Flirter avec la mort pour distraire de
riches parieurs. Telle est la situation
d’un homme que la détresse condamne
à jouer à la roulette russe. Mais le sort
le protège et son destin bascule. Pour
résister à la folie qui le gagne, il lui
faut remonter le cours de sa vie et se
risquer à aimer l’inaccessible Loula.
Cela ne suffit pas : il lui reste à s’assurer
que les miracles existent.
Dans ce roman qui prend la forme d’un
cri, Alain Monnier continue l’exploration
des marges. Une immersion troublante
dans le monde ordinaire.
Un jeune homme étrange, qui se dit déjà mort et prétend être un ange, Gabriel (forcement!) atterrit au Sénégal. Silhouette haute, allongée encore par son grand manteau aux poches si remplies de billets qu’on les croirait sans fonds, Gabriel sillonne Dakar, en quête de rédemption peut-être, d’une forme de salut certainement. Il n’a pas su aimer deux femmes, il n’a pas su les protéger surtout. Comme lui suggère avec simplicité, un vieux sage, il retrouvera la paix de l’âme s’il s’emploie à sauver deux autres femmes. « Sauver une femme c’est sauver l’humanité. »
Avec ce premier roman, l’auteur plus connu dans son activité de musicien sous le nom de Disiz, donne un texte très abouti, roman gigogne où fiction et réalisme, réflexions et fable, politique et sensualité s’entrechoquent, se superposent dans le rythme d’une langue élégante, classique et très contemporaine à la fois, une langue à l'image du propos, percutant et émouvant.
Après la mort de ses parents, Zakharian grandit dans l’immédiat après-guerre, en Autriche. Nostalgique du Reich, il adule la beauté de sa cousine Ilse, poétesse et romancière promise à la renommée. Mais il exècre ses engagements généreux, sa foi en la possibilité d’une autre Allemagne. De la passion orageuse de la jeune femme pour Lenz, poète juif rescapé de l’holocauste, il devient malgré lui le témoin. Au jour de la chute du mur de Berlin, le photographe Zakharian – que sa cousine Ilse surnommait Zak – se souvient de sa jeunesse. Il est né en 1932 en Allemagne. Son enfance a été nourrie de propagande hitlérienne. Durant la guerre un bombardement tue ses parents. Recueilli dans la famille d’un oncle installé en Autriche, Zak traverse l’après-guerre dans l’ombre – lumineuse – de sa cousine. Et dans l’amour (sans espoir) qu’il lui porte. De sa carrière littéraire (elle est une jeune poétesse et romancière marquée par la culpabilité allemande et tout entière engagée dans la reconstruction) il vit intimement l’épanouissement. En nostalgique de la puissance du Reich, il exècre l’humanisme et le renouveau qu’elle appelle de ses vœux. Pourtant, le rayonnement d’Ilse, son intelligence comme l’exquise odeur de sa peau, lacèrent les images qu’il voudrait encore aduler : la race des vainqueurs, l’athlétique perfection des corps filmés par Leni Riefensthal. Or Zak se sait médiocre. Il ne peut aimer sans haïr : il lui faudra peu à peu comprendre l’inverse. Avec sa petite voisine, la juive Rachel, il improvise des amours dominatrices. Sa cousine, toujours, le hante et lui échappe. Un jour Ilse le fait confident de sa passion pour un poète roumain, Lenz, rescapé de l’holocauste. Une liaison bouleversante, tourmentée et dangereuse, dont il va désormais guetter les orages, tout à la fois jaloux et fasciné. Car il sait, dans la vie de Lenz, la présence d’une autre femme, Blanche, artiste graveuse. Et il devine chez son “rival”, un inguérissable désespoir, symétrique de sa propre amertume, qui tantôt fait d’Ilse un enchantement, et tantôt une douleur. De cette chronique des amours meurtries, Zak se fait le dépositaire, le voyeur, l’archiviste, le photographe (qu’il devient), et jusqu’à la fin le témoin. Mais qui témoignera pour le témoin ? Ecrire sur la guerre, sur les années où le bonheur doit renaître des cendres, n’est pas ici un exercice de genre ou de style. Il s’agit de visiter un temps où les mots ont trahi, où l’inhumanité a ébranlé toute syntaxe. Où quelques écrivains tentent d’en sauver l’essentiel. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé ne serait pas, assurément, le fruit du hasard. Ordalie projette sur l’écran de la fiction des figures mythiques de l’histoire littéraire. Mais il n’est pas besoin de les connaître pour éprouver le destin d’un homme de l’après-guerre, transi de frustrations, condamné à n’être rien qu’un regard, et qui s’accomplit par antiphrase, en marge d’une romancière qui croit que les mots (par delà les désastres qu’ils ont pu orchestrer) peuvent encore incarner l’espoir, une poétesse qui place toute sa foi, malgré le pessimisme de Lenz, son amant de corps et d’esprit, dans la possibilité d’une Allemagne. Et qui vivra ses passions, ardemment, jusqu’à la consomption.
