Une intrigue multiple (et pourtant une) consumée par un suspense de chaque phrase (de chaque mot) offre au lecteur en pâture et à foison de l'action (" J'entendis alors une détonation sèche, pas très forte, et une petite parcelle de carrosserie vola en éclats tout près de ma tête : quelqu'un venait de me tirer dessus avec une arme à feu, j'en eus la certitude immédiate "), du mystère (" Personne ne l'a approchée. Elle a disparu, elle était là et l'instant d'après elle n'était plus là. Croyez-moi, je vous dis ce que j'ai vu, elle n'était plus là "), du sexe (" A cette fantasmagorie d'Irène se laisse aisément rattacher l'envie qu'elle eut alors que j'inondasse ses jolis seins de ma vénérienne expatriation "), du dépaysement (" Il survolait les paysages roses et rouges de Nomen, la planète-geôlière, proie d'une tourmente immobile qui tenait la végétation courbée et figeait la mer écarlate et ses courants noirs, et où régnait un jour perpétuel "), diverses considérations sur le sens de la vie (" On ne sait jamais ce que le passé nous réserve "), l'amitié complice du narrateur (" La place de livraisons était libre, tentante, je m'y mis (oui, je m'y mis, je verrai plus tard si je conserve ce "m'y mis"; là maintenant je suis trop agité par ce que je vais raconter pour m'arrêter et réfléchir "), du sexe encore (Le lit à une place, ch.19), en un mot on peut faire confiance à Luis Archer (le narrateur) lorsqu'il affirme cinq lignes avant la fin de son incroyable aventure : "Je pense avoir tout dit ".
N'avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n'êtes pas folle mais où personne autour de vous ne semble du même avis ?
Pour Brit, du haut de ses seize ans, ce cauchemar devient réel quand son père la conduit de force à Red Rock, un centre de redressement qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n'existent que dans la tête de son père.
Dans cet enfer d¹humiliations et de brimades, Brit se raccroche à des amies qui vont l'empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l'aider à survivre. Ensemble elles vont se redresser. Ensemble elles vont résister.
Les Coeurs fêlés est un formidable roman d¹amitié, cette amitié qui seule permet de tout supporter, de tout affronter et surtout de tenter l'impossible : devenir soi-même.
Gayle Forman est l'auteur du best-seller international Si je reste, paru après Les Coeurs fêlés, en cours d'adaptation au cinéma par les producteurs de Twilight.
A propos de «les coeurs fêlés » :
« Si vous êtes un ado rebelle, en révolte avec vos parents, en guerre avec le monde, ce roman est pour vous. Après l'avoir lu la couleur de votre vie va prendre une autre teinte et vous comprendrez que vous n'êtes plus seul »
Stéphan de Pasquale - Laissez-vous Tenter - RTL
Après une enfance en Hongrie pendant la Shoah, Bob Berger a vécu deux existences : chirurgien du cœur, dévoué, infatigable et réservé le jour, il est poursuivi la nuit par les souvenirs ténébreux de son passé.
Tout au long de leurs cinquante ans d'amitié, il n'en a jamais rien dit à Irvin Yalom. Jusqu'au jour où quelque chose se produit, où le passé resurgit et où Bob Berger se met à parler.
Irvin Yalom, auteur de best-sellers dans le monde entier, notamment avec Et Nietzsche a pleuré, Le Bourreau de l'amour ou Le Jardin d'Épicure, se livre toujours plus dans le magnifique récit d'amitié et la bouleversante méditation sur le silence et la mémoire qu'est En plein cœur de la nuit.
Adolescentes, Allie et Olivia étaient inséparables. Allie, c'était la jolie fille extravertie, Olivia, la petite rousse futée et réservée. Un jour, une terrible rumeur est venue tout gâcher. C'était il y a vingt ans. Depuis, silence radio. De quoi appréhender la réunion d'anciens élèves à laquelle toutes deux ont accepté de se rendre… de mauvaise grâce ! Allie gamberge. Son boulot l'ennuie, elle a pris du poids et se sent vieillir. Il faut dire que sa rupture avec son petit ami n'incite pas vraiment à l'optimisme. Olivia, elle, est devenue rédactrice en chef des pages beauté d'un célèbre magazine new-yorkais, mais côté vie privée, elle n'a rien à envier à son ex-meilleure amie. Et ces retrouvailles réveillent des souvenirs. Quand elles se remémorent le passé, il est forcément question de leurs « séances maquillage » où elles se prenaient à rêver… Et si la vertu des cosmétiques était d'illuminer l'existence ? Si maquillage rimait avec virage, voyage ou… mariage ? Après tout, pourquoi le génie ne sortirait-il pas d'un poudrier ou d'un pot de crème ? C'est décidé, il faut que ça change !
Avec sa verve habituelle, Beth Harbison nous livre un roman tendre et amusant sur l'amitié féminine et les nouveaux départs.
Se croire seule pour traverser une épreuve, et découvrir qu'on ne l'est pas... L'histoire de Lucie est une belle histoire d'amour et d'amitié, d'entraide et de solidarité.
