En 1551, le roi de Portugal Joâo III offre à l'archiduc Maximilien d'Autriche, gendre de Charles Quint, un éléphant d'Asie, Salomon, qui vit depuis deux ans à Belém avec son cornac Subhro. De Lisbonne à Vienne, en passant par les plateaux de la Castille, la Méditerranée, Gênes et la route des Alpes, Salomon, objet d'absurdes stratégies, traverse l'Europe au gré des caprices royaux, des querelles militaires et des intérêts ecclésiastiques, soulevant sur son passage l'enthousiasme des villageois émerveillés. Entrelacs de faits réels et inventés, Le Voyage de l'éléphant est un délicieux roman choral, une réflexion sur la vie et la condition humaine, où l'humour et l'ironie, armes de l'implacable lucidité de l'auteur, s'unissent à la compassion avec laquelle José Saramago observe les faiblesses des hommes.
José Saramago est né en 1922 à Azinhaga, au Portugal. Écrivain majeur de la littérature portugaise, son oeuvre est traduite dans le monde entier. Il a reçu en 1995 le prix Camôens, la plus haute distinction des lettres portugaises, et le prix Nobel de littérature en 1998.
Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu'une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle. L'un et l'autre : l'auteur et son héros secret, le peintre et son modèle. Entre eux, un lien intime et fort. Entre le portrait d'un autre et l'autoportrait, où placer la frontière ? Les uns et les autres : aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure, personnes ou lieux, visages oubliés, noms effacés, profils perdus.
« Un déluge de vitalité et d’enthousiasme ! Achetez ce livre. Lisez-le. Vous me remercierez. » Lawrence Block
« Craig Ferguson en dit plus sur la vie en un paragraphe que la plupart des livres en cent pages. » Mich Albom
Après des années de débauche médiatique, une rédemption est-elle encore possible ? C’est la question que se pose Fraser, star de la télé écossaise qui, après avoir été au cœur d’un scandale sexuel, décide de se refaire une virginité en gagnant la Floride, à l’invitation de deux jumeaux nés d’une soirée de débauche entre leur mère et le Rat Pack de Frank Sinatra. Après des années de mariage sans amour et sans autre horizon que la maladie, reste-t-il encore un espoir ? C’est ce que se demande George, un avocat de Glasgow, en route pour un dernier tour de piste entre Londres et Paris, où l’attend une femme merveilleuse dont les six derniers maris sont décédés de mort violente. Fraser et George, les deux amis d’enfance, auraient-ils perdu leur âme ? Et comment la retrouver dans un monde où télévangélistes, scientologues, patrons de studios bipolaires et escort girls hystériques finissent par rendre les serial killers sympathiques ?
Dans la lignée de Seth Greenland et Jonathan Tropper, Craig Ferguson tire à vue, dans ce roman diablement contemporain, et témoigne d’une incroyable capacité à saisir les travers de notre culture. Féroce et drôle, ce récit est de ceux qu’on n’oublie pas.
Scénariste, metteur en scène, acteur, comédien de stand-up, Craig Ferguson est né à Glasgow en 1962. Il habite Los Angeles. Dernière sortie avant l’autoroute est son premier roman.
Y a-t-il là-haut quelqu'un qui m'aime ? Cette question hante Bloom depuis qu'il a failli mourir. Mais, face à l'inefficacité de Lucifer et de la Mort, en grand débat sur les méfaits des défibrillateurs, Dieu descend sur terre finir le travail lui-même… Deux hamsters, Donut et Beignet, attendent Joe, leur maître. Confiant dans la bonté de son dieu nourricier, Donut se met à prier. Affamé, Beignet commence à douter... Après une nuit de rêves impurs, Motty, élève d'une yéchiva loubavitch de dix-huit ans, se réveille avec une poitrine velue, un débardeur Budweiser et une furieuse envie de bricoler. Que vont penser les siens de son nouveau corps de chef de chantier goy ?