A NOTER • Parution simultanée en Babel : Les Souffleurs (n° 970) • Parution en septembre chez Actes Sud d’un Thesaurus Ingeborg Bachmann (prose, essais, réflexions). L’AUTEUR Née à Lausanne en 1971, de mère iranienne, Cécile Ladjali est agrégée de lettres modernes, Elle enseigne le français au lycée Evariste- Galois à Noisy-le-Grand ainsi qu’à la Sorbonne nouvelle. Ses romans sont publiés chez Actes Sud : Les Souffleurs (2004, à paraitre en Babel n° 970), La Chapelle Ajax (2005), Louis et la jeune fille (2006) et Vies d’Emily Pearl (2008).
Eté 2003 : Octavie apprend la mort solitaire, dans son appartement parisien, du commandant Préfailles, qui avait été son mari et qu'elle avait quitté. Pourquoi l'avait-elle laissé ? Durant quelques jours, Octavie retrouve l'Alger des années cinquante à soixante qu'elle croyait avoir oublié. Dans la ville en guerre, elle avait rencontré, aimé follement, épousé Tancrède Préfailles, cet officier si cultivé qui avait vécu la Résistance, la déportation, le Vietnam, et qui réprouvait secrètement le combat mené par les partisans de la colonisation. Et puis l'affrontement des deux camps, qu'elle aurait voulu ignorer, l'avait rattrapée : l'enlèvement d'Etienne Bazaine, partisan de l'indépendance, professeur comme elle, sa mort, sans doute sous la torture, avaient fait naître en elle, sur le rôle et les activités de Tancrède, un soupçon qui allait ronger sa vie. Cette vie, amputée depuis leur séparation, fracassée par les batailles comme celles de ses aïeules corses, elle tente enfin de la lire en retrouvant la beauté somptueuse de l'Algérie d'autrefois.
Née à Damas, Francine de Martinoir a passé son enfance et son adolescence à Marseille, où elle retourne souvent. Elle a vécu deux ans en Algérie, en particulier, durant la guerre d'indépendance, à Alger, où elle avait été envoyée comme professeur Elle collabore très régulièrement aux pages littéraires de La Croix. L'Aimé de juillet t son dix-huitième livre.
Gilles Heuré est journaliste. Il est l’auteur d’un essai, L’Insoumis. Léon Werth : 1878-1955, également publié aux éditions Viviane Hamy. L’homme de cinq heures est son premier roman.
