En butte à la tyrannie paternelle, la Malie choisit d'être une femme libre et de faire fi des conventions. Fière et solitaire, elle vit avec passion son travail au sein de la célèbre station thermale de Vittel tout juste créée par Louis Bouloumié. Jusqu'à sa liaison avec le docteur Darriaud, irrésistible, cultivé mais marié, qui lui imposera un chantage terrible à l'annonce de sa grossesse. La Malie devra alors trouver énergie et courage pour façonner son propre destin. Et pour qu'un jour, la petite Julie reprenne le flambeau… Dans le décor majestueux de Vittel, un siècle durant, du Second Empire à la Libération, s'accomplit le destin croisé de deux héroïnes exceptionnelles, la Malie et Julie, des vies de passion, de combats et de liberté. Un superbe hommage aux femmes.
Les Deslorgeux, industriels rouennais qui tirent leur gloire de la fabrication de la popeline, perdent sur trois générations argent, certitude, pouvoir. Ne reste d'eux qu'une petite Lorette, vivant quelque part dans le monde. La Seconde Guerre mondiale, la montée en puissance du tiers-monde peuvent expliquer le déclin de cette famille, mais aussi le besoin d'échapper à son destin, de rester fidèle à ses principes envers et contre tout, de desserrer un coeur que la morale bourgeoise, catholique et provinciale contraint si durement.
Le récit se noue autour de la rivalité de deux frères. L'un s'évade d'un camp disciplinaire pendant la guerre, et refuse d'en parler, tandis que l'autre échappe à la dureté des combats et se réfugie dans la peinture. L'un se marie, a des enfants, mais s'enferme sa vie durant dans le silence. C'est lui qui dirigera l'entreprise familiale. L'autre, qui a vu celle qu'il aimait épouser son frère, n'a pas de descendance. C'est donc le dernier des fils de cette famille qui prend la parole. Au fil de son récit où se reconstituent les événements passés surgissent des questions essentielles et douloureuses : qu'est-ce qu'une vie réussie ? Comment vivre « sa » vie ? Que reçoit-on en héritage ?
Avec tout ce que ça comporte de questions sexistentielles…
Moi, je m'appelle Mélanie Moreau, active (rédac' chef de La citadine) et attractive (si, si, mais c'est grâce à mon « blond coriace » couleur méga-tendance de chez Toni and Guy !). Attention, je ne cherche pas à me caser à tout prix, je cherche le « mâle du siècle » ! Trop rapidement séduite par des CDD (coups à durée déterminée) comme Porschman, l'ex-futur re-ex, l'homme marié, l'Américain, Mister Monde, etc., c'est toujours la même conclusion qui s'impose : le prince charmant est devenu une denrée rare ! Glurrrps !
Les tribulations d'une célibataire à la recherche de l'homme de sa vie.
C'est piquant, distrayant et terriblement drôle !
Extrait :
« Mon amour,
J'ai trente ans, je suis indépendante, active, attractive et célibataire, en fait je t'attends avec impatience ! Que fais-tu ? Où es-tu ?
P.S. : Si par le plus grand des hasards, sur les 18 millions de célibataires en France, mon charmant prince lit ce livre, pleaseee : écris-moi, maile-moi, sonne-moi, faxe-moi, bipe-moi, MSN-moi, MMS-moi, skype-moi, SMS-moi, bluetooth-moi, appelle-moi, morse-moi, pigeonne voyageur-moi… »
Ce que les lecteurs en ont pensé :
« Marion Dumas est une fille qui a tout compris aux relations hommes-femmes… Talentueuse et très drôle elle nous fait rire avec cette comédie sympathique et très amusante ! »
« J'ai lu le roman avec gourmandise. C'est touchant, intime et plein de dérision ! J'attends la suite !… et vous le recommande fortement. »
Marion Dumas est comédienne, auteur, humoriste. On la voit souvent au théâtre, dans des registres aussi bien classiques que contemporains, ainsi que dans différentes séries françaises à succès. Elle a également écrit et joué trois one woman shows et prête régulièrement sa voix pour des séries ou films étrangers (www.mariondumas.com).
Dans le couloir rouge aux murs ruisselants de miroirs, chacune de nos déambulations éclaboussait de tain nos jeunesses contraires. Nos chevelures enflammées de pourpre et nos visages carmin juraient un amour éternel. Au centre de ce feu se jouait la plus érotique aventure spirituelle : le dompteur couvrait mon écriture d'une peau de léopard, je jetais sur ses fauves la goutte d'or de la conscience.
