L'histoire commence en 2047 par la procréation, en apesanteur dans l'espace, du «dernier enfant du monde», Abel, fils d'Ixixe (XX) et Ygrequix (YX), les deux héros du livre, qui sont les Adam et Eve d'une humanité nouvelle. Celle-ci vient en effet d'expérimenter et de généraliser un traitement médical universel qui régénère les tissus et préserve de toute maladie (mais pas du risque accidentel ou criminel).
Comme la population de la planète a atteint 10 milliards d'individus, le gouvernement mondial décide d'interdire toute procréation supplémentaire. Au fil des années qui suivent, en raison du rajeunissement de toutes les personnes âgées et de l'accession progressive à l'état d'adulte de tous les enfants dont Abel est le plus jeune, il n'y a bientôt plus que des jeunes gens stéréotypés, en pleine santé, mais taraudés par une envie de procréer qui devient insupportable.
De plus, les progrès techniques en matière de robotisation sont tels que l'humanité n'a plus aucun travail à faire pour assurer son alimentation et son confort. L'acte sexuel lui-même est devenu un jeu stérile qui perd aussi son attrait. Vivre éternellement sans qu'aucune seconde n'apporte quoique ce soit de nouveau devient mortellement ennuyeux.
Quelques hommes et femmes refusent d'abandonner leur droit à la procréation. Ils sont condamnés à vieillir et à mourir. Bannis, on les parque dans des réserves en Afrique et en Australie. Le père d'Ixixe, Ivanhoé, en fait partie.
L'auteur, ingénieur et inventeur dans sa vie professionnelle (cf. «Vivre en PME» aux éditions Yago) donne libre cours à son imagination de créateur futuriste, et le livre est truffé d'inventions dans tous les domaines, dignes d'un Jules Verne du XXIe siècle. L'avenir verra sûrement la réalisation de certaines d'entr'elles.
Trois hommes sont retrouvés assassinés dans une voiture au Niger. Un indice découvert sur place laisse supposer qu'il s'agit d'un meurtre à caractère religieux. L'enquêteur à qui l'on a confié l'affaire fait donc appel à un théologien pour l'aider dans son travail. Ils se lancent d'abord sur une fausse piste en soupçonnant un groupe de randonneurs d'être les meurtriers. Ces suspects sont trois jeunes hommes qui marchent dans le désert africain. De fil en aiguille, l'enquêteur et le théologien découvrent une série d'indices qui les mènent à comprendre la clé de l'énigme. Ils découvrent l'identité des jeunes randonneurs au fur et à mesure que l'enquête avance. Il s'agit d'un chrétien, d'un juif et d'un musulman qui ont décidé de fonder un lieu de pèlerinage dans l'espoir de favoriser la paix entre les trois grands monothéismes : l'islam, le christianisme et le judaïsme. Ils se rendent ainsi au Nigeria où se trouve ledit lieu tout en discutant du fondement religieux de leur projet. Pendant ce temps, le véritable assassin court toujours.
Quel lien entre deux drames à dix ans d’intervalle dans un village du Sancy ? Un ange ? 1996, Estrain, village perdu au cœur du massif du Sancy, sans attrait et sans entrain, se meurt lentement. Il se retrouve soudain sous les feux des projecteurs lorsque, au cours de sa tournée, le facteur découvre dans la « fermette aux volets bleus », habitée par un couple de marginaux et sa fille, le corps ensanglanté de la jeune femme. Les gendarmes et tout le village se mobilisent pour retrouver la fillette de 11 ans, en espérant qu’elle sera toujours vivante… Dix ans plus tard, un nouvel orage vient assombrir le ciel d'Estrain et réveiller les consciences apparemment endormies. Quel lien existe-t-il entre les deux drames ? Peut-être un ange…
Auteur : Patrice Pélissier a vu le jour à Aurillac en 1968. Il a vécu pendant vingt ans à Clermont-Ferrand où, après une maîtrise de droit, sa passion des livres l’a rattrapé. Libraire à la Fnac pendant plusieurs années, il intègre ensuite le service relations presses et commerciales d’une maison d’édition, avant un passage comme chef de publicité dans le groupe Centre France. Il découvre très tôt l’écriture et publie cinq nouvelles dans les colonnes du journal La Montagne. L’action de son premier roman, L’Ange et le Loup, se déroule dans le massif du Sancy dont Patrice Pélissier est tombé amoureux, massif où il a également ouvert sa librairie.
Le destin d’une famille de paysans, entre jalousies, amours, secrets de famille et… sorcellerie. En 1936, Fernand, paysan dans le Boischaut, décide de reprendre la métairie de Mme Civray. Dès ce moment-là, le sort semble s’acharner sur lui et sa famille. Après le décès de sa première femme, c’est Elvire, la fille de Mme Civray, fiancée de son fils ainé, qui meurt dans un accident bien étrange. Puis ses bêtes se mettent à souffrir d’un mal inconnu mais mortel. Fernand rejette les soupçons de sorcellerie que sa nouvelle épouse, Louise, porte sur leur voisine cupide et jalouse. Mais il s’inquiète pour les siens. Aussi, lorsque sa fille, Thésette, tombe amoureuse du fils de Mme Civray, il décide d’empêcher par tous les moyens cette idylle, de peur qu’un nouveau drame se produise. L’amour saura-t-il malgré tout triompher de la jalousie et des maléfices ?
