| Phrase |
Personnalité historique |
Date |
Contexte |
Notes |
| Vae Victis (Malheur aux vaincus) |
Brennus |
- 390 |
Les Gaulois assiègent Rome. Pour partir, ils réclament une grande quantité d'or pesée sur une balance. Brennus lance sa phrase en jetant sa lourde épée sur le plateau des poids. |
Brennus est probablement un personnage inventé par les Romains car son nom est dérivé du mot celte brenn qui signifie "chef". |
| Encore une victoire comme celle-là et nous sommes perdus |
Pyrrhus |
- 279 |
Pyrrhus, roi d'Épire vient au secours des cités grecques du Sud de l'Italie menacées par Rome. Dans un premier temps, il remporte la victoire contre les Romains, mais au prix de très lourdes pertes, qui l'affaiblissent pour la suite de la campagne qu'il perdra. |
Après avoir éliminé Pyrrhus, les Romains conquièrent le Sud de l'Italie, notamment Tarente. |
| Alea jacta est (Le sort en est jeté) |
Jules César |
- 50 |
César franchit illégalement le Rubicon, frontière de l'Italie romaine, avec ses troupes pour s'emparer du pouvoir à Rome. |
Cet acte marque le début de la guerre civile romaine qui opposa notamment César à Pompée à travers les territoires soumis à Rome, jusqu'à l'instauration du pouvoir dictatorial césarien. |
| Veni vidi vici (Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu) |
Jules César |
- 47 |
Prononcée devant le Sénat romain, après une victoire écrasante contre le roi du Pont |
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| La pourpre est le plus beau linceul |
l'impératrice Théodora |
532 |
Réponse à certains conseillers qui suggéraient à l'empereur d'orient d'abdiquer lors de la sédition Nika à Constantinople |
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| Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens |
Arnaud Amaury |
1209 |
Prononcée par le légat du pape, lors du siège de Béziers durant la croisade des Albigeois, à un soldat demandant comment différencier les hérétiques cathares des autres habitants. |
La phrase est réputée apocryphe. (Voir article Arnaud Amaury.) À la même époque, l'Inquisition était crée à Toulouse pour lutter contre les hérétiques cathares. |
| Qui m'aime me suive ! |
Philippe VI de Valois |
1328 |
Prononcée par le roi de France devant la réticence de ses barons à aller affronter une révolte des Flamands. |
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| Honni soit qui mal y pense |
Édouard III d'Angleterre |
1347 |
Voir les explications dans l'article : Ordre de la Jarretière |
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| Tout est perdu, fors l'honneur |
François Ier |
1525 |
Censément écrit par le roi de France prisonnier des Espagnols, dans une lettre à la reine, après avoir perdu la bataille de Pavie, ses plus grands soldats dont La Palice et le duché du Milanais. |
Après sa libération, François Ier renia ses concessions et ne respecta pas ses promesses vis-à-vis des Espagnols. En réalité, François Ier n'a pas écrit ces mots, mais "de toutes choses ne m'est demeuré que l'honneur et la vie qui est sauve" |
| Paris vaut bien une messe |
Henri IV |
1593 |
Henri IV, roi de France protestant couronné en 1589, devait faire face à la fronde des catholiques, majoritaires. Paris lui résistait et refuser de le reconnaître comme roi et de le laisser entrer à la tête de ses armées. Plutôt que de poursuivre un long et coûteux siège, Henri IV décide de se convertir au catholicisme au cours d'une cérémonie pour se faire accepter des Parisiens, et aurait alors prononcé cette phrase. |
Cette conversion n'a pas empêché Henri IV, qui promulgua l'Édit de Nantes en 1598 pour régler les guerres de religion, de se faire assassiner 17 ans plus tard par un fanatique catholique, Ravaillac. |
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| Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France |
Sully |
vers 1600 |
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| Et pourtant, elle tourne |
Galilée |
1633 |
Cette phrase aurait été prononcée après que l'Église s'est prononcée contre l'idée que la Terre pouvait tourner autour du Soleil, et sur elle-même. |
En réalité, Galilée n'a jamais prononcé ces mots, qui lui auraient valu de mourir[réf. nécessaire]. |
| ...je n'ai point de réponse à lui faire que par la bouche de mes canons et à coups de fusils... |
Frontenac |
1690 |
En réponse à un ultimatum du général anglais William Phips qui assiégeait Québec |
Souvent abrégé en " Je vous répondrai par la bouche de mes canons." |
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| Il n'y a plus de Pyrénées |
Louis XIV |
1700 |
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| Après nous, le déluge |
Marquise de Pompadour |
1757 |
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| Nous sommes là par la volonté du peuple, et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes |
Mirabeau |
1789 |
Prononcée le 23 juin, lorsque la garde de Louis XVI voulu évacuer les députés des États généraux encore présents; alors que le Roi venait de conclure par la cassation des décisions des députés du Tiers-État, ceux-ci, ainsi que certains députés de la noblesse, refusèrent de prendre congé malgré l'invitation du Roi |
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| De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace |
Georges-Jacques Danton |
1792 |
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| Impossible n'est pas français |