À la faveur de sa rencontre avec Alexandre Bouglione, la jeune Lydie bascule dans un univers totalement étranger au sien, celui du cirque. Fille d'une mère comédienne flamboyante et d'un père organiste à Notre-Dame rien ne la prédestinait à connaître ce monde où l'on ne pénètre que parrainé. Alexandre sera donc le guide de Lydie, il l'imposera dans le cercle. À ses côtés, elle découvre un monde fascinant et effrayant. La brillance des strass rivalise avec l'éclat pur des diamants. Ici se mêlent en permanence le vrai et le faux, le noble et le trivial, le sensuel et le religieux. À Paris, au Cirque d'Hiver, temple de ce monde parallèle, Lydie côtoie des personnages à la fois sublimes et grotesques. Les femmes sont des reines intouchables autant que des sorcières, les hommes des ogres cachés derrière de petits garçons romantiques… Grâce à son travail et au respect des règles, Lydie trouve sa place dans cette nouvelle famille.
La langue poétique et envoûtante de Lydie Dattas restitue parfaitement ce monde étrange, la beauté transfigurée de la piste de cirque et celle du peuple gitan. Ses mots rendent palpable la lourdeur des rideaux de velours, visibles les visages fragiles derrière le maquillage outrancier.
La tombe d'Aménophis II vient d'être pillée dans la Vallée des rois. Les pilleurs se réunissent pour partager le butin. Soudain, ils réalisent que l'un d'entre eux a disparu : il est tombé dans un puits du tombeau royal.
Accident ? Meurtre ?
Accusé, le gardien de la tombe enquête pour sauver sa propre vie.
S'appuyant sur les découvertes faites lors de ses récentes explorations en Égypte, Violaine Vanoyeke raconte l'univers des pilleurs de tombes et la vie quotidienne sous Ramsès IX, dans ce formidable roman policier plein de rebondissements.
Toute réflexion sur la bêtise est semée d'embûches. Celui qui traite de la bêtise part de l'hypothèse qu'il n'est pas bête. Et se proclamer intelligent est généralement une marque de bêtise. D'emblée la définition s'avère malaisée. Maladie de l'esprit, elle s'infiltre partout, s'attaque à toute pensée. Robert Musil la débusque avec pertinence et profondeur. Toutefois il avertit son lecteur, " Je n'ai pas découvert de théorie de la bêtise à l'aide de laquelle je pourrais entreprendre de sauver le monde. " Cette question a préoccupé l'écrivain au moins deux bonnes années avant qu'il ne prononce cette conférence qui révèle l'extrême rigueur de sa pensée.
"(...) si un soir, prenant la plume, vous en venez à écrire une page qui ne s'adresse plus à personne, alors, dans ce vide succédant à l'absence, vous aurez une idée de ce qu'est un roman, même si vous n'en écrivez jamais."
De longues missives en billets lapidaires, Frédéric Berthet n'a cessé de dépoloyer son talent d'épistolier. Captivantes et drôles, tendres ou insolites, parfois bouleversantes, ces lettres inédites laissent aparaître les mutlpiles facettes de l'écrivain, mais aussi de l'ami qu'il fut pour Roland Barthes, Philippe Sollers, Michel Déon, Jean Échenoz, Patrick Besson, Pierre Bayard, Éric Neuhoff et bien d'autres. Il s'y révèle tour à tour séducteur enjoué, expert en facéties et, à ses heures favorites, fin pêcheur à la ligne.
Jacques Géraud, du service littéraire de la Poste, nous a transmis ces lettres de réclamations. Vingt-quatre personnages, très divers et pour la plupart très connus, douze de chaque sexe, de Julien Sorel à Meursault, de Phèdre à Zazie, de Molloy à Jean Valjean, de la Blanche Neige du conte au Corbeau de la fable, prennent tour à tour la plume pour dire à leur auteur, familièrement tutoyé, tout le mal qu’ils pensent de leur rôle, leur état, leur emploi, leur destin : - sacrifiés à la fleur de l’âge (Julien Sorel) - condamnés à l’amour platonique (Marie Arnoux) ou à la chasteté absolue (Jean Valjean) ; - condamnés au contraire au stupre à gogo (la Juliette ou l’Eugénie de Mistival de Sade) ; - interdite de métro (Zazie), ridiculisé ; - méprisée (Odette Swann) ; - sous-employé (l’âne Cadichon) ; - etc.
Bien évidemment, ces personnages écrivent leur lettre avec le style de leur auteur respectif. Vous sourirez et compatirez à la lecture de ces missives essentielles à la compréhension de la littérature selon saint Lagarde et Michard.