Une adolescente, la narratrice, a décidé de mourir. Mal dans sa peau, coincée dans son corps, comme entre les murs des nombreuses chambres de soins où on la transporte d’un hôpital à l’autre, elle déteste la vie. Refusant toutes manifestations de tendresse, de plaisir et de réconfort dont la couvre son entourage, elle s’obstine dans son projet de mettre fin à ses jours. Tour à tour, sa mère, les infirmières, les médecins et les psychologues viennent à son chevet pour la comprendre, l’apaiser, la soigner mais rien n’y fait.
Sans être un récit totalement noir, le talent d’Olivia Tapiero est d’amener le lecteur dans la logique des pensées de sa narratrice et de soulever des questions existentielles fortes, précoces pour une jeune adolescente.
Après Écoute-moi, le grand retour de Margaret Mazzantini : une histoire d'amour poignante et la quête éperdue d'une femme pour devenir mère dans une ville dévastée par la guerre...
2008. À l'occasion d'une exposition de photos, Gemma emmène à Sarajevo son fils de seize ans, Pietro, à la découverte de la ville où il est né et sur les lieux où est mort son père, photographe, qu'il n'a jamais connu. Ce voyage à la recherche des origines est aussi l'occasion, pour elle, de régler ses comptes avec le passé. Voici plantés les éléments avec lesquels Margaret Mazzantini construit son roman comme un thriller, avec ses indices, ses rebondissements et un coup de théâtre final, une vérité insoupçonnée que le lecteur découvrira au terme de son périple. Ce livre est d'abord l'histoire d'amour entre Diego et Gemma, un homme et une femme que tout semble séparer, qui se sont rencontrés à Sarajevo au cours des Jeux olympiques d'hiver de 1984. Venir au monde est aussi un livre sur la maternité, sur le désir d'enfant d'une femme qui décide, face à l'impuissance de la science, de poursuivre son combat sans se soucier de la morale ou des règles de la société. Après avoir vécu un véritable calvaire dans les cabinets médicaux ou les centres d'adoption, elle opte pour la seule solution qui s'offre à elle : avoir un fils de son mari et d'une autre femme. Mais les événements lui échappent, et elle se trouvera confrontée à un dilemme troublant : choisir entre son mari et son enfant. Au-delà de la seule maternité, Margaret Mazzantini nous offre ainsi une réflexion sur la filiation, les liens de sang et les liens spirituels qui unissent les êtres. Dans cette grande fresque de ténèbres et de lumière, le destin de chaque personnage se mêle à celui de Sarajevo assiégée, où le flot de l'Histoire les emporte. La guerre projette d'un coup les personnages dans une tragédie qui les guette, tel un tireur d'élite. Le cheminement intime d'un homme et d'une femme vers un enfant, leur voyage d'initiation vers la paternité et la maternité se mue en traversée épique, en fable féroce contre l'injustice.
Née à Dublin, fille d'un peintre irlandais et d'un écrivain italien, Margaret Mazzantini a quarante-cinq ans. Actrice et romancière, scénariste, elle consacre aujourd'hui sa vie à l'écriture et à sa famille. Après Antenora et Écoute-moi (Robert Laffont, collection « Pavillons », 2004, 52 000 exemplaires vendus), Venir au monde est son troisième roman.
Nicholas Hook n’y croyait pas, pourtant il a survécu au terrible siège de Soissons. Il y a même sauvé la vie de la jolie Mélisande. Ensemble, l’archer anglais et la jeune Française tentent de trouver un refuge en Normandie. C’est oublier le roi Henri V, prêt à tout pour conquérir le trône de France, et le père de Mélisande, aristocrate arrogant et cruel qui préfère enfermer sa fille au couvent plutôt que de la partager avec un autre homme, à plus forte raison s’il est anglais.
Vers 860, le chef viking Rourik
embarque avec ses frères pour
Novgorod. Quelles sont ses
motivations réelles ? Comment
déjouera-t-il les complots qui se
trament dans les recoins du kremlin ?
Qui a intérêt à raviver la haine entre
les Slaves et les Scandinaves ?
