Alfonz Luka?in est né le 20 juin 1950 à Juskova Vo?a en Slovaquie de l’Est. Jusqu’à ses dix ans, il a vécu à la campagne, puis à Košice, à Prague, pour finalement retourner à Košice. Après avoir passé son C.A.P. de tourneur, Alfonz Luka?in fait ses études secondaires et ses études supérieures à l’université d’économie et devient ingénieur. Il a exercé plusieurs métiers. Président de la société Cassoviainvest-Credit, S.A., ces dernières années, il travaille dans le domaine bancaire. Il a débuté sa carrière d’écrivain à l’âge de seize ans par un conte publié dans le Journal de la Slovaquie de l’Est. Il a écrit plusieurs œuvres littéraires plus amples dont la première parvient maintenant aux lecteurs. Dans sa nouvelle Au son des Flûtiaux en osier, il évoque, avec un humour tendre voire bienveillant, la fin des années cinquante dans un village de Slovaquie orientale vu par un garçon de neuf, dix ans. C’est une époque pendant laquelle à la campagne traditionaliste, touchée par les événements de la seconde guerre mondiale, pénètrent rapidement de nouvelles techniques, des changements idéologiques et sociaux liés à la construction du socialisme. En même temps arrive la démocratisation de l’instruction générale. Alfonz Luka?in dépeint les dernières années de l’enfance des pères et des grands-pères d’aujourd’hui, „avant la télé“, pleines d’idées, de jeux, mais aussi de questions auxquelles il faut trouver des réponses.
Presque mélancolique ; le journal d’une psychotique est un passage de mon existence lorsque l’on m’a diagnostiquée psychotique. J’ai écrit comme l’on vomit ; le meilleur et le pire, le plaisir et la honte. Catharsis. Comme je me suis prostituée longtemps, je ne voulais plus me vendre à quelque éditeur que ce soit. À compte d’auteur comme Baudelaire. Je n’ai ni son talent, ni son génie mais à chaque époque ses martyrs, ses mentors, ses seigneurs, ses catins. Je suis une catin de la littérature, mais vous qui me lisez, vous êtes exceptionnel, quasi surnaturel. Partagez avec moi une partie de mon vice, de mon délire, de ma vocation ; plaire. Soyons intimes le temps d’un roman, d’un récit autobiographique. Jouissons de l’instant présent. À distance, j’ai vécu comme on s’éloigne de l’idéal ; mal. À distance, toujours authentique et sincère mais cependant légère. À distance, loin des réalités, des fatalités, des autorités. À distance… Mais quel arbre peut pousser sans racines ?
Nous avons tous ressenti à un moment ou à un autre de notre existence, ces instants magiques où les barrières de notre incompréhension semblaient s’écrouler au profit d’une infinitésimale et parcellaire clairvoyance. L’ouverture d’une porte vers une autre dimension est toujours éphémère, il faut la saisir avec humilité, elle est un éclair dans notre obscurité quotidienne. Ce sont ces trop rares instants qu’à travers ce recueil de nouvelles j’ai souhaité mettre en avant. Il y a quelques mois lors de la publication d’un précédent ouvrage, j’avais fait la promesse d’écrire pour celle qui est la femme entre toutes les femmes. Cet ouvrage lui est donc dédié.
Elle est paisible la vie en terre d'Abondance jusqu'à ce que le vieux Félix, garde champêtre à Villevieux, apporte à la ferme des Borderats l'avis d'incorporation de Grégoire. L'attitude du futur troufion contraste avec celle de son père. Les souvenirs de la guerre de 70 sont chez lui encore présents, et les tensions qui se ravivent entre les deux anciens belligérants, ne sont pas faites pour le rassurer. Pour Grégoire, se retrouver sous les drapeaux est synonyme d'ouverture vers un monde inconnu ; lui qui jusqu'à présent n'avait jamais passé les limites de sa Bresse natale. La rude épreuve des classes va lui faire découvrir de vrais amis qui devront se serrer les coudes. L'imbécillité de sous-officiers zélés n'arrivera pas à scinder l'amitié née dans l'effort et l'annonce de leur montée au front, ne fera que renforcer la cohésion du groupe. Grégoire sera le seul à résister à la tourmente même si l'horreur qui l'habite a décidé de ne plus le lâcher. Il est méconnaissable quand il rentre à Abondance, bien après l'armistice, son teint blafard et ses cheveux blanchis, lui donnant des allures de grand-père. C'est Clara la fillette de sa sœur décédée peu avant son retour, qui va servir de catalyseur du renouveau. La vie change, les hommes aussi, c'est l'histoire d'un amour naissant entre un « pépé » et une gamine. Et puis il y Anna…
Au nombre des vices enfantés par l'oisiveté, saint Augustin déplore la delectatio morosa, qu'il définit comme la «longue et complaisante rumination de pensées que l'âme devrait rejeter sitôt qu'elle en est effleurée». Or, Frédéric Schiffter cultive coupablement cette passion triste. Échoué à Biarritz depuis des années où il jouit sans entraves de ses temps morts, le «philosophe sans qualités» - selon sa carte de visite - a tout loisir de noter des cogitations, des souvenirs, des regrets et des humeurs dont l'acidité, même diluée dans les larmes, n'épargne rien, ni le monde ni son ego.
«Naître et, aussitôt, brailler. L'existence commence par une profession de foi pessimiste.»
«Le "bonheur", ce petit linge sale que les humains brandissent comme un étendard au bout de leur désir.»
Frédéric Schiffter est né en 1956 en Haute-Volta (aujourd'hui Burkina Faso, appelé aussi le «pays des hommes intègres»). Dix ans plus tard, à la mort de son père, il échoue à Biarritz, où, depuis, il regarde passer le temps à travers les embruns. Il lui arrive aussi d'enseigner la philosophie l'hiver, de surfer l'été, et, à ses moments perdus, qu'il apprécie comme les meilleurs de la vie, de commettre quelques essais égotistes qu'il envisage de regrouper un jour en un volume ayant pour titre Vade-mecum de l'Inutile.
Voici le récit de Garance, jeune étudiante broyée par le système universitaire puis femme moderne qui sera la victime d’un monde perfide. Un livre cruel et sans indulgence pour une société où triomphent l’argent et les fausses élites. Le rouge « Garance » c’est celui du sang, des passions et des haines qui tiennent une large place dans ce livre sans complaisance.
Pourquoi K. Hell dit-il : « je vais encore mourir » ? Qu'est-ce que ce blanc, ce blanc partout, autour d'Ellen ? Qui est celui qui la suit alors qu'elle marche vers la mer ? À quoi rime la barque en papier qu'Hervé dépose sur une flaque pour lui parler ? Pourquoi Ellen écrit-elle le mot FAC sur son manuscrit ? Qui aime Ellen ?
Entre quête et errance, le lecteur est entraîné sur les traces du mystérieux K. Hell, que poursuit Ellen dont la passion, les pensées folles, les rêves et les cauchemars traversent ce roman de la création.