« Contrairement à ce que certains peuvent soutenir, affirmer dans de plus ou moins savants développements, ou formuler en de supposés brillants aphorismes qui ne traduisent que l’imprécision de leur jugement, cinq heures du soir est bien une heure importante. On m’a fait dire, dans un texte assez connu, qu’on ne pourrait plus commencer un roman par : « La marquise sortit à cinq heures. » Le responsable en est André Breton, ce charmant collectionneur qui a enchâssé les textes les plus admirables autant que les inepties les plus confondantes. Je ne sais ce qui l’a autorisé à affirmer cela, n’ayant personnellement jamais tenu de tels propos ni soutenu une telle affirmation. Ce que j’ai pensé, dit et écrit, est plus complexe et ne peut se résumer aussi succinctement. » Rien ne semblait prédestiner Paul Béhaine à être un beau jour abordé par le poète, essayiste, philosophe et académicien Paul Valéry. Paul Béhaine, homme du réel, ne pouvait logiquement converser avec Paul Valéry, mort en 1945. Mais l’homme qui lui parle, Béhaine en a la conviction, est vivant. De cinq heures en cinq heures, leurs rencontres se poursuivent. Béhaine découvre que les cinq-heuristes sont légion… Gilles Heuré musarde avec bonheur dans les méandres de ce premier roman érudit, chérissant son personnage comme il chérit la savoureuse réflexion littéraire qui lui tombe dessus. On avance dans L’Homme de cinq heures fasciné, séduit surtout par l’humour, les références et le savoir-écrire de l’auteur. Une invitation à un étourdissant voyage dont on n’avait jusqu’alors pas osé rêver.
Dans son quatrième roman, Pascal Morin nous emporte, au fil d'une biographie fictive, dans une passionnante réflexion sur la création. On peut se laisser prendre au jeu de l'enquête, sur les pas de ce soi-disant Pavel Munch, sculpteur provocateur et médiatique. On peut goûter sa langue charnelle, qui se déploie magnifiquement dans ses descriptions de la matière, qu'elle soit terre sculptée ou corps désirés. Reste le vertige troublant dans lequel l'écrivain nous emporte, au fil d'une narration savamment tissée de vrais et faux miroirs.
Qui était vraiment Pavel Munch, ce sculpteur provocateur et médiatique, dont la disparition reste inexplicable ? En menant l'enquête sur son parcours, depuis son enfance jusqu'à ses heures de gloire, un narrateur tente d'éclairer cette disparition et surtout de révéler la source de cette oeuvre singulière, obsédée par la matière et les corps. Pas à pas, le narrateur-biographe explore la jeunesse solitaire de ce Pavel Munch, né dans un hameau reculé du Sud de la France qui, très tôt, modèle la boue pour créer des figurines. On découvre son adolescence brutale dans un pensionnat, durant laquelle il découvre son désir pour les hommes, puis les différentes étapes de son ascension rapide, facilitée par la fascination que sa personnalité et la radicalité de ses sculptures exercent sur les autres. Très vite, cependant, le lecteur perçoit que cette enquête biographique n'est pas aussi classique qu'elle voudrait nous le faire croire. Car la figure du narrateur vient progressivement troubler le cours du roman. Que cache donc ce biographe ? Qui est-il vraiment ? Personnage tout aussi trouble que Pavel Munch, ses livres se parent d'une violence froide et ironique, tout comme les sculptures de Pavel s'affranchissent de toute notion du bien et du mal. Leurs destins semblent s'être croisés à plusieurs reprises. Et longtemps, l'écrivain a envié la réussite du sculpteur et sa liberté de moeurs. Double l'un de l'autre, mais jusqu'à quelle extrémité ?
Né en 1969 à Nyons (Drôme), ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, Pascal Morin est professeur de lettres au Lycée Voltaire, de cinéma et de littérature contemporaine à la New York University, à Paris. Ses trois précédents romans, tous publiés dans la brune, ont imposé sa voix : L'Eau du bain (2004, Babel 2005, Prix Lettres frontière), Les Amants américains (2005, Babel 2006) et Bon vent (2006). Chacun de ces romans aborde successivement les thématiques de l'eau, du feu et de l'air. Le quatrième clôt le cycle en traitant le thème de la terre.
On n’imagine pas l’embarras de ne plus
pouvoir prononcer ce simple mot : non.
C’est pourtant ce qui arrive à Beaujour,
simple employé dans un institut de
sondage. Grâce à un atelier d’écriture,
il part à la recherche du mot perdu,
quitte à remonter toute l’histoire.