Auteur : Roger Vannier est né en 1942 à Reigny, dans le Cher. Enseignant à la retraite et ancien élu local, il est aussi connu dans sa région pour sa peinture et sa présence active dans le milieu associatif. C’est son premier roman publié.
À Paris, un jeune homme se rend à une soirée à l'Opéra pour écouter des airs de Chostakovitch, mais un sillage de péniche sur la Seine l'emmène bien vite à son vécu récent. Embarqué à Durban sur un cargo, il navigue vers les Kerguelen pour ravitailler les scientifiques isolés qui attendent depuis des semaines. Mais un appel d'urgence déroute le navire : un chalutier est en perdition non loin des îles australes. À leur arrivée, un tableau sinistre se profile... Marec Dévarenne, le narrateur de La musique des Kerguelen, ne reviendra pas indemne. C'est sur la route vers l'archipel de l'océan Indien austral, que ce jeune lieutenant fera l'expérience de la mort, de la vie et de l'amitié. L'amitié véritable, cristallisée par une musique qu'il découvrira : un concerto pour violon qui le hantera pour le reste de ses jours.
Olivier Bass, trente-sept ans, originaire de Marseille, est lieutenant de la marine marchande et navigue pour son travail. Il habite avec sa petite famille la région Bourgogne et garde la nostalgie de la Bretagne où il a séjourné quelques années. La musique des Kerguelen est son premier roman. Il a déjà publié quelques nouvelles dans la presse et a participé à quelques concours où son écriture n'est pas passée inaperçue.
Ce que dit Olivier Bass : Ces terres mystérieuses, je m'y suis rendu au cours de l'une de mes navigations. C'était sur un navire océanographique, où je travaillais comme officier mécanicien. Si pour le marin de commerce que je suis, l'escale n'est qu'une brève parenthèse dans la langueur du voyage, cette excursion aux Terres australes, aussi courte fût-elle, a eu la faculté de me poursuivre bien au-delà du voyage, et d'alimenter mes rêves des années durant. On n'oublie pas les Kerguelen. On ne revient pas indemne d'un voyage aux Kerguelen.
Contremaître Cornard, sur sa chaîne perché, Tenait en sa main l’outillage.
Maître Robot, par l’envie aiguisé, Lui tint à peu près ce langage?:
« Eh, bonjour, contremaître Cornard, Que vous êtes joli, que vous me semblez beau?!
Si votre travail se rapporte à votre efficacité, Vous êtes le phénix des hôtes de cette usine. »
À ces mots, le Cornard ne se sent plus de joie, Il ouvre une large main et laisse tomber sa caisse.
Le Robot s’en saisit et dit?: « Mon bon Monsieur, apprenez que tout flatteur, Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien le chômage, sans doute, Et pourquoi ne pas avoir accepté la délocalisation, Que vous proposait votre patron?? »
Le Cornard, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
*Cornard, dans la langue de Frédéric Dard, signifie « Cocu »?!
Cet ouvrage autobiographique se veut, à travers le récit d’une vie pas toujours facile, une critique de la vie moderne, des années cinquante collant à l’actualité. L’auteur y brosse, entre réalisme et satire, le portrait de notre société matérialiste et inféodée à l’argent. Une société dont les valeurs devraient impérativement être remises en cause. Dans un monde où « l’homme est un loup pour l’homme », que deviennent les notions d’équité, de respect de l’autre?? Qu’en est-il des sentiments?? Les anecdotes qui foisonnent n’illustrent que trop bien ce mal-être des temps modernes, dans lequel chacun pourra un peu se reconnaître…
Sedan : on y évoque encore la Fontaine du Diable, cette source des malheurs qui coule dans les fortifications médiévales lorsque sonne le tocsin pour cause de guerre.
En zone interdite dans la France de 1943, quel espoir pour une jolie paysanne de dix-neuf ans et deux soldats allemands qui en ont vingt-deux ? Quel avenir pour deux Boches et une collabo ?
Malheur aux vaincus ! Pour eux aussi, le temps s’est arrêté dans l’eau de la Fontaine du Diable, mais il faut que la vie continue…
Depuis le rythme lent de la terre jusqu’aux fièvres des métropoles, depuis l’Ardenne bleue jusqu’aux lacs du Mecklembourg et de la mer Baltique, depuis Sedan jusqu’à Dresde et Rostock, roman d’abord ; sur fond d’Histoire contemporaine, roman toujours, teinté de grand reportage.
Prix décembre 2009 L'orage, la nuit, le vent, la pluie, le feu, les éclairs, le sexe et la mort. Plus tard, en repensant aux heures sombres de cette nuit caniculaire, je me suis rendu compte que nous avions fait l'amour au même moment, Marie et moi, mais pas ensemble.
La Vérité sur Marie n’est pas à proprement parler une suite, mais un prolongement de Faire l’amour (2002) et de Fuir (prix Médicis 2005).