Aujourd'hui, on guérit du cancer du sein s'il est pris à temps. C'est ce qu'on dit à Lucie, et c'est vrai. Sauf que... Si on est maman célibataire d'une fillette de onze ans qu'on tient à protéger, et si on se retrouve seule dans une nouvelle ville où on ne connaît personne, où trouve-t-on le soutien pour traverser vaillante l'espace incertain qui sépare le diagnostic de la fin du traitement ? Pour dépasser la peur, pour supporter la radiothérapie, pour remonter en piste en étant à la fois plus forte et plus fragile qu'avant ? Grâce au Site des Voisins, un site Internet de proximité, Lucie va découvrir, au fil de son traitement, de vraies amitiés qui, virtuelles au départ, vont devenir réelles, reconstruire autour d'elle une famille comme elle n'osait plus en rêver. Et puis il y a ces lettres d'amour qu'elle reçoit chaque jour, sous forme de chansons, comme pour mieux redonner au mot « espoir » les couleurs et la force de vie que la maladie menaçait de lui voler.
Dans une première vie, Lorraine Fouchet a été médecin urgentiste. Mais sa véritable passion a toujours été l'écriture et, à quarante ans, elle pose son stéthoscope pour prendre la plume. Après De toute urgence (prix Littré 1997), Château en Champagne (prix Anna-de-Noailles de l'Académie française 1998), L'Agence (prix des Maison de la presse 2003), Place Furstenberg (2007), Une vie en échange (2008), Le Chant de la dune (2009), La Mélodie des jours est son quatorzième roman.
Ce livre se situe dans la veine que La route de Babadag et Fado : c'est le récit subjectif d'un périple en terre inconnue et hostile, l'Allemagne. Pour une fois néanmoins, Stasiuk ne raconte pas ses pérégrinations dans « l'autre Europe » (Balkans, Europe Orientale), mais dans l'un des pays les plus riches de ce continent : l'Allemagne. De plus, il s'agit de voyages organisés, puisqu'il est invité à un nombre impressionnant de soirées littéraires. Ses nombreux trajets en train, les chambres d'hôtel, les taxis, lui permettent d'observer, souvent avec émerveillement, la vie des gens, leurs comportements, et de les comparer à l'idée préconçue qu'il avait, sachant que l'animosité envers les Allemands est profondément ancrée dans la population polonaise (animosité qui concerne pas leurs voitures…). Il observe le pays et ses habitants en Polonais, en Européen, il se les approprie et en donne une image attachante autant que subjective. En définitive, « un voyage en Allemagne, c'est une psychanalyse. » Le lecteur français n'aura pas de mal à suivre Stasiuk dans ses flâneries et ses réflexions et pourra à l'occasion confronter ses propres préjugés à ceux de l'auteur.
Andrzej Stasiuk est né en 1960 à Varsovie. Il est écrivain, poète et critique. Dans sa jeunesse, militant pacifiste, il refus de faire le service militaire et passe deux ans en prison. Il a ensuite travaillé pour des journaux clandestins. Il a quitté Varsovie en 1987 pour s'établir à Wolowiec, petit village des montagnes de Beskides. Depuis 1996, il dirige avec sa femme Monika Sznajderman la maison d'édition Czarne, spécialisée dans la littérature d'Europe centrale et publie régulièrement dans les meilleurs journaux polonais et étrangers.
« Légère et lumineuse, la prose de Stasiuk s'épanouit entre veille et sommeil agité, rêve et réalité télévisuelle, passé et promesses incrédules. (…) En France, on connaît peu Andrzej Stasiuk, voix majeure et rebelle de la littérature contemporaine polonaise. Cela prendra le temps qu'il faudra, mais cela va changer. Alors autant le lire tout de suite. » (Judith Steiner, Les Inrockuptibles)
Sur Fado :
« C'est de l'intérieur que Stasiuk nous parle, des pays slaves, de la Roumanie, de l'Albanie, des Balkans... en connivence avec cette vaste étendue que le XXè siècle n'a cessé d'ébranler. Vingt-quatre chapitres comme vingt-quatre balades mélancoliques, subjectives, infiniment précieuses à notre compréhension de ce monde à nos portes que nous ne savons pas regarder. » (Nathalie Crom, Telerama)
« Une fois encore, en extrême Europe, l'écrivain polonais nous guide sur ses chemins - qui ne conduisent nulle part ailleurs qu'en nous-mêmes. [...] Andrzej Stasiuk répertorie, avant qu'elle ne s'efface totalement, cette Europe qui s'est pressée à nos portes et qu'aujourd'hui nous engloutissons - sans vraiment la digérer. Cette Europe extrême, s'étendant de la Pologne à la Macédoine, de l'Ukraine au Kosovo, c'est celle que l'Histoire martyrisa puis figea - et qui n'avait que son passé pour héritage. » (Thierry Cecille, Le Matricule des anges)
« Stasiuk n'a pas commencé à résister sur le tard. Résister, modestement, c'est aussi écrire sur l'Europe centrale, une Europe pour laquelle "l'Histoire des changements est l'histoire des défaites". [...] Dans l'Europe de moindre qualité qu'arpente Stasiuk, le cours du Temps est bousculé. L'anachronisme n'existe pas. Il suffit, pour s'en rendre compte, de circuler sur une route roumaine. Quant au futur... Stasiuk interroge notre vieille Europe, si fière de ses beaux billets, de son progrès perpétuel et du reste: "Nous voulons devenir vous, mais vous, voulez-vous être nous? J'en doute." » (Norbert Czarny, La Quinzaine littéraire) 1