Napoléon Ier |
1813 |
Au cours de la campagne d'Allemagne, le général français commandant la garnison de Magdebourg fait savoir qu'il n'est possible de défendre la ville contre les coalisés (Russie, Prusse, Autriche, Suède). Napoléon lui aurait alors répondu par ces mots. |
Ce mot de Napoléon a été simplifié après coup puisque la phrase initiale était "Ce n'est pas possible, m'écrivez-vous : cela n'est pas français." Quelques mois après cet épisode, l'armée impériale française est écrasée à la bataille de Leipzig. |
| La garde meurt mais ne se rend pas |
Cambronne |
1815 |
C'est la réponse qu'aurait donné ce général de Napoléon Ier, commandant de la Garde impériale, au général britannique Colville, qui lui sommait de se rendre lors de la bataille de Waterloo. |
L'Histoire a retenu une réponse moins polie : "Merde !". D'où l'expression "le mot de Cambronne", pour désigner ce mot. |
| La guerre est une chose trop grave pour la laisser aux militaires |
Georges Clemenceau |
1917 |
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| Le communisme, c'est l'électricité plus les Soviets |
Lénine |
1921 |
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| No pasarán ! (Ils ne passeront pas) |
Dolores Ibarruri |
1936 |
Exhortation prononcée durant la guerre d'Espagne par cette personnalité communiste surnommée La Pasionaria, pour mobiliser la population madrilène devant l'avancée des troupes insurgées de Franco. |
Au même moment apparaît le concept de "cinquième colonne" pour désigner les éventuels espions nationalistes dans la zone républicaine : quatre colonnes militaires franquistes convergeaient alors vers Madrid, qui tombera à la fin de la guerre, deux ans et demi plus tard. |
| Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur |
Winston Churchill |
1940 |
"I have nothing to offer but blood, toil, tears, and sweat" |
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| La France a perdu une bataille, mais la France n'a pas perdu la guerre ! |
Charles de Gaulle |
1940 |
Phrase de l'appel du 18 juin prononcée après la défaite de la France contre l'Allemagne nazie. |
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| Jamais tant d'hommes n'ont été autant redevables envers si peu d'entre eux |
Winston Churchill |
1940 |
Phrase d'un discours prononcé en l'honneur des pilotes de la Royal Air Force, qui mirent en échec les attaques aériennes allemandes malgré leur infériorité numérique, pendant la bataille d'Angleterre. |
La phrase complète en anglais est : "Never in the field of human conflict was so much owed by so many to so few" |
| Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays |
John Fitzgerald Kennedy |
1961 |
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| Ich bin ein Berliner |
John Fitzgerald Kennedy |
1963 |
Traduit de l'allemand : "Je suis un Berlinois". Phrase prononcée par le président américain devant le mur de Berlin, pour affirmer le soutien total des États-Unis à la RFA, face au bloc communiste. |
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| I Have a Dream" |
Martin Luther King |
1963 |
En français : J'ai un rêve. Titre du discours de Martin Luther King pour appeler à la marche pour les droits civils aux États-Unis. |
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| L'État n'a pas sa place dans les chambres à coucher de la nation |
Pierre Elliott Trudeau |
1967 |
Trudeau, alors ministre de la justice, défendit ainsi le Bill omnibus face aux journalistes. Cette phrase est souvent transformée en "On enverra pas de police dans les chambres à coucher" |
Même si Trudeau est on ne peut plus critiqué au Québec, cette phrase est devenue un des symboles de la révolution des mœurs (voir Révolution tranquille) non seulement au Québec, jusqu'alors farouchement catholique mais aussi dans le reste du Canada, plutôt protestant et moins réprimé. Elle a eu le même effet que le "Jouir sans entraves" du Mai parisien.[1],[2]. |
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| La réforme oui, la chienlit, non ! |
Charles de Gaulle |
1968 |
Phrase prononcée par le président français au moment des évènements de Mai 68. |
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| Well, just watch me |
Pierre Elliott Trudeau |
1970 |
En français : « Regardez-moi aller ». Phrase prononcée par le premier ministre canadien à des journalistes trois jours avant de déclarer la loi des mesures de guerre pour répondre à la Crise d'Octobre. |
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| I am not a crook |
Richard Nixon |
1973 |
En français : "Je ne suis pas un escroc". Phrase prononcée par le président américain en plein scandale du Watergate. |
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| Si j'ai bien compris, vous êtes en train de dire "À la prochaine fois!" |
René Lévesque |
1980 |
C'est ce qu'a dit René Lévesque en apprenant sa défaite le soir du Référendum de 1980 sur l'indépendance du Québec. À peine défait, il lançait déjà l'idée d'un second référendum qui eut finalement lieu après sa mort, en 1995 (voir référendum de 1995) qui se solda également par un échec. En 2008, un troisième référendum est toujours probable. |
| Yes We Can |
Barack Obama |
2009 |
En français : "Oui on peut". Phrase prononcée par le premier président américain de couleur lors d'un discours vers la présidence. |
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