Rabbins violents, épouses perverses, chiens culpabilisateurs et chimpanzés suicidaires peuplent ce recueil complètement original, qui, derrière un humour dévastateur, soulève des questions fondamentales sur la condition humaine et son besoin d'interdits.
• Muni d’un titre tout trouvé, Bambou, et d’un solide sécateur, Boyd a entrepris un grand élagage dans les millions de mots que, parallèlement à 10 romans, 4 recueils de nouvelles et autres scenarii, il n’a cessé de s’approprier depuis trente ans, dès sa première recension. Dans la sélection opérée ici, et qui couvre la période 1978-2004, sont regroupés critiques, mémoires, commentaires, portraits de « people » (ceux sournoisement délectables du duc et de la duchesse de Windsor, par exemple), profils de peintres - Grosz, Bonnard, Braque, Monet, Sutherland, Bacon -, d’écrivains - Rousseau, Camus, Carver, et son cher Tchekhov. Esquisses de villes - Londres, Paris, Montevideo - qu’il aime ou qui l’ont inspiré, sa vie qui alterne entre la France et l’Angleterre, ses développements sur le genre de la nouvelle qu’il affectionne particulièrement, la photo, son rapport au cinéma - les scénarii écrits, le film La Tranchée réalisé -, des articles qui jettent une lumière parfois claire et nette, parfois oblique et brouillée sur ses romans, nouvelles, films.Comme Boyd l’écrit, « la pousse de Bambou plantée en 1978 a produit une forêt qui, luxuriante, d’un vert intense, continue de proliférer, de s’étendre et d’épaissir sans remords. »
• Né à Accra (Ghâna) en 1952, William Boyd a étudié à Glasgow, Nice, et Oxford, où il a également enseigné la littérature. Il est marié et vit aujourd’hui entre Londres et la Dordogne.
Imaginez un grand album de photos que feuilletterait Margaret Atwood, retraçant le parcours d'une existence au gré de ses souvenirs. Apparaissent ainsi tour à tour les personnages clés de sa vie: son compagnon, les enfants et l'ex-femme de ce dernier, leur fille, sa petite soeur, son père, sa mère... À travers la voix de Nell, la narratrice, qui s'exprime tantôt à la première, tantôt à la troisième personne, se répondent d'une nouvelle àl'autre moments cruciaux et anecdotes qui tissent au final, sur soixante ans, la chronique d'une famille canadienne, depuis le Toronto d'après guerre jusqu'à une ferme d'aujourd'hui dans la campagne de l'Ontario. Onze nouvelles, onze petits bijoux d'humour caustique et d'humanité : au sommet de son art, la grande Margaret Atwood nous offre son livre le plus autobiographique, et le plus touchant. Un très grand cru.
Au XVIIe siècle, l'âge d'or de la Bretagne. Grâce à Mahaut, qui l'a recueillie enfant, Maëlig connaît, à seize ans, l'art précieux de guérir par les plantes. Ensemble, elles soignent les bourgeois de Locronan, riche cité de tisserands. Mais les notables oublient bien vite leurs bienfaits, même Foulques Bertrand, dont Maëlig a sauvé l'épouse pendant la Grande Peste. Bientôt, tout Locronan s'enflamme contre la jeune fille : avec sa tache de naissance en forme d'étoile, sa chevelure rousse, son don exceptionnel pour le violon, instrument maléfique par excellence, n'est-elle pas fille de Satan ? De là à évoquer la sorcellerie, il n'y a qu'un pas que Foulques Bertrand, dont la vie éternelle est à ce prix, franchit sans états d'âme, car seule Maëlig connaît son terrible secret...
Nathalie de Broc raconte merveilleusement cette Bretagne de forêts impénétrables, où se mêlent l'étrange et l'irréel. Un monde fascinant et captivant qui rejoint celui des légendes.
Nathalie de Broc vit à Quimper. Elle est l'auteur de romans qui dépeignent la forte identité de la Bretagne : Le Patriarche du Bélon, La Dame des Forges, La Tresse de Jeanne. Elle a également publié La Rivière retrouvée et Loin de la rivière. Tous ont paru aux Presses de la Cité.