration à une Europe symbole de paix la pierre angulaire de son combat contre les nazis. Aujourd'hui et demain rassemble trente-sept textes parmi les plus percutants qu'a écrits Klaus Mann entre 1925 et 1949, année de son suicide. Dans ces pages sont évoquées avec ferveur et lucidité ces hautes figures de la scène culturelle française de la première moitié du siècle passé que sont André Gide, Raymond Radiguet, René Crevel, Jean Cocteau, Julien Green, Alain-Fournier, Jean Giono et Saint-Exupéry.
AUTEUR : Klaus Mann est né le 18 novembre 1906 à Munich. Il entre en littérature au début de la république de Weimar. Adversaire du nazisme, il quitte l'Allemagne en 1933 et est déchu de sa nationalité en 1935. Il se suicide à Cannes, le 21 mai 1949. Son talent s'est aussi bien exprimé dans le roman que l'essai, le théâtre et l'autobiographie. Son œuvre est aujourd'hui considérée comme l'une des plus importantes de la littérature allemande. Contre la barbarie (Phébus, 2009) et Point de rencontre à l'infini (Phébus, 2010) en sont les preuves irréfutables.