Avec la sensibilité qu’on lui connaît,
Serge Joncour multiplie les scènes
cocasses et compose un véritable
roman des origines.
La faillite menace l’Institut Alderson, pensionnat suisse pour fils de familles aisées. Un repreneur se propose, qui entend soumettre l’établissement, et ses professeurs, à un audit décisif pour leur avenir. Dans ce huis-clos fait de solitudes collectives, chacun cache une blessure que les circonstances ne tardent pas à mettre à nu. Un roman aux ramifications multiples, à l’orchestration magistrale. “Une blessure écoute toujours mieux qu’une oreille”, rappelle ici (citant l’écrivain israélien Aharon Appelfeld) un personnage. En se souvenant de ses propres onze années de pensionnat sans pourtant écrire un roman d’enfance, en prenant acte du recul que lui ont conféré sa vie et sa distance d’écrivain, Metin Arditi a transposé le sentiment d’abandon dans les trajectoires et expériences d’un petit cercle de professeurs, qui composent le corps enseignant de l’Institut Alderson. Au commencement du roman (on est en septembre 1959), ce pensionnat suisse pour gosses de riches venus du monde entier se trouve dans une passe financière difficile. La pittoresque directrice (dite “Abeille ”, inséparable de sa non moins pittoresque jumelle dite “Cigogne ”) annonce aux professeurs qu’il va lui falloir vendre l’Institut à un groupe éducatif américain. Un chargé d’affaires, M. Solcà, a été mandaté pour un audit. Il indique son souhait de rencontrer en tête à tête chacun des maîtres. Il leur posera seulement, dit-il, trois questions : qu’est-ce qui les a amenés à l’Institut, que feront-ils différemment s’ils se voient reconduits dans leurs fonctions, que feront-ils d’autre s’ils se trouvaient in fine congédiés…. L’Institut Alderson est donc un lieu clos, refermé sur sa routine, ses pâles affinités et ses petites haines – et soudain exposé à la menace extérieure. Dans ces circonstances se dévoilent peu à peu, en chapitres courts et extrêmement prenants, la double histoire de ces quelques mois de “crise” et des cicatrices que chacun tient soigneusement dans l’ombre. Une veuve de mathématicien allemand, boitant bas, et dévorée par le vice du jeu ; un homosexuel honteux, photographe obsessionnel du lac Léman ; un juif autrichien qui a fui sa patrie antisémite et retraduit tout Kafka ; un Français qui s’est compromis sous l’Occupation ; une Italienne qui tait le deuil de son fils adolescent ; un Américain qui a habillé de philosophie non-violente son incapacité à “faire son devoir ” ; un Turc haut en couleurs, amateur de pâtisseries, ancien giton au Palais de Dolmabatché… Autant de personnages qui, avec quelques grands élèves, forment l’essentiel de ce fragment de comédie humaine, aux côtés d’Abeille et de Cigogne — les jumelles Alderson. On ne dira pas ici ce qu’il adviendra de l’Institut, qui est à sa manière le personnage principal. Comme dans tout roman-fresque, l’auteur manipule simultanément tous les protagonistes, il les contraint à se livrer, à se révéler. Il les pousse à montrer leurs plaies, les “voiles déchirées” avec lesquelles il leur faut bien tenter de reprendre élan, de voguer encore, de prendre équilibre sur l’angoisse. La solitude est sans doute un thème central de ce roman. Mais aussi le besoin de consolation, qui s’exprime autant dans une sexualité souvent fragile que dans les liens peu exprimés qui pourtant rendent solidaires les personnages, telles de fragiles reconstructions affectives. Encore faudrait-il qu’eux-mêmes s’estiment dignes d’être heureux… De livre en livre Metin Arditi gagne en force narrative et il est un raconteur hors pair. Le théâtre, la danse, la littérature nourrissent un récit bondissant, aux ramifications multiples, qui pourtant jamais ne s’écarte de sa magistrale orchestration.