Pourquoi Oumila, fille du prince
régnant, s'obstine-t-elle à voir en
Rourik un ennemi ? Va-t-elle écouter
les sages conseils de Viedma la
sorcière ? Comment la prophétie qui
pèse sur ses épaules s'accomplira-telle
?
Sur la Terre Mère sacrée se dessine la
tumultueuse histoire d'amour entre une
Slave et un Viking qui donnera
naissance à la Russie.
L'auteur :
Lauréate du Prix Marie-Claire du
Futur Écrivain en 2003, Marina
Dédéyan est l'auteur de Moi,
Constance, princesse d'Antioche
paru en 2005 chez Stock, et de
L'Aigle de Constantinople en 2008
chez Flammarion.
Avec Les Vikings de Novgorod, son
troisième roman, Marina Dédéyan
retrouve une nouvelle fois le thème
de la rencontre entre les peuples.
Au-delà de l'héritage culturel
transmis par ses ancêtres russes,
elle plonge aux origines des mythes
et des traditions de la Russie des
premiers âges.
« Parce que je sais que l'on désire comme l'on a été désiré, j'ai dressé la liste des hommes, des femmes, des images, des sensations, des oeuvres d'art qui ont construit la personne que je suis.
C'est un livre de portraits, traversant les années (de 1972 à 2009). Traversant les villes (Alger, Paris, Berlin, Zurich, Abu Dhabi...). Portraits reliés les uns aux autres par la recherche sans fin de l'amour.
C'est un livre sur la vie, un livre en vie, un livre qui bat, un livre dont on pourrait aussi entendre le son et percevoir les reliefs d'une géographie intime, la géographie des sentiments.
J'ai voulu restituer ce que la mémoire garde. Ce qui fait ce que nous sommes ou ce que nous ne sommes pas. Éclairer une vie d'adulte par les débuts de l'enfance, les démons de la jeunesse. Chaque temps répondant à l'autre. Chaque temps expliquant l'autre. Comme si le désir était une identité. Comme s'il était notre seul pays. Territoire sauvage et illimité.
C'est aussi un livre sur la liberté. La liberté d'aimer ou de ne plus aimer. » N. B.
François Léotard, aujourd'hui retiré de la vie politique, a été ministre de la Culture et ministre de la Défense. Il est l'auteur chez Grasset de plusieurs romans, dont La couleur des femmes (2002), La Vie mélancolique des méduses (2005), Le Silence (2007), et de récits qui furent des succès de librairie, entre autres : A mon frère qui n'est pas mort (2002) et Ça va mal finir (2008).
1950. La France sort de l'Occupation, exsangue. A l'autre bout du monde, son Empire colonial se désagrège. C'est là-bas, à Saigon, que deux hommes en rupture de ban se rencontrent dans les rangs de l'armée. Max - le narrateur - est photographe de guerre pour l'état-major. Bob, Irlandais au passé trouble, entré dans la Légion Etrangère pour échapper à la police de son pays, est un parachutiste qui fuit son destin. Entre eux, l'amitié s'impose comme un coup de foudre. En Algérie, quelques années plus tard, tous deux tombent amoureux de la même femme, Kahina, jeune kabyle violée dans d'obscures circonstances, un jour de 1957, alors qu'au même moment son père se faisait égorger sauvagement pour avoir été l'informateur des Français. Entre Marseille et Alger, entre Paris et l'Irlande, les sentiments brusques, la camaraderie, l'histoire intime et l'histoire collective d'une nation martyrisée, l'amour comme rédemption, hantent ces hommes blessés. Ensemble, après les guerres, Bob et Max fabriqueront de faux papiers. Max ira en prison tandis que Bob, l'être de fuite, disparaîtra sans laisser de traces… Ecrivant au fond de la cellule où il est enfermé, le narrateur soumis aux défaillances de sa mémoire nous livre un récit fragmentaire. Est-ce un adieu à la France qui s'en va ? Ou un adieu à l'héroïsme ?
Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas. De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision. La grande dame des lettres anglaises revient sur ses thèmes de prédilection : le racisme, l'hypocrisie, l'ambition. Un regard sans concession et d'une incroyable modernité sur notre époque.