A NOTER • Parution simultanée : La Fille des Louganis (Babel n° 967) • La Fille des Louganis : 15 500 ex. au 5 mai 2009
L’AUTEUR Né en 1945 à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Chez Actes Sud, il est l’auteur de Dernière lettre à Théo (“Un endroit où aller”, 2005), La Pension Marguerite (2006 et Babel n°823, Prix Lipp Suisse 2006), L’Imprévisible (2006, Prix de la Radio Suisse Romande 2007), Victoria-Hall (Babel n° 726) et de La Fille des Louganis (2007, à paraître en Babel n° 967)
Nous venions de nulle part, d’un trou noir mental appelé Algérie, nous étions louches, sans le sou, dénués de qualification particulière, des prolétaires ayant été sans le moindre égard jetés dehors de ce qu’ils considéraient être chez eux, ficelés dans le silence… A. R. Habitée par un insoluble questionnement à propos des origines, née du mauvais côté de la barrière, dans le camp des « colonialistes » où les siens ont été assignés à résidence par une histoire sans nuances, la narratrice tente de s’ancrer dans le terroir bordelais où sa famille a échoué en 1962, quelques années avant sa naissance. Peine perdue, les sols caillouteux du vignoble la ramènent aux déserts qu’elle n’a pas connus, la méfiance des paysans à l’incontournable question : « Comment peut-on être pied-noir ? » Son enfance déclassée, la mort de son père fauché sur une route, semblent inscrire son destin dans la tragédie. Mais nulle résignation chez ce « rapporteur en couettes » qui tout enfant décide d’échapper par les mots, les siens et ceux des autres, à la malédiction des origines. Mémorialiste fantaisiste et narquoise des humiliations subies, elle se lance dans l’apprivoisement mélancolique des malheurs alentour. Au cimetière du village, son lieu de prédilection, chaque pierre tombale des familles « bien françaises » révèle des drames et des dommages qui lui permettront de renouer le fil de sa propre vie. Très tôt, elle comprend que seule l’écriture pourra la sauver : s’inventant des généalogies – Hemingway et Beckett en guise de grands-pères –, elle plonge à corps perdu dans le creuset de l’imaginaire pour en extraire un éblouissant roman de formation. Ici le lent et patient apprentissage d’une terre et le pouvoir rédempteur de la littérature interrogent et dissolvent peu à peu le désespoir de vivre et la culpabilité.
Le 11 novembre 1920, le corps du Soldat Inconnu estmis en terre à l’abbaye
deWestminster à Londres. Parmi ceux qui assistent à la cérémonie – qualifiée
par le Times de « plus grande effusion de larmes que l’Angleterre ait
jamais connue » – figure Alex Dyer. Il a dû désigner, parmi des corps
trouvés sur les principaux champs de bataille, celui qui incarnerait les
millions d’hommes morts sur le front pour leur patrie. Mais ce n’est pas
le hasard qui lui a dicté son choix. Et ce Soldat Inconnu, lui seul sait qui
il est.
TheWinter of theWorld retrace l’histoire de trois personnes emprisonnées
dans le cauchemar du conflit et de ses interminables conséquences : le
journaliste Alex Dyer, son ami d’enfance Ted Eden, et Clare Eden, que
Ted a épousée lors d’une permission juste après l’avoir rencontrée. Alex
aime Ted comme son frère, mais Clare lui inspire une passion à laquelle
ni lui, ni elle ne vont résister.
Ce premier roman est une évocation subtile et prenante des ravages que
causent la guerre, l’amour et le remords.
Carol Ann Lee est née en 1969 en Angleterre, dans le Yorkshire. Diplômée en
architecture et en histoire de l’art, elle vit à présent à Amsterdam. Elle est l’auteur
de Anne Frank, les secrets d’une vie (Laffont, 1999) et de Otto, père d’Anne Frank
(Ramsay, 2006) tous deux traduits en quatorze langues. Elle a aussi publié trois
livres pour enfants.